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Mercredi 30 mars 2005, dans l’amphithéâtre Rodin de l’École nationale des arts décoratifs, la conférence Retour sur Les Immatériaux était programmée en deux sessions présentées par Manuela de Barros.
La première session intitulée « L’image des Immatériaux s’ouvrait avec la communication de Philippe Délis, scénographe de l’exposition.

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Sélection d’images projetées par Philippe Délis, au fil de sa communication.


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01. L’image un peu élaborée du plan de l’exposition. Les 60 sites répartis en 5 filières.


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02. [10:40] Une figuration de l’exposition en 3 D.


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03. [11:07] Derrière ces filtres, il y a les visiteurs, mais aussi l’idée du corps, de la double peau.


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04. [16:18] Les titres des sites imprimés au pochoir sur les grilles métalliques.


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05. Une partition de musique contemporaine : le regardeur se promène le long de cette forme particulière d’écriture.


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06. Une petite installation bricolée, la tête d’une femme sur le buste d’un homme et par un jeu de miroir on pose les questions d’identité, de changement de sexe.


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07. Un espace son et lumière, le visiteur se déplace et en se déplaçant, le son et la lumière se mettent en mouvement.


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08. [21:26] Théâtre du langage. Le Minitel et le Sphinx de Nam June Paik en arrière plan.


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09. Les œuvres d’art de la collection du Musée d’Art Moderne accrochées à même la toile métallique.


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10. Moholy Nagy, Modulateur espace-lumière


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11. Vue générale de l’exposition : « Image du flou et du brouillard qui était ce que nous avait demandé de donner à voir Jean-François Lyotard »


Frank Popper, Paris, 1983. © Photo Jean-Louis Boissier


Cinétisme, spectacle, environnement, théâtre mobile de la Maison de la culture, Grenoble, mai-août 1968. © Photo Marie-Jésus Diaz

Jean-Louis Boissier
De la participation à l’interactivité : une suite de bifurcations
Extrait d’un texte à paraître en 2017 dans un ouvrage dédié à Frank Popper (1918 -)

Au cours de l’été 1967, je fais partie du groupe de quatre personnes à qui il est demandé de trouver une grande exposition inaugurale pour la Maison de la culture. Les espaces dédiés aux arts plastiques sont réduits, au regard de l’ampleur de l’ensemble des trois salles de spectacles. Le théâtre mobile est retenu, dispositif sans égal qui figure la proue du vaste bâtiment blanc qu’a conçu l’architecte André Wogenscky, disciple de Le Corbusier. L’idée d’une implication des visiteurs comme spectateurs, sinon comme acteurs, est présente. Nous examinons l’exposition événement du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Lumière et mouvement. Elle confirme les effets de nouveauté, d’ouverture concrète et ludique d’un art cinétique désormais élargi. Le nom de Frank Popper apparaît. Au mois de septembre, nous nous relayons au volant de la voiture de service pour nous rendre à Berne, avant la fermeture de l’exposition de la Kunsthalle, Science Fiction. Elle répond à l’attente multidisciplinaire de la Maison de la culture en conjuguant art contemporain, roman, cinéma, bande dessinée, mais aussi histoire, science et modernité. Après une visite savante, Harald Szeemann nous reçoit chez lui, le personnage nous impressionne autant par son savoir non-conformiste que par sa vivacité de négociateur. La direction décide de se tourner vers Frank Popper. Peut-être parce que Science Fiction est annoncée à Paris, au musée des Arts décoratifs. Mais une exposition inventée sur mesure s’impose alors.

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Vendredi 20 janvier 2017, 15h. Galerie Ygrec, Les Grands Voisins, Avenue Denfert-Rochereau, Paris 14e. Pour l’exposition Haunted by Algorythms, mise en place de Papyrus rudiments, quatre papyrus sur leur console, deux ampoules blanches, un clipboard suspendu comportant 12 calques imprimés des signes trouvés dans ces plantes avec l’application #ubiquité.

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De 2002 à 2005, les conférences mensuelles organisées par l’Atelier de recherches interactives*, (ARi, post-diplôme de l’École nationale supérieure des arts décoratifs) avec le  Centre interdisciplinaire de recherche sur l’esthétique du numérique de l’Université Paris 8, (Ciren**), à l’École nationale des arts décoratifs, ont été dédiées à la recherche et à la création dans le champ de l’interactivité et du numérique.

Mercredi 30 mars 2005, dans l’amphithéâtre Rodin de l’École nationale des arts décoratifs, sous le titre Retour sur Les Immatériaux, il s’agit de témoigner de cette exposition, tout juste vingt ans après son ouverture le 28 mars 1985 au Centre Pompidou, et de considérer le destin théorique et historique de ces «immatériaux», qui désignent non pas simplement ce qui est immatériel mais, de façon ouverte, «un matériau qui disparaît comme entité indépendante», un matériau où «le modèle du langage supplante celui de la matière» et dont le principe «n’est plus une substance stable mais un ensemble d’interactions».

