La mobilité dans l’art, l’art dans le réel


Francis Alÿs

Pour la dernière session de Mobilisable le 3 décembre, la première séquence Paysages Technologiques a été abordée par Thierry Davila, conservateur au Mamco de Genève, Esther Polak, artiste et Pascal Amphoux, architecte et géographe et modérée par Andrea Urlberger.
Particulièrement dans l’intervention de Thierry Davila on a perçu la mobilité présente dans l´art actuel. Il a montré des travaux d’artistes qui travaillent avec la mobilité corporelle dans la ville comme point de départ pour réaliser une œuvre, et parvenir à insérer un geste dans cet espace.
On a vu des œuvres de Francis Alÿs, Gabriel Orozco, Sergio Prego, Mona Hatoum entre autres, comme des exemples d’interventions qui prennent la ville comme le matériel pour créer. Ils comprennent le monde comme un vide à remplir avec des œuvres inspirées sur le réel où ils existent et habitent. Ainsi, ils cherchent à laisser une marque, et en même temps ils montrent une manière différente de se mobiliser dans le monde.
Dans les artistes que Davila nous a montrés, on a pu voir des petites actions qui expriment une condition à l’intérieur de la ville, et avec ce «geste» fait par les artistes ils nous montrent une position physique, philosophique et politique sur l’espace. Actions, qu’aujourd’hui avec des nouveaux outils, peuvent fonctionner de manières différentes.
Il est intéressant de voir comment la mobilité s’applique à l’art, et avec elle comment l’art s’insère dans le réel, dans la ville ou l’espace quotidien des personnes. Chez certains artistes, c’est le milieu qui donne la base de leurs travaux, ainsi l’œuvre est une réponse à leur environnement, un dialogue avec leur réalité.