La lumière d’UVA
Article publié le : Mardi 9 juin 2009. Rédigé par : Hye Jung ShinLe luminaire n’est pas seulement fait pour éclairer. C’est comme une sculpture. Ainsi des installations du groupe United Visuals Artists, elles induisent une réflexion sur les relations entre les arts visuels, la musique et l’architecture. Un des principes de base de l’art visuel, la lumière comme médium, prend beaucoup de formes. Les installations légères jouent souvent de la nature captivante de la luminescence. La lumière est le matériau essentiel du visible. Surtout, il faut le souligner, un art spécifique de la lumière tend à s’affirmer qui utilise la lumière comme matériau et comme objet principal: non pas transitivement, pour éclairer, écrire au néon, projeter des images ou figurer les conditions d’exposition, mais intransitivement, pour explorer ses qualités et son potentiel esthétiques propres.
Face à cette autonomisation de la lumière dans les arts plastiques, on pourra également interroger des phénomènes comparables dans les arts de l’éclairage. Ces pratiques artistiques qui ont la lumière pour matériau et pour objet découlent elles-mêmes d’évolutions liées à la modernité technologique et artistique. Depuis l’avènement de l’électricité, elles se sont développées dans les arts vivants et dans l’espace public. Quels sont les enjeux (esthétiques, politiques, symboliques) de cette exploration d’un matériau et de formes artistiques inédits? Où se situe la nouveauté de ces pratiques? En quoi remettent-elles en cause ou prolongent-elles des paradigmes esthétiques anciens? Quelles sont leurs relations avec le domaine des arts plastiques?
On interrogera donc les diverses manières dont la lumière intervient dans la création, la conception, et la perception des œuvres d’art, mais aussi comme un moyen, pour les artistes, de déterminer les conditions de possibilité de nos expériences esthétiques et esthésiques, et donc de façonner notre rapport au monde autant que notre rapport à l’œuvre…
Hye Jung Shin








