Culture Populaire et hybridisme

Don’t hate the media. Become the media.
La démarche de contrôle de téléchargement, notre chère Hadopi seconde apporte un débat chez les journalistes du Poptronics sur la validité même de la sanction promise: l’accès est un droit, et les dispositifs installés chez l’utilisateur ce sont des espions. Et comment contrôler les réseaux partagés et/ou piratés? La démarche est contradictoire, obsolète et le combat legislatif est lourd. Poptronics est une trame. Son design est dur. Les typos pixellisées et leurs trames renvoient à l’histoire du numérique même. La démarche visuelle agressive demande à son utilisateur une lecture sélective. Les motifs vertigineux contrastent avec les images présentes dans les articles qui donnent l’idée du croisement d’images auquel il se proposent: «entre monde physique et cybermonde, entre net art et graffiti, théâtre et graphisme, musique et design, entre artistes et internautes» http://www.poptronics.fr/-pop-lab.

La superposition des tapis électroniques – carrés, points et triangles- dessinés par Toffe, directeur Artistique de Poptronics, pointe l’hybridation des contenus et du papier – écran, un passage en temps réel lors de la soirée Ososphère, comme le mélange entre artistes, journalistes et chercheurs qui configure la rédaction.
Son format a la tonalité d’un blog: facilité, rapidité. Mais le site ne se cantonne pas dans ce domaine et préfère, donc, épuiser un format agenda, en se servant du calendrier et du programme mensuel qui ressitue rapidement l’internaute.
Poptronics, comme le magazine homonyme américan – ancien Popular Electronics – veut diffuser des idées et des contenus qui ne sont pas à l’égard direct du public, mais comme une sorte de hackisme dans le journalisme, peut être. Culture populaire alternative.
Daniel Varotto.

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