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Son de la cassette « dossier de presse » des Immatériaux. Voix de Michael Lonsdale. Coll. JLB.

En 1984, au Centre Pompidou, Jean-François Lyotard est appelé à prendre la direction intellectuelle d’une exposition prévue sur le thème «matériaux nouveaux et création», et entend mettre en question chacun de ces trois termes en la nommant Les Immatériaux et en proposant d’agencer l’exposition selon les mots matériau, matière, matrice, matériel, maternité. L’exposition donnera au visiteur «le sentiment de la complexité des choses» car «une nouvelle sensibilité naît» alors que «dans la création apparaissent de nouveaux genres d’art reposant sur les nouvelles technologies».

Retour sur Les Immatériaux propose deux sessions, présentées par Manuela de Barros:


Manuela de Barros, retour sur les Immatériaux 30 mars 2005 from TRANSPORTS on Vimeo.

Préambule aux Immatériaux par Manuela de Barros

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15h-17h30 : Première session  «L’image des Immatériaux» par quatre de ses participants directs.


Philippe Délis (scénographe de l’exposition), enregistrement vidéo de sa communication et documents photographiques.


Jean-Louis Boissier, à propos du Bus, 1984-1985, (vidéodisque-installation) enregistrement vidéo de sa communication.


Liliane Terrier, à propos de Toutes les copies (copy art-installation), site de l’exposition des Immatériaux, enregistrement vidéo de sa communication et fichier pdf des documents projetés.


Marie-Hélène Tramus revient sur sa participation aux Immatériaux (Gastronomica, film 3D), enregistrement vidéo de sa communication.

18h30-21h : Deuxième session «L’écriture des Immatériaux» par deux de ses participants directs questionnés par Paul Devautour.


Christine Buci-Glucksmann, Jean-Pierre Balpe et Paul Devautour; enregistrements vidéo des communications de Christine Buci-Glucksmann, de  Jean-Pierre Balpe et de Paul Devautour puis de la conversation finale.

 

* Conférences ARi/Ciren http://www.arpla.fr/odnm/?page_id=5673
**Site du Ciren http://www.ciren.org

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Mardi 5 juillet 2016, 13h30, mercredi 6 juillet 2016, 13h30, Zürich. De l’artiste Jorinde Voigt, née en 1977 à Francfort, professeur à Berlin, une œuvre produite pour Manifesta 11 : Stress und Freiheit. Selon le principe « Joint Venture » de la manifestation (http://m11.manifesta.org/fr/art-artistes/concept-curatorial), l’artiste s’associe à un autre producteur. Ici, le fabricant Melchior Bürgin des bateaux de courses Stämpfli. Référence est faite à Rousseau, à son idée de la liberté vécue dans sa barque de l’Île de Saint-Pierre du lac de Bienne, à travers ce qu’en dit Peter Sloterdijk dans son livre Stress und Freiheit, 2011. Au Löwenbraükunst, le bateau qui date de 1920 donne sa longueur à la série de dessins, tentative de figuration d’un état de sensations, de sentiments, d’idées. Dans l’atelier Stämpfli, Seestrasse (http://www.staempfli-boats.ch), au bord du lac au sud de la ville, ce sont des dessins préparatoires, dont une barque dorée.

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Mercredi 6 juillet 2016, midi, Zürich. Pour Manifesta 11 à la Wasserkirche, l’artiste russe Evgeny Antufiev décline l’activité de Vladimir Nabokov comme lépidoptériste. La collection de papillons de Nabokov ne peut pas sortir du Musée de zoologie de Lausanne qui la conserve (http://www.zoologie.vd.ch/collections-et-publications/collections/acquisitions-et-collections-particulieres/) mais on voit des exemples de leurs enveloppes et de leurs boîtes.

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Mercredi 6 juillet 2016, 11h30, Zürich. Integral Ruedi Baur Zürich (http://jlggb.net/blog/?p=5711), avec sa typographie et sa signalétique noir sur blanc, intervient par une œuvre à part entière dans Manifesta 11. Un ensemble omniprésent de personnages en pictogrammes, identifiables quant à leur position sociale, professionnelle, culturelle, habitent la ville. Ils se réfèrent à l’incontournable code d’information visuelle ISOTYPE, produit dans les années trente par le sociologue autrichien Otto Neurath et par le graphiste allemand Gerd Arntz dans une intention à la fois universelle et critique. À la Wasserkirche — qui fut longtemps une bibliothèque —, le principe de « Joint Venture » de la manifestation semble apparaître dans une conjonction sur la pierre : une impression soigneusement collée et un blason historique en haut-relief.

