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C’est une histoire de cercles

Article publié le : mardi 15 mars 2011. Rédigé par : Juliette O'leary

C’est aux Beaux-Arts de Toulouse que Guillaume Pinard enseigne la pratique de son outil de prédilection: le dessin. Il modélise majoritairement sa pensée au moyen de ce médium, tout en ouvrant son champ d’action à l’univers technologique. Font aussi partie de ses outils courants, le fusain, la peinture et l’ordinateur. C’est bien souvent à partir de fragments du passé, parfois autobiographiques, que l’artiste conçoit ses créations. Pinard entretient une relation étroite avec l’image et le texte depuis sa première collection de cartes postales usagées.
Le paysage artistique dont s’inspire l’artiste est très présent dans ses réalisations, comme nous pouvons le noter dans l’ouvrage D’après Rubens, publié aux Éditions P en 2010. Les dessins en noir et blanc de ce recueil sont des reproductions de fragments picturaux.  Rubens mais aussi le Titien, Jerôme ou bien Les 4 Fantastiques sont passés sur la table de l’atelier Pinard. La copie fut d’abord un moyen de freiner sa frénésie du dessin à laquelle il souhaite mettre un terme en 2006. La copie contraint le dessinateur à une rigoureuse lenteur et ralentit ainsi son rythme de production. D’autre part, Guillaume Pinard considère cette pratique comme la création d’une correspondance avec l’artiste dont il copie l’œuvre. Il se fait le destinataire d’un message qui ne lui était pas adressé, tout comme le principe de posséder les cartes postales d’expéditeurs qui lui sont inconnus.
Le plus intriguant dans ce travail reste la notion de «fragment», d’extrait. Dans le recueil, Pinard ne reproduit pas plus qu’un détail, qu’il semble zoomer après l’avoir passé en noir et blanc. Peut-être est-ce là une solution pour ne pas se réapproprier l’œuvre originelle. En reprenant le schéma d’analyse de Gérard Genette, mis en place dans Palimpsestes (1), le dessin de Pinard est en fait un hypertexte de l’œuvre copiée. Notre copiste fait naître une œuvre B à partir d’une œuvre A, sans en être le commentaire.
Son outil favori, le dessin, s’est vu emprunter le chemin de la technologie dès 2001. De ses esquisses naissent de courtes animations ou bien des plus longues par la suite. Les plus courtes sont généralement présentées en boucle. La plupart du temps, elles représentent elles-mêmes un protagoniste qui répète un mouvement de manière cyclique. Guillaume Pinard porte un grande importance au son de ses vidéos. En partant du principe que l’espace d’exposition est un lieu singulier, les boucles y instaurent un rythme.
Les travaux de Guillaume Pinard mettent en relation la délicatesse du dessin et la fragilité de l’existence. Sa présentation fut ponctuée de lectures de textes dont l’artiste est l’auteur. Il nous livre un extrait de la relation épistolaire qu’il a entretenue avec sa galeriste Anne Barrault au cours de la préparation d’une exposition. Nous retrouvons ces textes dans Le clou sans tête, ouvrage publié en 2008 chez Sémiose Editions. Pinard a aussi publié dans la revue Hypertexte.

Juliette O’Leary

(1) Gérard Genette, Palimpsestes, Le Seuil, coll. « Poétique », 1982.

Marion Tampon-Lajarriette. Au-delà des bords de l’image.

