The Tragedy of the Commons, Robin Meier and Ali Momeni
novembre 25th, 2011 by Gwenola Wagon





Peregrine Falcons visit Moyross, Sean Lynch, 2007
Museum of Animal Perspectives, Sam Easterson
catcam video
Cockroach Controlled Mobile Robot
Le singe et l’ordinateur, JT 20H, 1974
Lana, femelle chimpanzé, découvre la communication par l’intermédiaire d’un ordinateur.
http://www.ina.fr/video/CAF94036502/le-singe-et-l-ordinateur.fr.html
Large Group Interaction
Une journée d’études de l’EnsadLab
École des Arts Décos | 23 novembre | 14h - 20h30
École nationale supérieure des Arts décoratifs | 31, rue d’Ulm | 75005 Paris
Coordination : Samuel Bianchini – samuel.bianchini@ensad.fr et Emanuele Quinz – emanuele.quinz@ensad.fr
En partenariat avec avec l’Observatoire des nouveaux médias (Université Paris 8 – EnsAD) et le projet de recherche “Praticables. Dispositifs artistiques : les mises en œuvre du spectateur” (DALMES - ANR-08-CREA-063) soutenu par l’Agence nationale de la recherche, pour la période 2009-2011. Un projet de recherche des Universités de Valenciennes et Lille (Laboratoires Calhiste, Ceac, Geriico) et de la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société (MESHS) de Lille.
Comment faire interagir un grand groupe de personnes (jusqu’à plusieurs centaines) dans un même lieu et sur un dispositif commun ?
Les dispositifs interactifs, qu’ils soient portables, en réseaux ou en installation font appel, le plus souvent, à une relation “solo” dans l’usage de leurs interfaces. De plus en plus d’installations tentent pourtant de proposer des modalités d’interaction pour plusieurs spectateurs en même temps. Et cette dimension est encore plus difficilement contournable dès lors que l’on s’adresse à un public nombreux et non intentionné, comme c’est le cas dans l’espace urbain, dans l’espace public. Qu’en est-il alors pour des dispositifs qui appellent une interaction collective dans un même lieu, impliquant parfois un grand nombre de participants (“Large Group Interaction”) ? Comment chacun peut-il à la fois s’inscrire dans un tel mouvement et s’y retrouver ? Comment l’interaction doit-elle être pensée pour se déployer autant en rapport au dispositif qu’entre les participants mêmes ? L’approche d’une telle problématique ne peut être que multiple : artistique, médiatique, technique et, plus largement, socio-politique.
PROGRAMME
Modération : Emanuele Quinz
Théoricien, critique d’art et commissaire d’exposition. Maître de conférences à l’Université Paris 8 et auprès de l’EnsadLab.
14h - 18h – Salle 308 – Intervention de 20mn puis 10mn de discussion
Thierry Fournier : Ce qui nous regarde
Artiste et enseignant-chercheur à l’EnsadLab
Marie-Julie Bourgeois : Quelques cas de Large Group Interaction
Doctorante en Arts et Sciences de l’art à l’Université Paris 8
Christophe Domino : Grande image, grand public
Théoricien et critique d’art. Responsable du programme de recherche Grande image à l’École des Beaux-Arts du Mans
Gwenola Wagon : Transes, cyborgs et autres globes
Artiste et Maître de conférences à l’Université Paris 8
Samuel Bianchini : Discontrol Party
Artiste et Maître de conférences à l’Université de Valenciennes. Responsable du programme DRii d’EnsadLab
Xavier Boissarie : Les technologies embarquées pour le Large Group Interaction
Concepteur et réalisateur multimédia. Responsable de la société Orbe
Anne Zeitz : Stratégies de l’observation
Doctorante en Arts et Sciences de l’art à l’Université Paris 8 et à l’EnsadLab
18h30 - 20h30 – Amphithéâtre Rodin
Jordan Crandall [invité d'honneur] : Agency and Event
Artiste et Théoricien des médias

