Mohamed Bourouissa. Temps mort, Légende.

De nos jours, l’art contomporain s’exprime de manières très variées et nous ouvre les yeux sur la réalité. Dans le film Temps mort réalisé en 2009 (dv couleur, 18 mn, production Le Fresnoy / Galerie Les Filles du Calvaire) (1), Mohamed  Bourouissa traite un sujet de l’histoire personnelle de son ami, lors de sa période en prison. L’artiste lui demande d’enregistrer d’un point de vue documentaire pendant quelque mois sa vie quotidienne en prison avec son téléphone portable. Lorsque Mohamed Bourouissa reçoit ses images, il réalise des dessins et élabore un scénario et une mise en scène à son film que son ami tournera selon ses propres indications. En suivant ce processus de réalisation, il affirme sa place d’auteur. Présentée comme une pièce photographique, il insiste ici sur le pouvoir de l’image, extraite d’une histoire personnelle. Comment le spectateur va-t-il recevoir le réalisme et le caractère politique de l’image?

Cette idée de dévoiler le réel privé d’un individu à des gens extérieurs à cet environnement m’évoque le travail de l’artiste Nikki S. Lee qui intègre et se fond dans un groupe social en revêtant leur même costume et en adaptant leurs mœurs. Elle essaie ainsi de retrouver sa place et son identité dans sa relation et sa confrontation aux autres. (2)


Nikki S. Lee, The Hip Hop Project, 2001, c-print on aluminium.
Courtesy: Leslie Tonkonow Artworks and Projects, New York.


The Seniors Project.

Sites Internet:

(1) http://www.arpla.fr/odnm/?page_id=9198 (consulté le 30 janvier 2011)
(2) http://www.saatchi-gallery.co.uk/blogon/art_news/last_chance_nikki_s_lee_at_gak_aktuelle_kunst_ev_bremen/3742 (consulté le 30 janvier 2011)
(3) http://iwanttowearit.blogspot.com/2009_11_01_archive.html (consulté le 30 janvier 2011)

Su Min Bhin