L’art contemporain et son public

Francesco Jodice artiste photographe et cinéaste né a à Naples en 1967, il a obtenu son diplôme d’architecture en 1996 et puis il a entamé sa carrière artistique. L’une des problématiques posées dans cette conférence est la relation entre global et local; Francesco est un artiste qui s’inspire dans son travail, de son époque, des problèmes sociopolitiques de la société. Pour lui l’art est une arme qui sert à dénoncer les abus et communiquer entre nous; il utilise les nouvelles technologies telles que la vidéo de manière à atteindre un public large afin de toucher et intégrer un maximum de gens. Il a voulu faire un art accessible à tout le monde, un art où les gens peuvent participer, et ne pas se contenter de regarder. A travers  Multiplicity, ce  projet qui réunit 78 artistes qui voyagent et travaillent ensemble à l’aide des nouvelles technologies,Francesco fait sortir l’art des musées et de l’exposition pour se déplacer, le partager avec d’autres artistes pour faire une sorte de réseau de communication européen ou la question principale était «que va devenir l’Europe?»
Francesco Jodie s’intéresse à la question de l’art et la politique, un art qui s’inspire du quotidien et du vécu, pour lui la question était comment intégrer le public  dans l’art; il a voulu dépasser le stéréotype du spectateur passif qui regarde et critique l’œuvre du loin; il a cherché à faire du spectateur une partie de l’œuvre et de l’art ou de «la culture», comme il l’a dit, une matière accessible à tout le monde non seulement à une élite ou à un même public.
L’artiste a voulu attirer notre attention sur le rôle de l’art et des nouvelles  technologies dans notre vie à l’impact de la photographie qui immortalise l’instant et scandalise l’acte s’il le faut, à tout ce que les vidéos et les photos sont capable de faire et d’évoquer de nos jours; une approche que je trouve intéressante et intelligente surtout en questionnant la relation de l’art avec le public  à travers sa dernière vidéo Sao Paolo montrée à la conférence.

Abir Belaid