IRI

En association avec l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique) dépendant du Centre Georges Pompidou, et l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation) vient constituer notre dernière conférence de ce semestre. Nos conférenciers Vincent Puig (directeur adjoint de l’IRI), et Yves-Marie L’Hour (responsable éditorial), sont venus nous présenter cette structure de recherche, créée par Bernard Stiegler. Le but étant de faire figurer l’amateur dans la sphère musicale et cinématographique.

L’amateur a changé de statut au fil du temps comme l’expliquait Vincent Puig. A Versailles les amateurs jugeaient des œuvres alors qu’ils n’étaient pas forcément des artistes. A l’heure actuelle, au sein de nos sociétés industrialisées la consommation de masse par rapport à la culture à fait de l’amateur un «zappeur». On note qu’en moyenne une personne reste 46sec devant chaque œuvre. L’amateur peut aussi être un praticien aujourd’hui. L’idée de ces recherches est de laisser la parole à l’amateur. Trouver un appareil critique pour les praticiens amateurs et pour le monde de la création.C’est à ce moment qu’entre en jeu le logiciel Ligne de temps, qui est téléchargeable via ce lien : http://www.iri.centrepompidou.fr/

Une démonstration du logiciel est visible sur: http://web.iri.centrepompidou.fr/demo_entretiens_lignesdetemps.html

Ce logiciel permet aux amateurs et aux professionnels d’annoter des films, discours, ou musiques mises en ligne. Grâce à ces dispositifs numériques, et à partir de cette dite «ligne de temps» qui compartimente le travail, cela permet de publier des jugements venant de tous horizons. Cela crée un réseau social, une sorte de communauté qui de façon collaborative croise les discours amateurs/professionnels et crée un apport culturel et éducatif.

L’amateur peut par ce biais porté un jugement critique sur des œuvres (technologie de l’annotation), produire et échanger des métadonnées enrichissant les œuvres (technologies collaboratives), et avoir une pratique instrumentée et sensorimotrice (outil d’écriture). Grâce a ce genre de logiciel, des étudiants en cinéma peuvent réaliser leur propres montages analytiques à partir de l’œuvre de base. Le fait de vouloir garder une trace, interagir, et contribuer au jugement apporté sur un support n’est pas un nouveau concept.

Citons:
http://www.shiftspace.org/
http://voicethread.com/
http://liris.cnrs.fr/advene/
http://www.co-ment.net/
http://zonetag.research.yahoo.com/

Dernières démonstrations avec
http://www.cinelab.com/ et http://www.musiclab.com.
CineLab permet de mettre en place des dessins, commentaires et vidéos, personnels qui peuvent faire office de commentaire, schéma, ou analyse en direct. Puis, MusicLab, permet de monter de la musique de façon très simple, il s’agit de faire une sorte de musique chromatique.

A travers ces nouveaux médias y a-t-il une tendance à la dispersion ou à l’information? Une sorte de synthèse se forme entre l’œuvre originelle et le reste, c’est un peu comme un photogramme, le soleil (qui peut s’apparenter à l’œuvre) et les objets (qui peuvent être les commentaires et annotations diverses) forment l’image finale (soit le contenu de Ligne de Temps, si tant est que ce logiciel puisse descendre dans l’analyse de l’élément discret du film qui est le photogramme).