Régine Debatty: l’art des nouveaux médias

Régine Debatty, est la rédactrice en chef du we make many not art; un blog qui est l’un des plus lus au monde et qui est une exploration de l’art numérique et technologique dévoilant la façon dont les artistes ont pu s’emparer de ces disciplines pour en faire un art.
Au début elle ne s’attendait pas à jouir d’une telle notoriété dans un tel domaine (artistique). Sachant qu’elle a étudié d’abord les lettres avant de travailler dans les médias. Cependant, même bénéficiant d’un grand succès et d’une grande connaissance dans l’art des nouveaux médias elle se considère toujours comme amateur. A la conférence qui a eu lieu à l’Ensad, Régine Debatty nous a fait d’abord un aperçu sur son parcours d’études qui était, donc, autre qu’artistique. Puis de ses différentes activités en liaison avec son blog, comme ses voyages, ses interviews et sa participation à maints événements. Elle a aussi évoqué l’intérêt qu’elle porte au domaine des gadgets en citant les objets design, le téléphone et l’ordinateur. Elle souligna que les articles les plus consultés dans son blog (dans un premier temps) étaient ceux qui portaient sur les gadgets  et aussi le sexe.
Désormais  elle vit de son blog et est souvent invitée dans des conférences en tant que blogueuse. Par ailleurs, elle a surtout mis l’accent sur l’art contemporain auquel elle accorde un intérêt particulier. Elle a évoqué ainsi les différentes œuvres d’Alberto Tadiello dont Eprom. Elle a évoqué également Taylor Hokanson et son œuvre Sledgehammer Keyboard ; une sorte de clavier d’ordinateur, aussi Yunchul Kim et son œuvre HelloWorld. Ces œuvres sont représentées comme art des nouveaux médias. Elle a cité aussi dans l’art interactif, Ruairi Glynn et son œuvre Performance ecologies.
Il convient de souligner que Régine Debatty, par la suite, s’est intéressée à diverses formes de technologies dont la biotechnologie. L’une des œuvres les plus ahurissantes qu’elle a mise en exergue est Victimless leather jacket qui est une veste à base des cellules humaines et de cellules de souris. Cette veste a grandi dans un bioréacteur. Le moins que nous puissions dire c’est que c’est une œuvre qui a choqué pas mal de monde par son caractère hybride.
La question qui se pose est pourquoi ces artistes procèdent-ils ainsi ? Est-ce une sorte d’exploration du futur et une invitation à virer dans cette voie ou bien au contraire une manière de faire réfléchir les gens et de les rendre conscients des atrocités qui se passent aujourd’hui dans les laboratoires au détriment de la nature, afin de les faire réagir?

Kamal Khati

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