Pékin pour mémoire
1985-2015
Installation, vidéodisque interactif (version avec ordinateur et vidéo-projecteur)

Ars Electronica, Linz, septembre 2015, http://www.aec.at/postcity/campus-paris/
Vidéodisque exposé pour la première fois à la Biennale de Venise : http://jlggb.net/jlb/?page_id=113
Autres présentations : Festival d’Automne, Théâtre de Chaillot, Paris, 1986; Espace Chine, Paris, 1988; Rencontres de la photographie d’Arles, 1988, Musée de l’Élysée, Lausanne, 1989.

Générique de la version 2015 :
Jean-Louis Boissier, conception et réalisation
Jean-Noël Lafargue, programmation
Ye Xin, calligraphie

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Installation version 2015, table avec cinq boutons, ordinateur et vidéoprojecteur. Vues de l’installation à Linz, 3-7 septembre 2015.

Images pour la presse : http://jlggb.net/jlb/?page_id=1434

En septembre 1985, une marche de douze heures relie les temples de Pékin, aux quatre points cardinaux : la Terre, le Soleil, le Ciel, la Lune. Une photo par minute — les appareils inscrivent l’heure dans l’image — pour saisir ce trajet, mais aussi un deuxième appareil à la recherche de vues pittoresques. Le vidéodisque inaugure la gestion programmée des collections d’images. La performance en produit le diagramme logique. Interactivité minimaliste : aux coins d’une table carrée chinoise, quatre boutons pour les points de départ et au centre un bouton pour prendre une photo.

Mode d’emploi
Appuyer sur l’un des quatre boutons d’angles de la table pour projeter la série de photographies d’un trajet.
Appuyer sur le bouton du centre pour afficher la dernière des photographies pittoresques prise au même moment.

Mots clés : ,

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Ars Electronica, Linz, 5 septembre 2015. « Jeffrey Shaw is recognized as one of the most important pioneers of interactive art. He has powerfully influenced the creation of virtual environments and new innovative user interfaces. Shaw’s work spans a period of half a century and still continues to do so. » http://prix2015.aec.at/prixwinner/visionary-pioneers/
Conférence où Jeffrey Shaw retrace les étapes d’une vie tournée vers la création et la découverte en matière de nouveaux médias, introduite par Anne-Marie Duguet et animée par Errki Huhtamo.

Mots clés :

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4 septembre 2015, 15h, Linz. La grande salle de projection en haute définition du centre Ars Electronica nommée Deep Space a un écran qui occupe le sol. Enfin un moyen d’oublier les sièges qui ont fait confondre le cinéma avec le théâtre ou l’opéra. On y voit des monuments archéologiques menacés de destruction saisis au laser et « conservés » en nuages de points en 3D. Voir ici.

Mots clés :


Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis, lundi 8 juin — samedi 20 juin 2015. Dans l’exposition Vincennes imprime son cinéma, projection du film Clipboard Vincennes ’70s.

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Clipboard Vincennes ’70s
Conception et réalisation : Jean-Louis Boissier et Liliane Terrier
De la série Les Vigilambules
http://www.vigilambule.net/blog/
Dispositifs-performances de Jean-Louis Boissier, 2011-2015
Site Vincennes ’70s
http://www.rvdv.net/vincennes/

12 extraits de textes de présentation de cours du département Cinéma et du département Arts plastiques du Centre universitaire expérimental de Vincennes, 1970-1971 et 1977-1978

Les textes sont découverts, au cours de leur lecture en marchant par
Anahita Hekmat
Tugce Oklay
Miki Okubo
Anne Zeitz
doctorantes en Arts à l’Université Paris 8

Le trajet, dans le bois de Vincennes le 6 juin 2015, correspond à l’emplacement du bassin carré qui se trouvait au centre de l’université

Mots clés : ,


Du 11 au 14 juin 2015, dans l’exposition Des histoires d’art et d’interactivité au Musée des arts et métiers. Dans sa version originale, Mémoire de crayons, 1995-2001, une collection de 1024 crayons, une base de données pour ne pas les classer mais pour retrouver leurs histoires qui sont des fragments de celles de l’auteur. Photo ©jlb

