-- Observatoire des nouveaux médias » 13e conférence

Masaki Fujihata: la plante et l’art

Article publié le : mercredi 11 février 2009. Rédigé par : Dong Eun Ma

À cette conférence, je me suis surtout intéressée à Orchisoid, 2001 de Fujihata. Parce qu’on ne pouvait pas imaginer voir la réaction des plantes assistées par un ordinateur dans le passé. Bien sûr, j’ai souvent vu un diagramme de l’ondulation pour le son ou le battement du cœur, mais c’était la première fois que je voyais le diagramme d’une plante. Puis, je pouvais ressentir que la plante était un objet vivant, quand j’ai vu les spectres des vibrations sur l’écran avec les réactions variées émises par les capteurs. Grâce travers ce système, j’ai pu voir les spectres plus dynamiques que j’avais imaginé et vraiment pu penser que la réaction des plantes correspondait à l’émotion des humains, même si c’était différent.
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art total

Article publié le : mardi 3 février 2009. Rédigé par : Anuta Varsta

L’art numérique et l’opéra: Bill Viola, Peter Sellars et Richard Wagner
L’un des très impressionnants événements de l’année 2008 a été le spectacle d’opéra Tristan et Isolde, de Wagner, réalisé par Peter Sellars et Bill Viola. En parallèle avec les événements de Ensad, où l’on parle de médias et d’art contemporain, aussi le spectacle à l’opéra Bastille est «total».
On connaît le concept de Gesamtkunstwerk, inventé par Wagner en 1850 et qui peut être traduits par «œuvre d’art total». Comment aborder en 2008 «l’œuvre d’art total» une des réponses est dans ce spectacle qui inclut la musique, le jeu de scène (théâtre) et la vidéo.
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L’espace en rêve

Article publié le : dimanche 1 février 2009. Rédigé par : Hao Wu


Avant la chute de la dynastie des Qing au début du 20e siècle, la Cité Interdite est perçue par les Chinois comme un lieu empreint de mysticité. Personne ne sait ce qui s’y passe. Au sein de la collection de la Bibliothèque Nationale de France, il est possible de trouver d’anciennes cartes de Pékin mais pas d’images ou de détails sur la Cité Interdite. De même, même s’il est possible avec les moyens technologiques d’aujourd’hui de visualiser sur Google Earth certains bâtiments avec une certaine précision, il reste toujours difficile de trouver des images du Zhong Nanhai, lieu jouxtant la Cité Interdite et siège du gouvernement de la République de Chine. En 2000, le Président des Etats-Unis, Bill Clinton, lève l’interdiction d’utiliser les images satellites qui étaient jusque là réservées aux militaires. Toutefois, après le 11 septembre 2001, G.W. Bush limite cette autorisation en excluant les sites militaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Aujourd’hui, même si nous pouvons trouver certaines images de sites militaires, celles-ci ont peut-être été modifiées, falsifiées ou prises il y a plusieurs années.

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Masaki Fujihata : Chez soi mobile

Article publié le : mardi 20 janvier 2009. Rédigé par : Adriana Pessolato

Fujihata demande à plusieurs personnes étrangères résidant et travaillant à Genève, où elles trouvent un peu de «chez soi» dans cette ville. Avec Landing Home Project in Geneva l’artiste propose une  expérience de partage.  C’est un  partage d’abord d’un «chez soi» à travers des entretiens et en même temps, le partage de l’espace où l’articulation de la caméra panoramique et de la projection vidéo en relief crée une immersion, —façon particulière d’insérer le spectateur dans les lieux représentés.  Cela commence par les lunettes, des lentilles grises qui nous invitent à nous immerger dans les images, après une plongée dans la recherche d’un chez soi qui dépasse les frontières d’un endroit fixé dans un pays. D’une certaine façon, cette installation nous parle de la recherche d’un chez soi mobile. Une proposition d’habiter l’espace-temps autrement. Où l’intérieur et l’extérieur se mélangent et le résultat se présente dans une configuration intéressante, dont la vidéo relief est utilisée pour renforcer l’aspect itinérant: les images ne se limitent plus à l’espace de l’écran. Toujours dans l’aspect de la mobilité, quelques entretiens se font en marchant, le «chez soi» se retrouve dans la condition transitoire, et le spectateur est lui aussi dans un espace habité par la vidéo qui bouge et change tout le temps. L’image n’est pas fixée, l’écran est élargi et les images s’étalent autour du spectateur.  Une expérience de déconstruction.
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Mobilisable: l’exposition

