Masaki Fujihata: la plante et l’art

À cette conférence, je me suis surtout intéressée à Orchisoid, 2001 de Fujihata. Parce qu’on ne pouvait pas imaginer voir la réaction des plantes assistées par un ordinateur dans le passé. Bien sûr, j’ai souvent vu un diagramme de l’ondulation pour le son ou le battement du cœur, mais c’était la première fois que je voyais le diagramme d’une plante. Puis, je pouvais ressentir que la plante était un objet vivant, quand j’ai vu les spectres des vibrations sur l’écran avec les réactions variées émises par les capteurs. Grâce travers ce système, j’ai pu voir les spectres plus dynamiques que j’avais imaginé et vraiment pu penser que la réaction des plantes correspondait à l’émotion des humains, même si c’était différent.
Dans son travail, Fujihata veut entraîner les orchidées à marcher. C’est pourquoi le nom de son œuvre est composé du nom de la fleur avec -oid pour montrer le caractère de robot-humain. Avec beaucoup de capteurs qui réagissent aux ondes électriques, la plante doit pouvoir bouger et apprend à marcher. C’est pourquoi le but de l’expérience est fixé à 10 000 ans. L’auteur a donc pensé à la possibilité de l’évolution et de l’adaptation de la plante à un nouveau système. C’est très visionnaire et intéressant de voir qu’il pense que l’homme peut contrôler l’évolution des espèces. Je crois que l’utilisation des médias ou des technologies continuera de manière positive à exprimer visuellement l’émotion des animaux et des végétaux dans l’art. Aussi, si on développe sans cesse des tentatives d’alliance entre art et science, j’imagine qu’on arrivera à une époque où nous trouverons des œuvres qui permettront de montrer et de ressentir et peut-être de provoquer les réactions de toute sorte de micro-organismes, à commencer par les plantes ou les fleurs.

Dong Eun, MA

N° 228972