Vincent Puig à l’Ensad

14 janvier 2009.  Pour la première fois, j’entends la notion de concept du capitalisme cognitif. Sur internet, Google répond à ma question: «Les expressions économie du savoir, capitalisme cognitif, économie de la connaissance ou encore économie de l’immatériel, en débordant l’aspect économique société de la connaissance, désignent ce qui serait une nouvelle phase de l’histoire économique dans laquelle, selon certains économistes, nous sommes entrés depuis la fin du siècle dernier (années 1990).»
Si j’avais été focalisée sur la création et sur le son au cinéma, ou en vidéo, la conférence aurait été une totale surprise innovatrice. Les limites entre les sciences n’existent plus, d’une certaine manière je le savais mais le monde de la recherche est plus vaste que je pouvais l’imaginer. En même temps,  «l’amateur», qui en quelque point ressemble à l’artiste du 20e siècle,  «l’amateur», qui est instrumenté, est, dans la vision de Vincent Puig, un individu qui critique, qui prend  du temps pour écrire, qui a cette pratique instrumentée et qui s’intéresse à l’art.

La présentation était courte et le sujet n’est pas clos, car sur l’art et surtout sur l’art numérique les choses se compliquent et le thème est aussi très large. L’interactivité est ouverte et oblige a être un «amateur» …car quand ce n’est pas toi-même qui a créé une œuvre mais que tu participes comme spectateur actif, tu deviens un amateur, quelqu’un qui s’intéresse mais qui ne conduit pas, qui fait seulement partie de cette «machine». Puig affirme que Youtube est une machine sociale; bien évidement, mais la manière dont on se sert de cette machine est difficile a contrôler et elle change avec le rythme de la société.
Les options que la machine donne sont celles d’une grande liberté et d’une manière de développer mais c’est aussi une fermeture, parce que notre propre imagination est abolie. Tout ce qui reste, c’est la fantaisie, la capacité de coller les choses, de faire des relations entre images, contextes et contenus…bla bla … car dans ce contenu je ne crois pas qu’on parle d’imagination mais de fantaisie autour d’un machine: soit sociale, soit économique, machine artistique, logicielle, etc. fantaisie numérique…
Le logiciel qui devient de plus en plus capable d’innover, de réinventer le mode de notre travail artistique est à la base le travail d’ingénieurs de recherche et tout à la fin, l’outil d’un artiste. La machine qui peut analyser et transformer le langage sonore en images, c’est avant tout un très vaste territoire d’ingénierie et il y a encore de très long trajets pour utiliser cette intelligence dans la création. Le territoire est libre pour l’explorer, déjà beaucoup d’artistes s’y ont intéressés mais le moyen et la force de communication constituent encore un très intéressant champ de recherche.