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Étienne Mineur, créateur-inventeur pour de nouvelles formes de lecture

Article publié le : mercredi 23 février 2011. Rédigé par : Miki Okubo

Étienne Mineur, artiste, travaille passionnément sur le sujet de «la nouvelle forme de lecture» qui nous intéresse beaucoup aujourd’hui. Il a fait le design pour la marque de vêtement, Issy Miyaké de Paris et de Tokyo, il a créé un nouveau style de catalogue, en tant que publicité de sa collection en 2007 qui est en forme d’étoile en papier. Il a également fait d’autres collaborations. Puis il nous présente une autre publicité est fait en style de typo qui se compose en jolie image. Les signes composent des formes de mannequin.  Dans cette image, il y a de petites flèches qui indiquent des images suivantes. Cette idée est vraiment systématique et intéressante conceptuellement et esthétiquement.

En ce qui concerne les éditions volumiques, en utilisant l’iPhone, l’iPad, l’artiste change radicalement nos idées mêmes pour la relation entre les nouveaux dispositifs comme iPhone et les jeux en papier. En effet, ça me rappelle particulièrement un jeu qui s’appelle Sugoroku comme le trictrac occidental. C’est un jeu originellement en papier. Cependant chez Étienne Mineur, grâce au mariage avec les dispositifs numériques,  il a trouvé un nouveau chemin: «Le livre qui voulait être un jeu vidéo», ce concept chez lui nous intéresse beaucoup.

Il continue à nous proposer la nouvelle façon de lire un livre. Dans ses certains jeux et livres, ce n’est pas nous qui sommes capable de contrôler toutes les opérations, ce n’est pas nous qui décidons le moment où tourner la page. Dans le Livre commande par exemple, on est obligé d’avancer et de le lire selon des indications selon le rythme fixé par le système lui-même.

Ou encore, dans le Livre disparaissant et disparu, quand on le lit, on aura des parties d’encre noire qui change de couleur selon la température dans ce livre, donc après quelque minutes, on ne pourra plus le lire. Je trouve que ce concept est vraiment signifiant et intéressant par rapport à la situation d’information et au statut du texte aujourd’hui.  En fait, de nos jours, on considère souvent l’information numérique comme une chose qui ne disparaitra jamais. Mais bien sûr ce n’est pas vrai. C’est-à-dire, par rapport aux objets physiques, on a l’impression que l’information numérique est une donne éternelle et on est parfois paresseux pour regarder les sites, les messages, et répondre aux mails, puisque l’on pense qu’on pourra les lire le lendemain !  Dans cette idée, l’artiste nous indique, ce n’est pas toujours possible. Ce type de message est métaphorique pour l’importance essentielle de réflexion sur la valeur d’information d’aujourd’hui.

Enfin, il nous indique une proposition signifiante: «Comment introduire les usages et l’expérience de l’utilisateur des médias numériques dans le livre papier afin de l’actualiser, étendre son champ et engager le lecteur d’une nouvelle manière? Il ne s’agit plus d’opposer le livre numérique au livre papier…», La sentence qu’il a déclaré dans son site m’a surprise car dès maintenant on arrête de considérer  sur la comparaison infinie et la distinction illimitée entre le livre numérique et en papier.

J’ai remarqué spécialement dans ses œuvres le comportement «tourner la page» car ce comportement est exactement la clé pour sa création. Sa création propose une nouvelle forme de lecture, c’est-à-dire le livre numérique qui ne nous fait pas tourner la page physiquement. Cependant paradoxalement il insiste sur ce mouvement. Comme on l’a constaté, il cherche sa propre position à la frontière entre le livre analogique et le livre numérique, à travers cela, cet artiste nous ouvrira de nouveaux horizons pour une forme de lecture.

Miki Okubo