Interaction avec l’environnement: le point de vue d’un artiste Taïwanais


Dans la session du 3 décembre de Mobilisable, le thème était les Paysages technologiques, Thierry Davila, dans son intervention «Bodies-city», nous a proposé beaucoup d’artistes. Un de ces artistes est un  Taïwanais, Kuang-Yu Tsui qui a été présenté brièvement. Ici, je détaille un peu plus ses œuvres. Kuang-Yu Tsui est né en 1974 à Taïwan. A partir de 1996, il fait quelques séries de vidéo-performances enregistrées directement dans des environnements où les scènes se déroulent dans des villes différentes. Il recherche la règle et l’habitude du corps dans la vie quotidienne, il explore le contact de son corps, intervient et interagit avec l’environnement.

Dans la série Eighteen Copper Guardians in Shao-Lin Temple and Penetration en 2001, la tête de Kuang-Yu Tsui heurte un mur, une sculpture, une voiture, une rame du métro, un arbre dans une rue ou une vache… des choses publiques. Cela a l’air d’une action très ennuyeuse et absurde, mais en fait, cela est une métaphore pour l’environnement divers de la vie. L’action d’impact par son corps ne pénètre pas l’objet physique, par contre il reçoit une réaction, un contrecoup. Cela représente la réaction et l’antinomie entre le corps avec l’environnement, cela aussi suggère la situation des gens qui se heurtent à des système divers et les règles diverses de la société rationnelle. Dans cette série, son corps devient un objet esthétique, il utilise les mots clés <épiderme>,<le procédé expéditif>,<la pénétration> qui accompagnent le geste et la performance amusante et sociale. En fait, il a l’intention de dévoiler une réalité dans la vie quotidienne. Ces actions dans les environnements des vidéo-performances de Kuang-Yu Tsui suscitent un sentiment d’absurdité immédiate. Les éléments se répètent et changent sans cesse, ils ont l’air injustifiés, inaptes, risibles, drôles et irrationnels, mais ils nous font réfléchir profondément sur notre vie.

Dans son autre série d’œuvres, The Shortcut to the Systematic Life: Invisible City en 2007, il voyageait souvent, de Taipei à London, Amsterdam et Liverpool…. Cette œuvre le fait réfléchir sur le parcours de ses voyages, et  le fait aussi réfléchir sur les différentes habitudes et cultures des gens dans ces différentes villes. Il essaye de jouer le rôle de touriste ou d’étranger, et porte la culture de son pays, son point de vue pour voir subjectivement toutes les choses et ses habitudes pour pénétrer des nouvelles villes. Cela suscite beaucoup de méprises et de conflits en raison de la disparité des différentes cultures. Il parcourt quelques villes et il utilise ces points de méprise et de conflit pour expliquer les choses dont les gens ont l’habitude. Il y a beaucoup d’explications absurdes et déplacées. Par exemple, il tente d’utiliser l’eau et l’interprète dans Amsterdam. Son corps est au niveau de la mer, il porte un vêtement duquel  l’eau fuit à différentes hauteurs de trous. Quand il marche dans tous les coins de cette ville, l’eau jaillit en différents hauteurs en fonction de la hauteur topographique, cela fait apparaître la hauteur du niveau de la mer. L’autre œuvre de Kuang-Yu Tsui le montre en train de jouer au golf sur le gazon d’un jardin public, de jeter une boule de bowling sur un groupe de pigeons, de placer un tapis rouge sur le passage piéton pour que les passants marchent comme les supers stars, ou encore de brandir un drapeau à damiers (le drapeau pour les courses d’autos ) dans la rue quand le feu de circulation en rouge passe au vert et que des voitures commencent à accélérer. Il arrive dans chaque ville, et tente d’en découvrir les différentes cultures et habitudes, et en plus, il crée des situations conflictuelles pour relever et subvertir les conventions sociales. Il bouleverse le réel pour provoquer notre attention et réfléchir aux habitudes de vie dans la ville moderne.

En bref, les œuvres de Kuang-Yu Tsui se moquent et satirisent la vie léthargique des gens dans la ville moderne. Ses performances installent aussi des actions déplacées dans la ville moderne.

Le site de référence :
http://tw.youtube.com/watch?v=MCSgXc2yd8s&feature=related