Face à l’art du strict

Inspiré d’une des œuvres de Guillaume Pinard (artiste éminemment interdisciplinaire vit et travaille à Toulouse), l’extrait de l’exposition Tomate (voir le lien d’image: http://www.arpla.fr/odnm/wp-content/uploads/2011/01/vuetomate.jpg)
C’est en empruntant à l’esthétique de l’enfance que Guillaume Pinard s’applique à la tâche et s’aventure dans l’adipeux de l’épreuve à l’huile. Il crée des motifs radiants, exaltés, vifs. De façon volontairement scolaire, il les encadre de perspectives élémentaires et étroites. Il les isole dans une sorte de contenant sans emballage. Ce qui m’intéresse, c’est qu’il a joué sur une composition des peintures à l’huile, de l’installation et de l’espace. Quand on visite cette œuvre, c’est comme entrer dans une image.
Les éléments d’application dans l’œuvre sont stricts comme l’art de l’ordinateur. En utilisant une tablette graphique, souris et scanner, etc. pour créer sur l’écran de l’ordinateur. Dans ce cas là, un mot ressort dans ma tête: strictement de l‘art. Quand peut-on parler d’une œuvre stricte?
Du point de vue esthétique, l’art du strict est produit par l’activité créatrice du monde. C’est le fantasme de l’esthétique ayant surmonté le caractère naturel.

Jiacai Liu