-- Observatoire des nouveaux médias » 36e conférence

Carte blanche

Article publié le : mardi 1 février 2011. Rédigé par : Azadeh Babaii Fard

Étienne Mineur est un artiste, magicien, chercheur et inventeur très curieux, qui ose expérimenter, qui aime bien s’amuser et jouer. Les réflexions qu’il nous a livrées au cours de la conférence nous ont permis d’entrevoir une esthétique à mi-chemin entre tradition et modernité. Étienne Mineur est un artiste qui semble parfaitement à l’aise avec les techniques numériques les plus avancées tout en faisant l’éloge des matériaux les plus classiques. Nulle nostalgie cependant dans son propos, nulle volonté de revenir à la période où l’ordinateur ne régnait pas encore en maître, mais une aspiration à croiser, de manière fort ingénieuse le Low Tech et le High Tech. Il est clair qu’à la vue du travail d’Étienne Mineur, l’aspect artistique l’emporte nettement sur l’aspect commercial, ce qui n’est pas un moindre fait pour un graphiste-designer qui propose ses services à des entreprises. Certes, l’artiste a dû se plier aux impératifs commerciaux qui correspondent à sa profession, mais il a eu la chance de travailler sous la direction du couturier japonais Issey Miyake. Ce dernier, commanditaire pendant sept ans auprès d’Étienne Mineur, semble avoir été relativement peu préoccupé par la dimension marketing du site qui présente ses collections. On pourrait presque dire qu’Issey Miyake a été le mécène d’Étienne Mineur car, en lui laissant carte blanche dans son travail d’artiste, il lui a permis d’explorer des voies originales.

Tout se passe comme si Étienne Mineur défendait une esthétique de la découverte. Elle se traduit par une authenticité du rapport avec l’œuvre (par l’unicité et l’irréversibilité de ce rapport: page web blanche à la deuxième consultation du site de Miyake, livre qui s’autodétruit au bout de vingt minutes). C’est aussi la farine ou le sable qui s’écartent sous le souffle du visiteur, ce même visiteur à qui il est laissé le loisir de flâner au fil de la collection, sans un clic. On notera une étrange similitude entre les taches qui permettent de découvrir les mannequins et celles qui «mangent» le livre, dans un processus inversé.

Étienne Mineur nous rappelle que la découverte d’une œuvre est primordiale: c’est le premier contact entre le spectateur et l’œuvre qui importe véritablement. L’artiste cherche sans doute à revenir à une vérité fondatrice que le développement formidable d’internet a émoussée.

Azadeh Babaii Fard

La vie dans un livre

Article publié le : lundi 31 janvier 2011. Rédigé par : Zeinab Sedaghat

On constate un développement considérable dans le domaine de la communication en ce qui concerne l’amélioration et les méthodes de transfert de l’information, qui  est motivé par la demande humaine. Le  livre joue  un principal rôle dans la satisfaction nos besoins. Cependant, aujourd’hui le livre change de forme, d’une lecture simple à un objet d’expérience. Sous cet angle, nous avons d’une part l’auteur qui souhaite renforcer les relations  entre les lecteurs et son livre par la recherche d’un bon sujet, et d’autre part les éditeurs. La plupart des artistes contemporains ont une réflexion technique et théorique différentes sur l’édition des livres depuis l’expansion de l’internet et l’intégration de l’ordinateur dans le champ de l’art.

Étienne Mineur, diplômé de l’ENSAD en 1992 est un artiste multimédia qui explore différents supports numériques  pour gagner ce but. Chronologiquement, ses œuvres nous montrent bien son processus à travers la numérisation jusqu’à sa dernière œuvre. Au travers de ses expériences dans le domaine de l’édition des livres, il cherche le moyen approprié pour expérimenter et avancer dans de multiples formes de livre. Il a eu beaucoup d’expériences dans les domaines artistiques: arts plastiques, graphic design et aussi art numérique. Ce qui signifie qu’il est beaucoup expérimenté dans ces différents domaines. En effet parmi  ses  expériences des six mois derniers, on peut trouver notamment un livre qui est  programmé. Ce livre est imprimé avec des encres thermosensibles qui ont la capacité d’apparaître ou de disparaitre à une température donnée. Le suivant s’appelle Voyage dans la lune et histoire comique des états et empires du soleil, de Cyrano de Bergerac: un livre dont le texte se rattache à son sujet, en se noircissant de manière progressive au cours de la lecture. Le livre est réalisé en papier fax thermique, une résistance est insérée dans la reliure et à partir du moment où on l’ouvre, le papier se chauffe doucement et ensuite brûle et noircit. C’est une intéressante  technique pour associer  le physique de l’objet à la réalité du sujet. Par ailleurs cette idée de faire apparaître ou disparaître des éléments d’un livre a progressé dans ses prochains travaux.

