Le réseau social et l’exposition virtuelle dans l’art contemporain

Dans les années 2000, Francesco Jodice, architecte, photographe et cinéaste, commence son premier projet, Multiplicity, un réseau de communication pour les artistes, architectes et urbanistes européens. Pour la communication, ils ont utilisé l’internet de cette époque-là. En réalisant The Morocco Affaire, USE, et What we want, vaste étude déclinée sur vingt-quatre sites européens il oriente le propos vers ce qui est déjà construit et réapproprié par les habitants eux-mêmes, il s’interroge et recherche un nouveau concept du musée, par un échange d’idées au sein de ce groupe de communicants. Pour les recherches dans un autre domaine, celui de l’art dans les relations internationales, il a créé le collectif Zapruder, en 2004, une interface à application graphique pour la création de nouveaux scénarios. Il considère que la notion d’art contemporain est d’abord basée sur la communication et la création communautaire. Il se demande toujours comment unir les masses et l’art? Quels processus peuvent participer à la communication ? sur la problématique «Quel est l’art dans la société aujourd’hui?»  Pour lui, en tant que photographe et cinéaste, en réalisant la pièce City Tellers, en 2006 et Global Cities en 2007 avec la Tate Modern, il  sent la puissance et le pouvoir des masses et il affirme la nécessité de l’évolution du système dans le monde avec une vision globale comme Building net work. Pour lui, l’art est une recherche du savoir et, avec différentes perspectives, tous les genres artistiques vont se développer.
Quand il a décrit son New public art space dans la conférence, je me rappelle le Guggenheim Virtual Museum. «L’architecture de la masse totale en charge est une et entièrement navigable en temps réel comme une entité interactive à trois dimensions. Le Solomon R. Guggenheim Museum a chargé le cabinet de New York Asymptote architectes de concevoir et mettre en œuvre un nouveau musée Guggenheim dans le cyberespace. (1) Ce projet est déjà commencé en 2001, et propose la navigation en trois dimensions des entités géographiques accessibles sur l’Internet. Lorsque je vois cette nouveauté, je pense que le Guggenheim Museum Virtual deviendra le premier bâtiment virtuel important du 21e siècle avec son espace d’information de l’art et de l’architecture.»
Désormais, les espaces, et les objets peuvent être construits, expérimentés et manipulés sur un réseau mondial. Les système socio-techniques travaillent également à l’analyse des réseaux et se concentrent sur les relations entre les individus, les institutions, les objets et les technologies. Les réseaux sociaux consacrés à l’art sont aujourd’hui peu nombreux. Mais, comme ils recherchent  et s’interrogent  toujours comment sur le meilleur moyen pour offrir l’art à tous, le réseau social est actuellement le lieu virtuel idéal pour se retrouver sur un thème particulier.

(1) http://www.arcspace.com/architects/asymptote/Guggenheim

Myoung Heui Ryu