Article publié le : dimanche 17 janvier 2010. Rédigé par : Kamal Khati

Une œuvre d’art possède toujours une provenance, une source. En quelque sorte, il s’agit d’un prolongement de l’œuvre déjà existante dans le but d’en créer une nouvelle, tout en rendant hommage à l’initiale, pour ne pas dire l’originale car cela impliquerait que la seconde est fausse. C’est pourquoi il convient de distinguer entre « représentation » qui renvoie à une œuvre authentique et « reproduction » qui est une copie fidèle d’une œuvre originale. Picasso a bien repris le tableau de Delacroix intitulé Femmes d’Alger (1),  mais ce n’est pas pour autant qu’on va parler de copie puisque ce premier a représenté le thème à sa manière, donc il se l’est approprié. Ce qui nous conduira à parler de deux œuvres qui sont originales, l’une autant que l’autre. Marion Tampon-Lajarriette est une artiste qui s’inspire du cinéma et de la photographie. Par des montages excentriques elle crée un nouveau monde parallèle au nôtre, où l’impossible n’est pas habilité. Par exemple, elle peut organiser une rencontre voire une conversation entre deux personnes qui ne se sont jamais croisées.  Avec des séquences mises en boucle, étirées, le spectateur plonge dans une dimension infinie et s’ouvre sur une nouvelle perception de l’espace et du temps. L’univers que crée l’artiste oscille entre l’actuel et le virtuel. Dans Musée d’un souvenir, des animaux, des humains et des sons se noient dans une atmosphère temporelle en désharmonie avec le reste du monde: une femme et un homme presque figés comme s’ils assistaient à l’écoulement du temps qui s’accomplissait sous des sons divers et indéterminés et sous la présence de multiples espèces animales. Marion décèle des nouvelles idées à partir de  films ou de séries qui comportaient déjà leurs sens. Ainsi, elle réalise des remontages et dévie le cours de la narration. Elle emmêle des séquences et en relève d’autres. Répète les unes et supprime les autres. Cette pratique se fait même sur des photos qu’elle découpe, recadre pour ensuite disperser et créer ainsi une espèce de hors-champ qui intrigue et interroge le spectateur. En somme, Marion Tampon-Ljarriette, se réapproprie le réel et dote sa création d’une énergie aussi intense qu’un travail nouveau qui s’affirme comme tel et un travail source duquel est inspiré son sujet.

Kamal Khati

(1). Eugène Delacroix, Femmes d’Alger dans leur appartement, huile sur toile, 180cm/229cm, 1834, Musée du Louvre.

Mylène Benoit. Les corps: médias critiques.

Article publié le : jeudi 7 janvier 2010. Rédigé par : Kamal Khati

Mylène Benoit est une artiste plasticienne et vidéaste qui s’intéresse au rapport qui peut exister entre le corps et les nouveaux médias. Elle observe la manière dont le corps humain est interprété par la technologie. C’est pourquoi elle invoque la danse qui met en avant le potentiel mobile du corps. Dans Effet papillon, l’univers du jeu vidéo s’est emparé de la scène de danse et les danseurs se sont transformés en personnages de jeux vidéo qui reprennent minutieusement la dynamique des avatars. On se croirait dans une nouvelle version de jeu vidéo. Bien que le décor soit monochrome et passif les personnages émettent une énergie incroyable et agissent comme si nous, les spectateurs, nous tenions nos manettes de jeux et les contrôlions. Pourtant, ce n’est pas le cas. Mylène Benoit met au point une sorte de jeu où les avatars agissent librement sans qu’ils soient manipulés. Néanmoins, face à ce jeu vidéo le joueur se substitue au téléspectateur qui regarde sans pouvoir intervenir.


(suite…)

Jacques Perconte

Article publié le : dimanche 22 novembre 2009. Rédigé par : Kamal Khati

Jacques Perconte est l’un de ces artistes qui aiment s’aventurer dans les thèmes les plus complexes, fascinants et inépuisables. Ses thèmes favoris sont le corps, le paysage et la couleur. Pour cela, il adopte une approche qui s’appuie sur le support numérique mais bien avant qu’il s’investisse dans le numérique, il a touché à la peinture, la musique, la photographie et le cinéma. Ces deux derniers sont les deux médiums les plus «usagés» dans son travail. Ses films et ses photos n’ont pas un but passif. Ils ne sont pas créés pour être admirés ou conservés mais pour répondre à une problématique et ouvrir le champ à d’autres questionnements. Ce qui rend sa démarche purement expérimentale. Par ailleurs, le sujet qui a attiré le plus mon attention est l’art à travers Internet. Avant même que cette conférence ait lieu, je me suis toujours demandé, au vu du déploiement et de la conquête que mène Internet, est-ce que les musées disparaitront un jour? Est-ce que l’image virtuelle remplacera l’image réelle?
Etant, évidemment, impossible qu’une œuvre de grand format soit relayée par une image compressée sur un écran de 15 pouces en moyenne, Perconte s’est ingénié à restituer à l’œuvre la vertu de sa grandeur et a créé ainsi un site où sont diffusés des tableaux avec leurs tailles originales. Ce faisant, comme l’œuvre est supérieure à l’écran, le visiteur doit naviguer avec sa souris afin de pouvoir la visualiser de bout à bout. Mais bien que le problème de la dimension soit réglé, pour autant, celui de la qualité plastique du tableau ne pourrait pas l’être. Il n’y a qu’à vous imaginer en train d’admirer la Joconde dans la salle des Etats au Louvre, puis sur un écran d’ordinateur. Cela n’aura pas le même effet visuel ni sensuel. Tout compte fait, le rapport entre le corps et l’image du corps reste, pour ma part, illusoire dans la mesure où il n’est ni exclusif ni inclusif. L’image constitue le reflet d’un sujet mais elle est loin d’incarner son double.