Il profite des  événements  routiniers comme la façon  dont un enfant  joue avec un téléphone portable  dans  un livre intitulé  The Night of the Living Dead Pixels, sur le principe du livre dont vous êtes le héros. Livre pliable à lecture multiple + Iphone + QR codes. En situant l’écran du téléphone portable  en haut du livre, on  peut  connaître le temps de lecture ainsi que le parcours effectué. A la fin de chapitre il y a toujours  une vidéo différente, parce qu’il connaît le parcours et le temps de lecture qu’il a assistés.

Les œuvres d’Étienne Mineur sont  très intéressantes, c’est une proposition très expérimentale, innovante à tous points de vue, surtout en termes de création avec de nouveaux médias. L’essentiel de son travail présente une esthétique numérique très expérimentale, il utilise particulièrement la programmation multimédia.

Zeinab Sedaghat

Questionnement sur notre relation avec l’objet

Article publié le : lundi 31 janvier 2011. Rédigé par : Abir Belaid

Etienne Mineur nous a présenté quelque travaux. Il a travaillé sur plusieurs concepts et projets différents qui surprennent par l’originalité et les concepts décalés: dans une première étape, il a présenté un site où il fallait juste souffler sur l’écran pour passer d’une image à une autre, et où l’idée principale est de travailler avec des vrai matériaux et d’éviter de toucher le clavier, sur un autre site qui ne s’utilise qu’une seule fois, lors d’une consultation sans possibilité de retour en arrière.
Dans une deuxième étape, il nous a montré ses travaux autour du livre: il a réalisé un projet intitulé le livre qui voulait être un jeu vidéo, un livre qui sait à quelle page vous êtes, il connaît depuis combien de temps il est ouvert et sait distinguer le nord du sud.
A travers ses projets originaux et  même humoristiques, il a questionné notre relation avec les objets, nous qui vivons aujourd’hui entourés d’objet. Etienne mineur a dit «la réalité à travers un écran, un univers virtuel ne m’intéresse pas, il faut partir sur des objets réels, un univers réel»; aujourd’hui eston est dépassé par la technique, le design et les nouvelles technologies? Est-on  en train de créer du design fonctionnel ou demande-t-on à l’homme d’être fonctionnel?
Le design les nouvelles technologies nécessite la réflexion, on s’attache de plus en plus à ces objets, on est passé au tactile: on caresse l’objet et on crée un lien affectif avec lui, on a trop valorisé l’objet et la technologie  au point qu’on se demande aujourd’hui où nous en sommes dans notre rapport aux nouvelles technologies? Etienne Mineur a prouvé que le design n’est pas seulement penser pour faire des objets ou des supports utiles c’est aussi faire des objets qui nous font penser. On peut exploiter l’ampleur que prend le design aujourd’hui pour transmettre des messages et des concepts et questionner sur notre relation avec tout ce qui nous entoure.
Abir Belaid

36. Étienne Mineur. Les éditions volumiques

Article publié le : dimanche 30 janvier 2011. Rédigé par : Su Min Bhin

Le progrès des technologies nous permet désormais de voir se réaliser nos souhaits et rêves personnels. Ils ne sont plus une simple image abstraite. Le monde du numérique nous apporte et aborde des changements dans notre mode de vie quotidenne et des objets habituels. Grâce aux nouvelles technologies, notre vie progresse de plus en plus vite et devient plus facile d’un geste unique. Par exemple, en Corée, nous n’avons plus besoin de clé pour accéder à notre domicile. En posant le bout du doigt sur un bouton de la porte d’entrée, les gens peuvent facilement entrer chez eux après une lecture de l’information personnelle. Dans le domaine de l’art contemporain aussi, les artistes veulent utiliser ces nouvelles technologies dans leurs œuvres et s’exposer ainsi à de multiples possibilités de présentation et d’interprétation.