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Pékin pour mémoire
1985-2015
Installation, vidéodisque interactif (version avec ordinateur et vidéo-projecteur)

Ars Electronica, Linz, septembre 2015, http://www.aec.at/postcity/campus-paris/
Vidéodisque exposé pour la première fois à la Biennale de Venise : http://jlggb.net/jlb/?page_id=113
Autres présentations : Festival d’Automne, Théâtre de Chaillot, Paris, 1986; Espace Chine, Paris, 1988; Rencontres de la photographie d’Arles, 1988, Musée de l’Élysée, Lausanne, 1989.

Générique de la version 2015 :
Jean-Louis Boissier, conception et réalisation
Jean-Noël Lafargue, programmation
Ye Xin, calligraphie

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Installation version 2015, table avec cinq boutons, ordinateur et vidéoprojecteur. Vues de l’installation à Linz, 3-7 septembre 2015.

Images pour la presse : http://jlggb.net/jlb/?page_id=1434

En septembre 1985, une marche de douze heures relie les temples de Pékin, aux quatre points cardinaux : la Terre, le Soleil, le Ciel, la Lune. Une photo par minute — les appareils inscrivent l’heure dans l’image — pour saisir ce trajet, mais aussi un deuxième appareil à la recherche de vues pittoresques. Le vidéodisque inaugure la gestion programmée des collections d’images. La performance en produit le diagramme logique. Interactivité minimaliste : aux coins d’une table carrée chinoise, quatre boutons pour les points de départ et au centre un bouton pour prendre une photo.

Mode d’emploi
Appuyer sur l’un des quatre boutons d’angles de la table pour projeter la série de photographies d’un trajet.
Appuyer sur le bouton du centre pour afficher la dernière des photographies pittoresques prise au même moment.

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Ars Electronica, Linz, 5 septembre 2015. « Jeffrey Shaw is recognized as one of the most important pioneers of interactive art. He has powerfully influenced the creation of virtual environments and new innovative user interfaces. Shaw’s work spans a period of half a century and still continues to do so. » http://prix2015.aec.at/prixwinner/visionary-pioneers/
Conférence où Jeffrey Shaw retrace les étapes d’une vie tournée vers la création et la découverte en matière de nouveaux médias, introduite par Anne-Marie Duguet et animée par Errki Huhtamo.

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Du 11 au 14 juin 2015, dans l’exposition Des histoires d’art et d’interactivité au Musée des arts et métiers. Dans sa version originale, Mémoire de crayons, 1995-2001, une collection de 1024 crayons, une base de données pour ne pas les classer mais pour retrouver leurs histoires qui sont des fragments de celles de l’auteur. Photo ©jlb

Mémoire de crayons, 1995-2001

Installation interactive avec collection de 1024 crayons
Deux tables de 80 x 240 cm
Fichier numérique FileMaker, interface graphique sur iMac
Conception et réalisation : Jean-Louis Boissier
En confrontant une table vitrine contenant 1024 crayons — soit 32 cases de 32 crayons — et une table portant un ordinateur où se consulte une base de données, il s’agit de susciter une réflexion sur la mémoire attachée aux objets et sur la capacité du langage à rendre compte d’une collection d’objets authentiques et singuliers. Cette installation, produite en 1995 à partir d’une collection entreprise dix ans auparavant, provient des fiches sur ordinateur auxquelles chaque crayon a donné lieu. Sa fiche comporte à la fois sa description et un court récit de son origine et des circonstances de son entrée dans la collection.
Le visiteur, situé entre les deux tables, qui s’attache à l’un quelconque des crayons, peut en décrire les caractéristiques objectives en tapant des mots dans les rubriques de la base de données. Si cette description est juste, la fiche correspondante est trouvée. Elle confirme la désignation et affiche alors l’histoire du crayon. Chaque crayon présente à la fois des signes manifestes de son identité et recèle une histoire dont on ne devine rien. À chaque crayon est pourtant attachée une mémoire dont l’auteur est provisoirement le garant. Chaque crayon apparaît comme présence évidente et à la fois mystérieuse, transparente et à la fois opaque. Plus généralement, Mémoire de crayons montre qu’une base de données concrète, descriptive, permet d’échapper aux classifications normatives et permet, autrement dit, les rangements aléatoires et désordres quelconques.
L’histoire du crayon à mine de synthèse est étroitement liée à celle de la Révolution française. C’est pour faire face au blocus qui prive le pays de la mine de graphite provenant d’Angleterre que la Convention demande au peintre et inventeur Nicolas-Jacques Conté de mettre au point un instrument d’écriture propre à être distribué massivement, ce qu’il conduira rapidement. Au demeurant, Conté est porteur d’une mission consistant à inventer dans tous les domaines techniques et il est impliqué en première ligne dans la fondation du Conservatoire des arts et métiers. Le crayon Conté deviendra rapidement, à travers le monde, une puissante industrie porteuse de valeurs culturelles démocratiques.
Présentations : version 1, Credac/Ivry, 1995 ; version 2, Centre Pompidou, 2001

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