Kamal Khati.

poptronics

Article publié le : mercredi 28 octobre 2009. Rédigé par : Kamal Khati

Poptronics est le thème de la 23e conférence qui a eu lieu à l’Ensad. A première vue, ce titre nous semble être un mot composé. Donc constitué de pop et tronics. Cependant, nous savons bien que le mot pop revêt une acception vaste dans la mesure où il touche à plusieurs domaines: art, musique, etc. Pour lors, en art cela désigne une tendance artistique qui conçoit un détournement des objets sociaux de consommation en utilisant les codes de la culture populaire. Quant à tronics, ça nous fait penser à tout ce qui est électronique en l’occurrence l’informatique et notamment l’internet.
En effet, Poptronics est un site qui est voué à la culture. Il détient un calendrier électronique ample d’informations portées sur la culture et dont la principale fondatrice est Annick Rivoire.
Les informations que diffuse ce site sont vérifiées et fondées grâce à l’attention des artistes, chercheurs et journalistes qui y travaillent. Ce qui est très opportun, puisque la quantité et la qualité sont réunies. Quoique l’information y soit abondante, la bonne qualité demeure, malgré un manque de moyens financiers.
Poptronics
est une sorte d’agenda qui est réparti en plusieurs thèmes. On y trouve pop’fil, pop’agenda, pop’lab, pop’sonics, pop’etc. Ces liens nous propulsent vers diverses sphères dans le monde de la culture. Pop’lab par exemple constitue l’espace hybride qui se veut expérimental où l’artiste donne libre cours à son génie créateur. Ici se conjugue le classique et le nouveau (« mi-papier, mi-électronique »).
Le triomphe de la technologie a engendré le net-art. L’artiste désormais s’est approprié une nouvelle pratique qui est directement liée au monde virtuel de l’informatique «cybermonde». Mais cela, fort heureusement, n’a pas supplanté la méthode ancienne. Celle qui consiste à créer sur un support physique des œuvres qu’on peut contempler, toucher, manier ou accrocher. Dans ce sens, comme la technologie avance, l’art, lui aussi, avance. Et dans le but d’aboutir à un meilleur résultat, on a recouru au croisement de maintes pratiques telles que net art et graffiti, théâtre et graphisme, musique et design.

Kamal Khati

Mal au pixel

Article publié le : jeudi 4 juin 2009. Rédigé par : Kamal Khati

Le festival Mal au pixel constitue une source de questionnements sur l’usage technologique de nos jours et son impact sur l’environnement. Cet impact est aussi bien nuisible qu’utile dans la mesure où l’avancée technique assure à l’homme une démarche plus facile dans la vie en général. Une opportunité qu’il aurait pu exploiter plus ou moins pour aider la nature. Hélas, ce progrès impliquant des ressources énergétiques, et donc des matières toxiques, s’avère un facteur ne contribuant qu’à la dévastation de la planète. De ce fait, Mathieu Marguerin, critique d’art, propose une alliance entre l’art des nouveaux médias et le monde extérieur de manière à ce qu’ils interagissent positivement; à savoir ouvrir le monde sur l’art mais aussi allier la science et l’art. C’est pourquoi aujourd’hui les artistes tentent de détourner le domaine des technologies au profit de l’environnement, en faisant de l’art et de la technologie un tout indissociable et en mettant en avant la question écologique. L’œuvre Nuage Vert des HEHE pourrait servir d’exemple pour illustrer cela.

