Le cinéma en relief est-il l’avenir du cinéma?

Le 29 octobre 2008, la première conférence de l’observatoire des nouveaux médias est présentée par Anthony Huerta, directeur artistique spécialiste de la 3D. Fruit du hasard, le film en relief  Fly me to the moon auquel il a participé sort en salle ce jour même. Anthony Huerta commence par nous rappeler la place importante que prend l’image dans notre société technologique: nos téléphones portables ou home-cinéma donnent une accessibilité aux films plus facile que la salle de cinéma. Le cinéma en relief demande un dispositif plus lourd pour la visualisation et ne peut pas être projeté pour le moment sur nos appareils individuels. Suit une énumération et présentation de différents films en relief et de leurs techniques de réalisation.

La mine du diable, un ride ou cinéma dynamique de quatre minutes destiné aux parcs d’attractions. Les rides ce sont ces capsules futuristes à l’intérieur desquelles les sièges bougent en fonction des actions à l’écran. Cette machine amusante était à la base un matériel de simulation très sérieux utilisé par l’armée.
On apprend ainsi que Star Wars a été remasterisé pour la 3D ainsi que Terminator et Spiderman deux perles selon les amateurs de ce style de cinéma. Mais ces films n’avaient-ils pas déjà touché le grand public lors de leur sortie au cinéma à plat? Les versions en relief, mis a part celui-ci, proposent aux spectateurs des effets appelés 4D dans le jargon spécifique c’est à dire des sièges aptes à donner encore plus de sensations en envoyant des jets d’air et d’eau ou encore en employant des acteurs-cascadeurs vivants qui se substituent aux personnages à l’écran.
PandaDroom
est un gros projet commandé par wwf auquel Anthony Huerta  a apporté sa contribution en tant que chef décorateur. Ce film sous une apparence naïve a un autre but que le sensationnalisme a tout prix, c’est une attraction pédagogique permettant de sensibiliser les plus ou moins jeunes à des problèmes d’ordre écologique.

Deux extraits de film signés Nwave production, nous sont projetés lors de la conférence et équipés de lunettes bleu et rouge nous pouvons enfin voir le relief.
Le premier extrait de Haunted House plonge le spectateur dans une pérégrination  à travers un château hanté. Celui-ci rencontre au fur et à mesure des épées voulant le trancher en deux, des tigres et des chauves souris le poursuivant. Bref, une succession de moments éprouvants nous attend dans ce film. Les graphismes et l’effet de transparence propre au film en relief sont assez réussis.
Le deuxième extrait du film à l’affiche Fly me to the moon nous est proposé. Le synopsis: trois mouches s’envolent clandestinement avec les astronautes de la mission Apollo 11 et auront la chance de poser la première patte sur la lune. Anthony Huerta nous fait part de son expérience en amont sur le film, le travail de longue haleine pour trouver le bon look des personnages, le respect de l’époque: la fin des années soixante pour les décors et un gros travail de recherche pour rester fidèle d’un point de vue historique à la mission Apollo 11.
Anthony Huerta lors de cette conférence nous a éclairé sur les mécanismes et les technologies propres au relief. La projection des extraits de film était agréable et l’on a pu observer les progrès de la qualité du relief et de certaines productions notamment de la Nwave qui travaillent à réaliser des films plus lents avec une histoire construite et des fonctions pédagogiques. Mais ces films s’inscrivent, pour moi, dans le cadre du simple divertissement et sont destinés principalement aux enfants. Il me semble que nous n’avons pas répondu durant la conférence à la question préalablement posée: le relief est-il l’avenir du cinéma ? Le débat reste ouvert !

La bande annonce du film Fly me to the moon :

Fly Me To The moon – le 29 octobre 2008 au cinéma

Jérémie Degruson à propos du cinéma en relief et de Fly me to the moon :

Dailymotion – Fly me to the moon 3D, une vidéo de asblCinergie. degruson, ben, stassen, nwave, cinergie

Le relief, les écrans géants, le cinéma dynamique par Jerzy Kular :

[ le Relief, les Ecrans Géants, le Cinéma Dynamique – up-3d – Union des Professionnels de la vision 3D ]