Xavier Boissarie – la frontière équivoque entre la réalité et la virtualité

«La définition ontologique de la notion de dispositif signifie que le résultat extrait de la nature. Conséquemment, le dispositif est une partie de la culture, et on peut percevoir cette culture à travers de ce dispositif.» Vilem Flusser

L’espace virtuel, qui a été considéré comme une scène imaginaire pour une autre vie de la conscience humaine, s’incarne avec plus de force dans cette époque moderne multimédia de par l’évolution de la technologie. Cet espace virtuel a fini par inclure divers sens encore plus réalistes que la réalité propre.
Représenté par un dispositif technique, il est profondément lié à notre vie actuelle, et même le corps humain dépend déjà de cet espace alors que nous ne le percevons pas. En exagérant l’expression, l’espace virtuel a tendance à démolir la frontière entre la perception et la connaissance de l’humain car ce qui est considéré comme irréel est plus réel que la réalité. L’humain et le dispositif sont l’un comme l’autre des produits de la nature ainsi que d’une partie de la culture. Donc tous les accompagnements créés par l’appareil sont des éléments importants qui construisent le monde culturel.
Il semble que Xavier Boissarie recherche la direction d’un développement harmonieux et équilibré à travers une corrélation parmi ces trois éléments: l’humain, la technologie et la culture. Xavier Boissarie a fondé la société Orbe qui est composée de game-designers, ingénieurs et artistes. A travers cette société, Boissarie travaille en donnant la primauté à la géolocalisation, et tente une expérience sur les représentations cartographiques dynamiques et interactives. En outre, il s’empare de supports mobiles dans une tentative d’hybridation des espaces tangibles et numériques selon différentes modalités: Avignon, Paysages du Festival, Topophonie Mobile.
Boissarie est un concepteur qui s’est spécialisé, en tant que game-designer, dans tout ce qui concerne les images trois dimensions temps réel. Depuis l’apparition de la Réalité vituelle, les gens se sont particulièrement intéressés à l’interaction en trois dimensions. L’interaction peut être définie comme étant un langage de communication entre l’homme et la machine. Dans ce sens, une investigation de l’interaction du média  est essentielle. Boissarie travaille en se focalisant sur la liaison organique entre l’humain et l’appareil. Dans un esprit d’urbanisme  incluant une grande quantité d’informations désordonnées et le changement de la notion de l’espace individu, il analyse le sens de l’immense transformation spatiale causée par l’élargissement de l’expérience.
En me souvenant de l’image de l’évolution de l’homme qu’il nous a montré au début de sa présentation, j’imagine que le portrait de l’homme, dans l’avenir proche proposé par Xavier Boissarie, serait dépeint sous la forme des  nouvelles technologies qui se renouvellent de jour en jour.

Hangki Min