Kamal Khati

Régine Debatty: l’art des nouveaux médias

Article publié le : jeudi 4 juin 2009. Rédigé par : Kamal Khati

Régine Debatty, est la rédactrice en chef du we make many not art; un blog qui est l’un des plus lus au monde et qui est une exploration de l’art numérique et technologique dévoilant la façon dont les artistes ont pu s’emparer de ces disciplines pour en faire un art.
Au début elle ne s’attendait pas à jouir d’une telle notoriété dans un tel domaine (artistique). Sachant qu’elle a étudié d’abord les lettres avant de travailler dans les médias. Cependant, même bénéficiant d’un grand succès et d’une grande connaissance dans l’art des nouveaux médias elle se considère toujours comme amateur. A la conférence qui a eu lieu à l’Ensad, Régine Debatty nous a fait d’abord un aperçu sur son parcours d’études qui était, donc, autre qu’artistique. Puis de ses différentes activités en liaison avec son blog, comme ses voyages, ses interviews et sa participation à maints événements. Elle a aussi évoqué l’intérêt qu’elle porte au domaine des gadgets en citant les objets design, le téléphone et l’ordinateur. Elle souligna que les articles les plus consultés dans son blog (dans un premier temps) étaient ceux qui portaient sur les gadgets  et aussi le sexe.
Désormais  elle vit de son blog et est souvent invitée dans des conférences en tant que blogueuse. Par ailleurs, elle a surtout mis l’accent sur l’art contemporain auquel elle accorde un intérêt particulier. Elle a évoqué ainsi les différentes œuvres d’Alberto Tadiello dont Eprom. Elle a évoqué également Taylor Hokanson et son œuvre Sledgehammer Keyboard ; une sorte de clavier d’ordinateur, aussi Yunchul Kim et son œuvre HelloWorld. Ces œuvres sont représentées comme art des nouveaux médias. Elle a cité aussi dans l’art interactif, Ruairi Glynn et son œuvre Performance ecologies.
Il convient de souligner que Régine Debatty, par la suite, s’est intéressée à diverses formes de technologies dont la biotechnologie. L’une des œuvres les plus ahurissantes qu’elle a mise en exergue est Victimless leather jacket qui est une veste à base des cellules humaines et de cellules de souris. Cette veste a grandi dans un bioréacteur. Le moins que nous puissions dire c’est que c’est une œuvre qui a choqué pas mal de monde par son caractère hybride.
La question qui se pose est pourquoi ces artistes procèdent-ils ainsi ? Est-ce une sorte d’exploration du futur et une invitation à virer dans cette voie ou bien au contraire une manière de faire réfléchir les gens et de les rendre conscients des atrocités qui se passent aujourd’hui dans les laboratoires au détriment de la nature, afin de les faire réagir?

Kamal Khati

Bertrand Planes

Article publié le : mardi 2 juin 2009. Rédigé par : Kamal Khati
 Bertrand Planes, artiste formé à l’école d’art de Grenoble, nous a fait part de son premier rapport, il y a quinze ans, avec les ancêtres de nos ordinateurs actuels. C’était la «période démo». Il affirme avoir été déçu par cette première rencontre avec l’outil qu’il croyait être annonciateur d’un futur tant attendu. C’est cette frustration qui l’a poussé à s’immerger dans le monde informatique et technique et à bouleverser ainsi la dimension conventionnelle et rigide de cet univers, à l’instar des artistes contemporains qui ont démantelé la contrainte de l’art académique.
L’artiste «joue à dieu» et recrée le monde en se servant de l’art du détournement. En effet, il transforme des objets en d’autres, en leur greffant une seconde fonctionnalité tout en gardant leur forme initiale: une sorte de croisement entre deux ou plusieurs univers.

On découvre ainsi un métissage de son et de lumière dans Speaker lamp, une lampe associée à un haut parleur. Le son et le toucher sont aussi mis à l’épreuve dans Audio vibro. Il s’agit d’un vibro-masseur avec musique, qui vibre selon le rythme des fréquences sonores. Il y a aussi Bug’s Life: des balises solaires sur lesquelles on a branché des buzzers. Cela donne un son qui varie selon la position et l’emplacement de la balise par rapport au soleil.

Outre le son et le toucher, l’artiste touche également au domaine visuel. On cite entre autres BumpIt!, qui est une vidéo conçue pour Citroën. Le principe du BumpIt! est de  procurer au sujet un effet de couleur et de mobilité.