Article publié le : lundi 19 janvier 2009. Rédigé par : Kamal Khati

Dans l’exposition intitulée Mobilisable, Masaki Fujihata n’a pas hésité a puiser dans les progrès de la technologie, pour les adhérer à une démarche purement artistique afin de faire éclore son idée. L’idée de la mobilité, qui dans un climat où s’affrontent déjà le moderne et le contemporain, se mêlent en plus les nouveaux médias dont le numérique,  la vidéo, le GPS et toutes sortes de caméras, grâce auxquels, en partie, l’artiste a tenté de nous révéler l’omniprésence de la mobilité dans notre vie. Pour cela, l’espace de l’exposition ainsi que l’exposition elle-même ont été ménagés de manière à rappeler spontanément aux visiteurs le mouvement dans toute sa progression et sa diversité au point de montrer que même les plantes ressentent, soit possèdent le désir de mobilité, et ce, pour enfin mettre mieux en évidence la mobilité dont jouissent les êtres vivants en général, et donc faire sentir la place considérable qu’occupe celle-ci dans la vie de tous les jours.

Kamal Khati

Masaki Fujihata: mobilité, invention technologique et invention artistique

Article publié le : dimanche 18 janvier 2009. Rédigé par : Karolina Bierdziewska


Morel’s Panorama

Dans la conférence Mobilité, invention technologique et invention artistique, le chercheur et artiste japonais Masaki Fujihata nous fait interroger les relations entre la technologie et l’art. En 1992 il découvre le GPS (Global Positioning System), et deux ans plus tard, il monte son premier projet Impressing Velocity-Mount Fuji . C’est dans ce projet que l’on voit que les techniques sont riches de possibilités. On peut les enrichir en les faisant travailler dans un contexte d’association: dans le cadre du projet Landing Home in Geneva (2005), une caméra vidéo panoramique est associée un GPS. Il faut découvrir ces possibilités dans les dispositifs techniques et ce sont les artistes qui sont «découvreurs», comme est Fujihata. A l’Ensad, on a pu voir  ce projet: on est équipé en lunettes polarisantes qui font voir en relief les lignes du trajet GPS et les vidéos présentant les images enregistrées pendant ses visites-interviews de personnes étrangères résidant à Genève.
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L’interactivité dans les œuvres de Masaki Fujihata

Article publié le : dimanche 18 janvier 2009. Rédigé par : Hui Li

Les recherches de Masaki Fujihata, présentées lors du colloque Mobilisable à l’ENSAD nous permettent de pénétrer l’univers des nouveaux médias en nous interrogeant sur la question relative à l’invention technologique ainsi qu’à l’invention artistique. Les nouveaux médias se présentent non seulement comme un support de présentation mais ils peuvent tout aussi bien inspirer et influencer la créativité de l’ artiste. C’est une interactivité entre l’artiste et les nouveaux médias matérialisée par la conduite de cette technique. Cette interactivité se produit non seulement entre l’artiste et les nouveaux médias, mais aussi entre l’œuvre et le spectateur.Il s’agit non pas simplement de mettre les médias dans l’art mais aussi de tenter des expérimentation, des inventions technologiques.
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art_japo