Mémoire de crayons, 1995-2001

Installation interactive avec collection de 1024 crayons
Deux tables de 80 x 240 cm
Fichier numérique FileMaker, interface graphique sur iMac
Conception et réalisation : Jean-Louis Boissier
En confrontant une table vitrine contenant 1024 crayons — soit 32 cases de 32 crayons — et une table portant un ordinateur où se consulte une base de données, il s’agit de susciter une réflexion sur la mémoire attachée aux objets et sur la capacité du langage à rendre compte d’une collection d’objets authentiques et singuliers. Cette installation, produite en 1995 à partir d’une collection entreprise dix ans auparavant, provient des fiches sur ordinateur auxquelles chaque crayon a donné lieu. Sa fiche comporte à la fois sa description et un court récit de son origine et des circonstances de son entrée dans la collection.
Le visiteur, situé entre les deux tables, qui s’attache à l’un quelconque des crayons, peut en décrire les caractéristiques objectives en tapant des mots dans les rubriques de la base de données. Si cette description est juste, la fiche correspondante est trouvée. Elle confirme la désignation et affiche alors l’histoire du crayon. Chaque crayon présente à la fois des signes manifestes de son identité et recèle une histoire dont on ne devine rien. À chaque crayon est pourtant attachée une mémoire dont l’auteur est provisoirement le garant. Chaque crayon apparaît comme présence évidente et à la fois mystérieuse, transparente et à la fois opaque. Plus généralement, Mémoire de crayons montre qu’une base de données concrète, descriptive, permet d’échapper aux classifications normatives et permet, autrement dit, les rangements aléatoires et désordres quelconques.
L’histoire du crayon à mine de synthèse est étroitement liée à celle de la Révolution française. C’est pour faire face au blocus qui prive le pays de la mine de graphite provenant d’Angleterre que la Convention demande au peintre et inventeur Nicolas-Jacques Conté de mettre au point un instrument d’écriture propre à être distribué massivement, ce qu’il conduira rapidement. Au demeurant, Conté est porteur d’une mission consistant à inventer dans tous les domaines techniques et il est impliqué en première ligne dans la fondation du Conservatoire des arts et métiers. Le crayon Conté deviendra rapidement, à travers le monde, une puissante industrie porteuse de valeurs culturelles démocratiques.
Présentations : version 1, Credac/Ivry, 1995 ; version 2, Centre Pompidou, 2001

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Du 11 au 14 juin 2015, dans l’exposition Des histoires d’art et d’interactivité au Musée des arts et métiers. Fabriqué en 1988-1989, avec le logiciel HyperCard sur un Macintosh SE identique à celui-ci, l’Album sans fin, présente douze tableaux en images 4 bits s’animant en boucles. J’eus le sentiment d’une circonstance où une avant-garde technologique apte à changer le monde coïncidait avec des formes rudimentaires, primitives. Aussi, je m’en tenais à un certain minimalisme. Ici, l’œil suit le curseur en forme de main, ou encore tourne comme la bille sous nos doigts. Cette petite découverte allait m’occuper pendant plus de 20 ans. Je me suis plu à dire qu’on avait croisé le livre et l’écran, le feuilletage et le cinéma. Un collègue me dit : « c’est assez beau ». Un autre m’écrit : « étonnant dispositif paléo-numérique ». Photo ©JLB

Album sans fin, 1988-1989
Installation interactive, vidéo v8, logiciel HyperCard
Macintosh et trackball inséré dans un socle
Conception et réalisation : Jean-Louis Boissier
Comment faire exister simultanément, sur un même support et dans une même modalité de consultation, une entité qui relève du livre comme du film ? De nouvelles techniques numériques, accessibles aux auteurs, sont repérées, entre 1985 et 1988, comme instruments de conception d’un type inédit d’ouvrages qualifié par l’agencement de ces deux pôles. Des formes classiques se perpétuent en s’ouvrant à la variabilité et au dialogue. Le logiciel HyperCard est par essence porté à assembler et à lier des informations de tous ordres sur un écran. L’écran du Macintosh est constitué de 512 x 342 pixels, ou bien noirs ou bien blancs. Des images en bitmap un bit sont produites en numérisant des images arrêtées de vidéos, puis assemblées en animations très courtes et en boucles, chronophotographiques, avec seulement trois images et au maximum quatorze.
La boucle sans fin apparaît comme la condition pour qu’un film s’inscrive sur une page de livre, mais aussi pour qu’il soit en condition d’attente d’une intervention du lecteur. Les douze tableaux présentent donc des mouvements cycliques, oscillants, en suspens. Pour constituer une saisie du réel, ils sont en trois strates, mouvements corporels, naturels, mécaniques. Ils sont dans une topologie sphérique, ce qui confirme l’aspect sans fin du volume. Le lecteur feuillette les tableaux en pointant les marges. Le trackball ne comporte pas de clic, de façon à assimiler l’interactivité à la direction du regard, assimilée au geste tactile. Dans cette logique, le tableau de l’œil inaugure une action sur l’image par l’intermédiaire de la sphère du trackball apparaissant comme le double du globe oculaire.
Entre 2011 et 2013, des versions pour écrans mobiles, smartphones et tablettes, ont été réalisées, reprenant exactement les mêmes images et la même distribution interactive. Elles mettent en œuvre les capteurs tactiles et de positions, y compris dans une procédure de réalité augmentée.
Le dispositif d’Album sans fin est repris aujourd’hui pour des albums de microrécits numériques. Elle apparaît comme figure générique d’une vidéo interactive, qui préserve la prise de vues tout en introduisant une jouabilité de l’entre-image.
Version originale pour la Biennale internationale de la photographie de Turin, 1989

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Livre paru en 2015, Andreas Broeckmann et Yuk Hui éditeurs.
Texte de Jean-Louis Boissier sur l’installation interactive avec vidéodisque Le Bus.
30_years
http://meson.press/books/30-years-after-les-immateriaux/