En accordant donc un intérêt particulier à l’image, Bertrand Planes construit avec ses amis un logiciel DivX Prime qui sert à «provoquer des bugs vidéos, et à gérer plusieurs effets graphiques originaux propres à l’algorithme mpeg4 ». http://onoffar2.free.fr/HTML/prese.htm

En revanche l’invention que je trouve à la mesure de la folie voire de l’ambition de l’artiste est la Life Clocke3: une montre qui indique non pas l’heure  mais l’âge, en estimation avec la durée moyenne de vie.
Je trouve aussi, palpitante, l’idée du jeu vidéo que Planes a réinventé en brisant le mur qui constituait sa limite. Cette démarche est véhiculaire d’un esprit de liberté sans frontières.

Kamal Khati

Bakchich info

Article publié le : jeudi 12 mars 2009. Rédigé par : Kamal Khati
Dans la conférence sur BAKCHICH INFO, Nicolas Beau, directeur de la rédaction, a abordé, entre autres, le sujet de la crise que traverse la presse écrite. Bien qu’on l’ait sollicité pour s’arrêter un peu plus sur le thème, l’aperçu fut bref et court. Il s’agit cependant d’un état transitoire qui fait que la génération actuelle, en particulier, s’est détournée de la presse pour s’emparer du net et de l’audiovisuel en général. Cela a provoqué chez le lecteur d’aujourd’hui l’abandon de la lecture et donc de la presse.
Le net est devenu l’héritier direct du journal mais aussi du livre, suscitant une nouvelle génération de consommateurs. On ne se plonge plus dans la lecture des livres ou des journaux. Désormais les sites internet sont les moyens de recherche a part entière ( Google…). A travers les blogs et les forums on peut s’exprimer, débattre et faire des rencontres intellectuelles enrichissantes. On assiste à un monde virtuel qui ne cesse de s’accroître. Le site se consomme comme le livre et le journal. Ajouter à cela les budgets qui s’investissent dans le net, se détournant, cependant, de la presse écrite.
Par ailleurs, avec la presse gratuite les dommages sont beaucoup plus considérables pour la presse payante, surtout sur le plan économique, puisque les gens ne suivent plus la qualité voire la fiabilité de l’information, mais surtout le prix de l’information. Ce qui, bien évidemment, implique une grosse difficulté de vente.
La question qui se pose est: est-ce que la presse et le livre sont en voie de disparition? Est-ce qu’il est temps de se rendre à l’évidence: abandonner le papier et laisser place à la technologie?

Personnellement je suis pour le progrès mais aussi parmi ceux qui pensent qu’il ne suffit pas qu’une chose soit récente pour qu’elle soit forcément un progrès. Autrement dit, il y a des nouveautés qui sont une régression assurée pour l’homme. En revanche, il existe des archaïsmes auxquels l’homme doit son savoir. Donc, il faut tâcher de progresser tout en combinant le passé et le présent pour un futur meilleur, et surtout se rappeler que Internet ne pourrait pas exister si ce n’est grâce aux livres. Comme l’enfant grâce à ses parents.

Kamal khati

Le relief est-il l’avenir du cinéma?

Article publié le : jeudi 5 février 2009. Rédigé par : Kamal Khati

Antony Huerta n’a pas manqué de nous éclairer sur ce phénomène qui a bouleversé le cinéma et qu’est l’image en relief. En effet, l’image stéréoscopique ne date pas d’aujourd’hui. Dans les années 50 déjà, Hollywood a réalisé une cinquantaine de films en relief dont le fameux film Le monstre du lac. Aujourd’hui, on assiste pleinement à cet ouragan qui gagne les parcs d’attractions tel que Terminator T2-3D, Spider Man, Panda Droom ou encore Charly et la chocolaterie, etc. Ce sont tous des parcs d’attractions conçus spécialement pour procurer à leurs publics un divertissement des plus insolites. Les salles dédiées à cette attraction sont équipées chacune d’une manière particulière et novatrice mais partagent, néanmoins, un point commun qui est le don de produire la fascination et l’illusion du vrai dues à la magie de l’image en relief. La sortie du film Fly Me To The Moon est considérée comme un défi, et ce, par son budget d’environ 13 millions d’euros, et aussi du fait qu’il ne sera projeté que dans des salles appropriées et équipées pour la projection en relief. Une décision qui pourrait avoir des conséquences aussi bien utiles que nuisibles pour ce film en relief qui vient à peine de voir le jour. Ce risque vaut-il la peine d’être pris?

Kamal Khati