Lors de sa conférence sur Les éditions volumiques, Étienne Mineur nous présente l’évolution et le processus du livre avec la notion d’hybridation entre la technologie et l’objet. En ce moment, le livre en papier disparaît petit à petit au profit de la naissance de l’E-Book. Mais cet artiste nous offre une belle performance de combinaison entre le livre en papier et le geste tactile. Dans l’un des livres, nous pouvons découvrir et déployer nos sens, le sens du toucher, l’ouïe, et la perception avec l’image. Le système de «ce livre sait à quelle page est son lecteur, il sait depuis combien de temps celui-ci l’a ouvert, il connaît sa position, il a une boussole intérieure. Son principe réside dans l’utilisation de cartes programmables LilyPad Arduino.» (1)

Ces nouvelles techniques offrent de nombreux avantages au lecteur de ce livre: il peut appréhender une nouvelle façon de lire plus vivante avec un geste interactif et aussi développer son imagination. Ce modèle de livre, associé aux nouvelles technologies, nous permettra à l’avenir de penser et d’imaginer une autre fonction du livre évolutif, à la manière de l’E-Book.

Sites Internet :
1. http://www.arpla.fr/odnm/?page_id=8932 (consulté le 29 janvier 2011)
2. http://www.photoeye.com/magazine/blogs/BlogCFC/client/index.cfm/eBooks-Technology-OLPC (consulté le 29 janvier 2011)

Su Min Bhin

Une technologie tangible vue par Etienne Mineur

Article publié le : dimanche 30 janvier 2011. Rédigé par : Saida Mejrissi

La conférence d’Etienne Mineur s’est présentée comme une conférence passionnante pleine de création et d’humour. En premier lieu, le designer, d’ailleurs diplômé et professeur à l’ENSAD, également responsable de cycle de recherche concernant l’identité numérique, a choisi de nous exposer essentiellement face à deux projets différents, aussi intéressant l’un que l’autre. Tout d’abord, il a commencé de  nous présenter deux sites web qu’il a créés pour un designer japonais, Issey Miyake, qui est auteur et designer de vêtements et qui a choisi Etienne pour la création de ses sites web, ainsi que les books. En ce qui concerne le concept sur lequel Etienne s’est basé pour la création du premier site, était celui d’éviter de cliquer à chaque fois pour aller d’une chose à l’autre, il suffisait tout simplement de souffler sur l’écran couvert de poussière pour voir toute la collection; quant au deuxième site, Etienne a opté pour la typographie, un style hight-Tech qui correspondait bien à la nouvelle collection du designer japonais, et l’on voit d’abord une typographie ensuite la collection apparaît en image. Ce qui est amusant et original, est que le site ne doit être utilisé qu’une seule fois. Le fait que le designer japonais lui ait donné une carte blanche, Etienne a pu travailler librement jusqu’à même aller au-delà de la création la plus folle.

Ensuite, Etienne a enchaîné avec son deuxième projet, d’ailleurs sur lequel il travaille encore en collaboration avec Bertrand Duplat, les éditions volumiques. L’idée de ce projet se tourne autour du livre en papier qui est considéré comme une nouvelle plateforme informatique, le papier et son rapport avec les nouvelles technologies et d’essayer de trouver une complémentarité entre le livre en papier et le monde du numérique tout en travaillant sur le concept du livre tangible et connecté et même parfois magique. Etienne nous a montré quelques vidéos de ce projet comme celui du «livre qui voulait être un jeu vidéo». Le principe de ce livre c’est de lire tout en étant guidant, c’est un livre qui commande, qui réagit et qui est assez bizarre. Un autre projet qui met en œuvre un livre magique comme Etienne l’a nommé et qui tourne les pages lui-même. Encore une idée assez amusante, c’est celle d’un livre qu’on doit voir en moins de 20 minutes sinon il s’efface en projetant de l’encre. Et plusieurs de ses différents projets qui s’enchainent à la fois amusants et bizarres et qui se rencontrent tous sur un seul concept, c’est l’idée du passer du numérique au tangible. Etienne pense que c’est mieux de regarder les choses devant soi, de les sentir entre les mains que de les voir à travers un écran.