Article publié le : samedi 17 janvier 2009. Rédigé par : Anuta Varsta

Masaki Fujihata
La rencontre avec l’artiste et professeur M. Fujihata a été comme une introduction privilégiée au vernissage de l’exposition. Un des premiers artistes à utiliser le GPS en art, Fujihata a présenté à l’Ensad une partie de son parcours, les thèmes auxquels il s’intéresse et son projet Orchisoid qui peut-être est abandonné pour le moment mais qui s’inscrit dans un projet de 10 000 ans…
La dimension presque irréelle de son œuvre, les images d’une dimension qui sort de la technique et qui se présente comme très fragile parfois, relève dans le travail de Fujihata d’une attention, d’une prédilection pour de nouveaux instruments en art sans oublier la poésie, le sens profond de l’esprit. On peut le voir déjà dans son œuvre Impressing Velocity qui consiste à escalader la montagne Fuji avec un GPS, une caméra 8 mm, et un ordinateur portable. La vision donnée par l’instrument GPS est utilisée et structurée par l’artiste qui réalise une série d’images créées avec cette machine qui mesure et qui donne une vision d’ensemble de la montagne. La perception de son corps, de sa présence sur un lieu est transformée dans une vision 360° et calculée en rapport avec le mouvement de son corps dans cette expédition. «Deforming the form of Fuji in according with speed of moment»; «je vois l’art des médias non pas tant comme celui qui “utilise” les nouveaux médias mais comme une créativité appliquée à fabriquer ces médias» dit M.Fujihata.
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Hyper-nature

Article publié le : jeudi 15 janvier 2009. Rédigé par : Anh Tuyet Do

Orchisoid, installation de Masaki Fujihata, m’a fait penser au Plantes et fleurs virtuelles de Miguel Chevalier. Deux attitudes envers les nouvelles technologies qui inspirent de nouvelles découvertes dans l’art.  Normalement, lors qu’on parle du préfixe «hyper», on pense aux choses supérieures, extraordinaires, donc je pense que le nom «hyper-nature» est approprié pour ces deux œuvres puisque ce sont des applications d’inventions scientifiques.

Si Orchisoid de Masaki Fujihata tente d’humaniser une simple fleur, des détecteurs sont placés sur l’orchidée et un ordinateur retranscrit sur un écran ce qu’elle ressent, les Plantes et fleurs de Miguel Chevalier sont humanisées également, mais par des mouvements en temps réel grâce aux interactions extérieures (la méthode est différente).


Orchisoid
, installation de Masaki Fujihata


Plantes et fleurs virtuelles de Miguel Chevalier
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A la recherche d’Affecti nouveaux de Masaki Fujihata

Article publié le : mercredi 7 janvier 2009. Rédigé par : Hye-Young Seon

Que cherche Masaki Fujihata dans l’installation Orchisoid (2001-2005)? Une recherche de communication avec le monde végétal par le biais de la technologie pointue? Ou autre chose? Linvention technologique peut être invention artistique dans la mesure où celle-là dans celle-ci agence des figures nouvelles, cest-à-dire crée des affects. Citons une phrase de Guattari/Deleuze :

«Une saison, un hiver, un été, une heure, une date ont une individualité parfaite et qui ne manque de rien, bien quelle ne se confonde pas avec celle dune chose ou dun sujet. Ce sont des heccéités, en ce sens que tout y est rapport de mouvement et de repos entre molécules ou particules, pouvoir daffecter et d’être affecté.» (Mille Plateaux, Minuit, 1980, p.318)

Masaki Fujihata , en utilisant divers matériaux, essaye de créer des heccéités qui sont matrices dun Réel nouveau. De celui-ci se produisent l’accidentel, l’éphémère, l’invisible, l’observable, la fantasmagorie, l’histoire… Sa démarche artistique essaye donc de saisir un bloc de formes, un soupir; un sourire, un retour au repos, etc. à travers les jeux déplacés et tendus. Ici linvention technologique et linvention artistique tendent vers une individuation sans sujet. Ainsi l’expérimentation de Masaki Fujihata est en plein cœur de lart contemporain.
Hye-Young Seon