22. Mathieu Marguerin : « Mal au pixel »

22. Mathieu Marguerin: « Mal au pixel »
(à l’invitation de Liliane Terrier et Gwenola Wagon)
Observatoire des nouveaux médias
Ensad 31 rue d’Ulm 75005 Paris

Mercredi 6 mai 2009, 18h 30, Amphi Rodin

www.malaupixel.org
www.pixelache.ac
www.mainsdoeuvres.org


Mathieu Marguerin

A partir de l’expérience d’accompagnement de la création in vivo à travers le lieu Mains d’œuvres et des spécificités du réseau de festivals « Pixelache », Mathieu Marguerin, curateur indépendant et directeur artistique du festival « Mal au Pixel », tentera de cerner une typologie particulière de la création contemporaine —la création électronique— et d’en analyser les conditions d’émergence.

Le festival « Mal au Pixel » explore la création artistique numérique en train de se faire (visuelle, sonore, spectaculaire…) et ses hybridations avec des pratiques connexes (game design, architecture, activisme, recherche technologique…) avec un fort penchant pour les solutions libres, l’open source et la culture du faire soi-même. Après le «boom dot org», la démocratie et l’espace public, la quatrième édition, du 2 au 7 juin 2009 portera sur les rapports entre art, technologie et environnement.

Le festival « Mal au Pixel » a été créé en 2006 au sein du lieu Mains d’Œuvres à Saint-Ouen. Associé à d’autres acteurs indépendants de la création numérique en Île-de-France (Confluences, Ars Longa, La Cantine, Dorkbot Paris, Upgrade…), le festival accompagne la recherche artistique par des résidences de création et le soutien à des prototypes, pour permettre à des formes expérimentales de se développer.

Le réseau international tissé par le festival « Pixelache » invite des structures locales à organiser leur propre festival et à en disséminer l’esprit, pour favoriser les échanges entre scènes artistique, scientifique et citoyenne, ainsi que la coopération avec les pays du Sud. Après Helsinki, Stockholm, Bergen et Paris, le réseau « Pixelache » s’est progressivement étendu à New Delhi, Bogotà, Dakar et Istambul.

Diplômé de la Maîtrise des Sciences et Techniques des métiers de l’exposition à l’université de Rennes 2, Mathieu Marguerin a commencé à travailler au sein de la rédaction du magazine Blocnotes Art Contemporain (Paris), puis à la monographie Wang Du Magazine. De 2001 à 2008, il était le responsable des arts visuels et numériques au sein du lieu Mains d’œuvres.

En guise d’introduction ces lignes extraites des propos de Christian de Portzamparc recueillis par Anne-Marie Fèvre sous le titre «Christian de Portzamparc : « Une image mentale du grand paris »» parus dans le supplément Next de Libération du 2 mai 2009.

« La vie en « temps réel » du monde immatériel a développé la ville encore plus loin, au-delà des capacités de transports, ce temps réel est en rupture avec l’espace matériel. Le corps n’a pas suivi cette rapidité à étendre les villes, ce monde pointu qui va vite nous a rendus lents. La métropole est devenue un territoire abstrait où l’on a perdu cette qualité physique de la marche. La rue doit rester un moteur de recherche, que l’on doit vivre avec son corps. Les performances des communications virtuelles, la relève Internet qui représente l’excellence du monde, contribuent à nous rendre paradoxalement plus mauvais dans la vie matérielle. Nos ancêtres faisaient des ponts, les jeunes ne veulent plus travailler dans le bâtiment, ils veulent être informaticiens. La matière coûte de plus en plus cher, une belle porte qui fonctionne va coûter plus cher qu’un ordinateur.»

Enregistrement vidéo de la conférence de Mathieu Marguerin.

1.
Introduction. La mise en place de Main d’œuvres, lieu de création indépendant, ouvert en 2000.


2.1.
Le Centre de ressources Art Sensitif, Médialab au sein de Mains d’œuvres, est ouvert depuis 2006. Responsable du projet Jean-Noël Montagné (que l’on voit sur l’écran de projection)> http://www.craslab.org/
2.2.
Le Festival Mal au Pixel est issu de Pixel Ache (Helsinki, Finlande) qui essaime dans d’autres pays. Tous ces festivals «frères» se succèdent dans le temps de chaque année et créent un réseau de création-diffusion d’art électronique international qui reste souple et ouvert. Un collectif de travail artistique issu de ce réseau: http://bricolabs.net/


3.
Sélection d’œuvres présentées dans les différentes sessions des festivals Mal au Pixel, («une esthétique noisy!»), archivées sur le site de Mal au Pixel:


4. Questions. Mener une réflexion théorique, sur les processus de travail et les corpus d’œuvres présentées dans les festivals Mal au Pixel en amont et en aval des manifestations. Retour sur la mise en place du projet Nuage Vert des artistes HeHe à Saint-Ouen en 2009.