«Par le Hasard»

Les premiers extraits que Fitoussi nous montre, lors de sa conférence, sont tirés du film Temps japonais. En voyant cette vidéo, je me demande toujours qu’est-ce qui arrive? Ce qui arrive, c’est un accident d’éléments. Il filme ce qu’il voit quotidiennement sans effets spéciaux. Il aborde des questions très profondes sur le sens de la vie, la mort. On peut se remémorer des personnes, qui s’invitent en fantômes. On voyage librement dans le temps à mesure que l’on parle, mais ce temps est problématique et jamais linéaire.
Voici le texte de présentation du film, rédigé par Jean-Charles Fitoussi.
«Adieu les scénarios, adieu l’encre, adieu le papier, les reliures, les dossiers, adieu la littérature: cette caméra miniature m’a permis d’écrire directement avec des images et des sons, sans préalable. Le film est dès son commencement purement images et purement son. Et le cinéaste se trouve dans la position du peintre, du musicien ou de l’écrivain: seul avec sa matière, toile, partition, ou page blanche. Par d’étranges chemins, le dernier cri technologique (d’ailleurs déjà périmé) rejoint le cinéma des origines, quand on partait filmer avec deux idées en tête, dont celle d’improviser sur place — le vieux cinématographe, des burlesques américains aux avant-gardes russes.
Liberté, liberté chérie…”

SHIN Hye Jung