Bakchich info

Dans la conférence sur BAKCHICH INFO, Nicolas Beau, directeur de la rédaction, a abordé, entre autres, le sujet de la crise que traverse la presse écrite. Bien qu’on l’ait sollicité pour s’arrêter un peu plus sur le thème, l’aperçu fut bref et court. Il s’agit cependant d’un état transitoire qui fait que la génération actuelle, en particulier, s’est détournée de la presse pour s’emparer du net et de l’audiovisuel en général. Cela a provoqué chez le lecteur d’aujourd’hui l’abandon de la lecture et donc de la presse.
Le net est devenu l’héritier direct du journal mais aussi du livre, suscitant une nouvelle génération de consommateurs. On ne se plonge plus dans la lecture des livres ou des journaux. Désormais les sites internet sont les moyens de recherche a part entière ( Google…). A travers les blogs et les forums on peut s’exprimer, débattre et faire des rencontres intellectuelles enrichissantes. On assiste à un monde virtuel qui ne cesse de s’accroître. Le site se consomme comme le livre et le journal. Ajouter à cela les budgets qui s’investissent dans le net, se détournant, cependant, de la presse écrite.
Par ailleurs, avec la presse gratuite les dommages sont beaucoup plus considérables pour la presse payante, surtout sur le plan économique, puisque les gens ne suivent plus la qualité voire la fiabilité de l’information, mais surtout le prix de l’information. Ce qui, bien évidemment, implique une grosse difficulté de vente.
La question qui se pose est: est-ce que la presse et le livre sont en voie de disparition? Est-ce qu’il est temps de se rendre à l’évidence: abandonner le papier et laisser place à la technologie?

Personnellement je suis pour le progrès mais aussi parmi ceux qui pensent qu’il ne suffit pas qu’une chose soit récente pour qu’elle soit forcément un progrès. Autrement dit, il y a des nouveautés qui sont une régression assurée pour l’homme. En revanche, il existe des archaïsmes auxquels l’homme doit son savoir. Donc, il faut tâcher de progresser tout en combinant le passé et le présent pour un futur meilleur, et surtout se rappeler que Internet ne pourrait pas exister si ce n’est grâce aux livres. Comme l’enfant grâce à ses parents.

Kamal khati

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