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Xavier Boissarie — Drôle d’avatar

Article publié le : dimanche 29 mai 2011. Rédigé par : Ann-Flore Rammant

Pour cette ultime conférence à l’ENSAD, nous recevons Xavier Boissarie. Celui-ci se présente d’emblée comme un réalisateur de jeux vidéos, spécialisé en 3D. Depuis quinze ans maintenant, et après de nombreuses collaborations avec de grandes structures nationales comme Le Centre Pompidou ou Le Cube, Xavier Boissarie travaille au développement multimédia et à la réalisation d’applications 3D. Au cours de cette conférence, Boissarie met rapidement en lumière ses questionnements, ceux de l’évolution de l’homme et des médias numériques. Comment sommes-nous impliqués dans cette interface virtuelle?
Game designer, Xavier Boissarie étudie par exemple la structure temporelle du jeu vidéo. Sa capacité est énorme, et le joueur participe à sa création par le choix de ses actions. Elles sont nombreuses et chacune d’elles aura une incidence différente sur la suite du récit: «je tente ainsi de dilater l’espace des possibles». Le joueur s’y projette, il tire un plaisir certain de cette maîtrise, ou «prédiction exacte». Le jeu devient alors un espace métaphorique et inconscient, dans lequel le corps est pleinement impliqué.
Il ne s’agit alors plus de simples jeux vidéos, ceux-ci se transformant en véritables structures expérimentales. Afin d’aller plus loin encore dans l’expérimentation et l’observation du corps humain dans l’appréhension de l’espace, Xavier Boissarie invite le spectateur à pénétrer ses œuvres. En installant un drôle d’interface à Issy-les-Moulineaux celui de Bandonéon en 2008, Boissarie appelle à la participation de son public. Le spectateur, en effet debout sur une «planche», devient maître des mouvements de la caméra, dévoilant face à lui sur un écran le film d’une ville. Ses mouvements, sa posture, inclinent tantôt l’image sur la droite, ou sur la gauche, maîtres du champ de vision.
Boissarie questionne l’antagoniste lié à la confrontation de l’espace numérique (immatériel) à celui de l’espace tangible (matériel).
http://www.dailymotion.com/video/x65qi6_bandoneon-xavier-boissarie-roland-c_creation

Le travail de Boissarie alors tente de donner des dimensions tangibles au monde numérique. L’artiste révolutionne le monde de «l’art du jeu vidéo». Par la mise en place croissante d’expériences dans l’espace public, il marginalise la structure établie de l’écran fixe, au profit des écrans mobiles, mais aussi du son. Une posture qu’il maintient aujourd’hui encore dans la suite de ses projets.

Ann-Flore Rammant

Art, corps et technologie

Article publié le : lundi 9 mai 2011. Rédigé par : Imen Bouhajila

Où nous amène l’évolution technologique? C’est une question qui se pose vue l’accélération des inventions High tech qui transforment la vie quotidienne de l’individu, il en devient accro et ne peut en aucun cas s’en séparer.
Xavier Boissarie artiste et surtout praticien du numérique  s’est intéressé à la problématique de l’attachement et l’immobilité des jeunes devant des écrans et le fait d’interagir dans un espace artificiel au lieu de s’intéresser à l’espace réel. De ce fait il entame une réflexion sur la réalité virtuelle, ainsi il met au point des expériences qui impliquent le corps et la technologie et en même temps ce qu’il appelle hybridation. A travers son installation interactive Bandoneon, l’artiste implique corps, art et technologie, le but en terme d’expérimentation est surtout l’implication corporelle en utilisant une planche afin d’interagir avec des éléments virtuels.
Pour Xavier Boissarie, le son est une partie intégrante d’une œuvre multimédia, car il enrichit le champs de réflexion,  par conséquent il sollicite l’imaginaire et assiste de multiples manières d’interpréter.
On voit par l’approche de l’artiste, une tentative d’élaborer la nouvelle technologie au profit de l’homme et non pas à le rendre inactif. Alors il tente de marginaliser l’écran fixe par l’expérience corporelle et sonore.
L’art depuis des millénaires s’est contenté d’être regardé et apprécié, alors qu’à notre époque, avec l’évolution technologique, on passe à l’art expérimental où le spectateur devient acteur où l’œuvre d’art devient expérience.

Imen Bouhajila

Googlise me!

Article publié le : mardi 26 avril 2011. Rédigé par : Sarah Mercadante

Sarah Mercadant