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kowalski-1968-cone-2015
kowalski-1968-sphere-2015
kowalski-1968-tract-2015
Bienne, Suisse, Centre PasquArt, exposition Short Cuts, 18 avril — 14 juin 2015 (commissariat artistique : Daniel Sciboz; commissariat scientifique : Jean-Louis Boissier). De Piotr Kowalski, des sculptures qui marquèrent, en été 1968, l’exposition 12 Environnements de la Kunsthalle de Berne (commissariat : Harald Szeemann). Une singularité notamment, le tract à la disposition des visiteurs, qui dit « Cône, sphère, pyramide à être environnés chez vous ». Kowalski répliquait ainsi de façon conceptuelle à la vogue d’un art environnant. Sphère N°1 est l’original, prêté par Andrea Kowalski. Dressage d’un cône est une réplique construite à l’initiative des commissaires. Le moteur est celui d’un tourne-disque Thorens à 78 tours par minute, identique à celui de l’original. Une version de Dressage d’un cône avec cinq plateaux est dans les collections du Musée national d’art moderne : https://www.centrepompidou.fr/cpv/ressource.action?param.id=FR_R-62823cbe3ed67267fbd289732a5cd&param.idSource=FR_O-62823cbe3ed67267fbd289732a5cd
Thèse monographique ayant trait à Piotr Kowalski par Oriane Villatte, Piotr Kowalski (1927-2004) : l’artiste chercheur et ses outils d’art, sous la direction de Thierry Dufrêne, Université Paris Ouest — Nanterre, 2013 : http://www.theses.fr/2013PA100201

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Montage des photos aériennes de 1969 et de 2015, les bâtiments de la faculté de Vincennes, construits en 1968, détruits en 1980.
« À l’école de l’imprimerie », parcours-performance sur les lieux du Centre universitaire expérimental de Vincennes, le 30 mars 2015.
Voir le site spécifique : http://www.rvdv.net/vincennes/

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imal-cd-rom-2015
imal-cd-rom-cdbl-adv-2015
Vendredi 20 mars 2015, Bruxelles, 30 Quai des Charbonnages. Au centre des cultures numériques iMAL, Welcome to the Future!, une exposition rétrospective des années 90, qui présente, sur des ordinateurs d’époque — ça ne marche pas sur ceux d’aujourd’hui —, une centaine de CD-Rom d’artistes ou ayant trait à l’art. Le curateur en est Yves Bernard, qui fut le directeur de la société Magic Media de Bruxelles. Une table rond a lieu après une conférence de Bob Stein, le fondateur de la compagnie américaine Voyager, qui a inventé les premiers ouvrages numériques dès la fin des années 80 : http://www.imal.org/fr/activity/from-cd-rom-revolution-future-electronic-publishing. Les titres liés à la recherche de Paris 8 et signés Jean-Louis Boissier : Flora petrinsularis, ZKM, Karlsruhe, 1994; 3e Biennale de Lyon, 1995; Actualité du virtuel, centre Pompidou, 1996; Moments de Jean-Jacques Rousseau, Gallimard, 2000. Et aussi, 18:39 de Serge Bilous, Fabien Lagny, Bruno Piacenza — qui furent étudiants —, Flammarion, 1997, ainsi qu’en projection sur le mur, Impalpability, de Masaki Fujihata, ZKM, 1999.
Voir : http://www.imal.org/fr/activity/welcome-future

Liste des auteurs et éditeurs
Auteurs : Laurie Anderson, Jean-Pierre Balpe, Bill Barminski, Pierre Bastien & Karel Doing, Zoe Beloff, S.Bilous & F.Lagny & B.Piacenza, Simon Biggs, Jean-Louis Boissier, Philippe Bootz, Gareth Browyn & Peter Sugarman, Andy Cameron, Marc Canter, Leon Cmielewski & Josephine Starrs, David Cunningham & Stephen Partridge, Linda Dement, Antoine Denize, Masaki Fujihata, Michel François, Jim Gasperini & Tennessee R. Dixon, Peter Gabriel, Alain Geronnez, Clive Gillman, Sophie Greenfield & Giles Rollestone, Paul Groot & Jans Possel, Graham Harwood, Lynn Hershman Leeson, Troy Innocent, Jodi, Tamara Laï, George Legrady, Jaime Levy, Marita Liulia, John Maeda, Antonio Muntadas, The Residents, Antoine Schmitt & Vincent Epplay, Keith Seward & Eric Swenson (Necro Enema Amalgamated), Mari Soppela & Leo Anemaet, Alberto Sorbelli, John Thackara, Florian Thalhofer, Suzanne Treister, Gerald Van der Kaap, Die Veteranen, Romain Victor-Pujebet,…
Éditeurs : Centre Pompidou (FR), Digitalogue (JP), Ellipsis (UK), Gallimard (FR), Gas as Interface (JP), Hyptique (FR), Mediamatic (NL), Necro Enema Amalgamated (USA), Voyager (USA), ZKM (DE),…

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