AVEC
JULIE BARRANGER + JUNKO SHIRASHI, MARION BOURGUELAT, MENG CAO + LEI GAO, CHARLOTTE CARDONNE, SHU-JUNG CHAO, HSIN-I CHUANG, LEE DANBEE, YOUSR HADJ M’HAMED + WON PARK, SYLVAIN HARDY, FEI HU, MARCUSS LAHOUD + SANDRA SUAREZ, MALAK MAATOUG, LAURA MORALES, BENJAMIN PETIET, RICARDO LEON RODRIGUEZ, HYE-JIN SHIN, CINDY THEODORE, MING-CHUN TU, LIN YU-TA, DARIA YURKEVITCH.
Du 20 mai au 16 juillet 2011, Saint-Denis échelle 1 sera présenté pendant l’exposition LMQTP.
Vernissage le 19 mai à partir de 18h30 à Synesthésie, Saint-Denis.
Sur proposition de Christa Blümlinger, professeure en études de cinéma (Université Paris 8) et Corinne Diserens, commissaire d’exposition, LE BAL invite au mois de mai le cinéaste et artiste berlinois Harun Farocki autour de trois interventions exceptionnelles « hors les murs », en coopération avec Sciences Po, l’Université Paris 8, l’EnsAD et la Fémis.
Rencontres gratuites, places limitées.
Réservation impérative pour chaque journée : contact@le-bal.fr
Lundi 9 mai – 20H
LA FÉMIS / Salle Renoir, 6 rue Francoeur, 75018
Filmer en temps de guerre
Projection de Feu inextinguible (1969, 25’) et de Respite (2007, 40’), suivie d’une rencontre avec Harun Farocki et Sylvie Lindeperg, historienne (Université Paris 1), animée par Christa Blümlinger et Corinne Diserens.
Ces deux projections questionneront la construction d’un regard filmique en temps de guerre, à un intervalle de presque quarante ans, soumise par définition à des régimes de pouvoir et de savoir.
Mardi 10 mai – 18H30
ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES ARTS DÉCORATIFS / Amphithéâtre Rodin, 31 rue d’Ulm, 75005
Le défi de l’animation numérique – à propos de Serious Games
Séminaire animé par Jean-Louis Boissier, Université Paris 8 (Esthétique des nouveaux médias) et Christa Blümlinger Université Paris 8(codirectrice du groupe de recherche Théâtres de la Mémoire, Paris 8/Paris 3/Paris 1).
Harun Farocki parlera lors de cette intervention de ses installations Serious Games, exposées récemment dans le cadre de la Biennale d’art de São Paolo, où il s’agit d’évaluer les formes des jeux vidéos utilisées par les armées modernes.
Mercredi 11 mai – 19H
SCIENCES PO / Amphithéâtre Chapsal, rue St Guillaume, 75007
Comment structurer un documentaire ?
Conférence publique, en anglais, présentée par Corinne Diserens.
Harun Farocki abordera la question « Comment structurer un documentaire ? » et reviendra sur l’histoire du genre pour poser la question fondamentale de la fonction du commentaire en regard des images, question que le cinéaste-essayiste n’a pas cessé de se poser à travers ses propres films.









De la politique comparée aux systèmes informatique.
Au cours de cette interview qui date de 2006 avec Charlie Rose, le président syrien Bashar al-Assad pour expliquer la politique de son pays compare les différents systèmes politiques aux systèmes informatiques, ainsi on a dit-il “Apple” ou “Windows”, (il ne mentionne d’ailleurs pas Linux). Je me suis longtemps demandé quel était le système qui correspondrait le mieux à la Syrie ou aux Etats-unis en prolongeant cet acrobatique exercice de comparaison, Apple” ou “Windows” ?




Gilles Deleuze, Qu’est-ce que l’acte de création. Conférence à la Fémis, 1978.
« Parlons de contre-information » […] « Il y a des pays de très dures dictature où il y a de la contre-information. ». « Jamais la contre-information n’a suffit à faire quoi que ce soit. Aucune contre-information n’a jamais gêné Hitler. » […] « Sauf dans un cas et quel est le cas ? Ma seule réponse serait… La contre-information ne devient vraiment efficace que quand elle est… Et elle l’est pas nature donc c’est pas grave, que quand elle est ou devient acte de résistance. »
Suite à une question concernant les vidéos prises par des téléphones portables du massacre en Lybie, une des participantes s’interrogeait lors de la séance de cours du lundi 21 février sur ce que cela pouvait être de suivre cette révolution sans y participer et de la voir par le biais de dispositifs de partage de vidéos en ligne. Après quelques réflexions suite à la projection de Caméra Eye, je relate les propose Jean-Luc Godard sur sa position de réalisateur témoin d’une guerre à distance : « Mais j’habite Paris et je ne suis pas allé au Vietnam. » « Je suis parisien il n’y a pas de raison de ne pas faire de cinéma à Paris. » « J’ai pris la décision de parler du Vietnam à tord et à travers… Et disons plutôt à travers ». « Et puis cela me parait difficile de parler des bombes alors qu’on ne les reçoit pas sur la tête. » […] « Je fais du cinéma, donc ce que je peux faire de mieux pour le Vietnam… […] Plutôt que d’essayer d’envahir le Vietnam par une générosité qui force forcément les choses, c’est, au contraire, de laisser le Vietnam nous envahir et se rendre compte de quelle place il occupe dans notre vie de tous les jours, partout, et on se rend compte que le Vietnam n’est pas tout seul et que toute l’Afrique et toute l’Amérique du Sud… Et qu’il faut donc commencer par créer… […] Créer un Vietnam en nous. »
On peut par exemple se laisser envahir par ces films émis tels des SOS jetés dans des bouteilles à la mer dans des risques extrêmes, passant outre des filtres et censure des réseaux de télécommunication. En Lybie, les risques entrepris pour les émettre contrastent avec notre facilité à les recevoir ; il suffit de cliquer et de taper quelques mots clés pour accéder aux dernières images des révolutions/massacres, de surfer entre les films connectés les uns aux autres par des jeux d’association de mots clés, le tout dessinant une méta révolution en cours.
Voir aussi à ce sujet les articles La Figure dans le Paysage et Typographie 2.0 et Révolution 2.0.