Le projet des éditions volumiques est un projet amusant, basé sur un concept à la fois simple bizarre mais qui s’avère compliqué en passant à l’étape de la réalisation, en voyant les techniques utilisées. Ceci nous laisse perplexe face à l’avenir du design qui tantôt, essaye d’évoluer et de suivre les nouvelles technologies en s’inspirant des derniers cris, et tantôt, nous donne l’impression qu’il se tourne vers une nostalgie et tente de réconcilier le passé avec l’avenir.

Saida Mejrissi

Visionnaire du design numérique

Article publié le : dimanche 30 janvier 2011. Rédigé par : Aslam Bunnoo

Etienne Mineur est un personnage à part dans ce monde de création numérique grâce à son parcours exceptionnel. Il est le cofondateur et directeur artistique de l’atelier de création Incandescence en 2000 et des éditions volumiques en 2010. Il a aussi été le webdesigner pour Issey Miyake.
Etienne Mineur travaille d’une manière remarquable, il dit avoir une idée au début qui correspond évidemment au message qu’il veut faire passer, ensuite il expérimente les possibilités et finalement le fait essayer par une autre personne pour avoir une perception extérieure et la notion d’usage. Ainsi sa femme ou son enfant peuvent être les premiers à essayer ses créations. Il nous démontre les multiples possibilités du design interactif. Le travail qu’il a réalisé pour Issey Miyake est une œuvre en elle-même car le site peut être vu qu’une fois par consultation sans possibilité de retour sur les pages déjà vues. Donc ceci crée et amplifie la valeur de ce site. Dans cette même idée, il réalise un livre qui s’autodétruit après 20 minutes. Il utilise le papier fax thermique qui réagit avec la chaleur. On a un temps limité pour lire ce livre et là on se donne la peine de le lire avec une toute autre perception. Il se revendique d’être quelqu’un qui utilise le low tech pour l’exploiter au maximum et avoir des résultats bien plus que satisfaisants. En plaçant des capteurs de chaleur, de pression, de mouvement et avec des cartes programmables, il crée un livre qui est plus qu’un jeu vidéo. En quelque sorte, c’est le livre qui est le maître du jeu car c’est lui qui nous commande et si l’on n’obéit pas, il ne réagit plus. Et on est obligé à retourner en arrière.
Pirates est un jeu de plateau traditionnel qu’Etienne Mineur exploite de manière à en changer les règles. Là on est obligé d’utiliser un iPhone comme pion pour jouer ce jeu. Quand au travail intitulé Ballon, on peut le décrire comme quelque chose de magique car c’est un livre qui  tourne ses pages tout seul. Etienne Mineur structure la langage informatique pour créer ses jeux interactifs.
Aslam Bunnoo

Les actes de lecture

Article publié le : samedi 29 janvier 2011. Rédigé par : Yu-Ta Lin

De livre en livre – La thématique de recherche sur le livre est au centre du travail dÉtienne Mineur et grâce aux livres interactifs, il a réussi à focaliser l’attention du spectateur sur les actes de lecture dans son livre Le livre qui voulait être un jeu vidéo et propose une rencontre inédite entre le réel et le virtuel dans son livre Ballon. Une nouvelle plateforme informatique des livres traque non le visible mais le visuel, non «ce qui se donne à voir» mais le symptôme de ce qui devrait être vu, non un «espace» où se déploient formes, signes et couleurs mais une concrétion de temps, une esthétique de l’interactivité intuitive. Le livre se réduit en manière de communiquer et autrement dit, il se réduit en discours. Il est dès lors manifeste que les actes de lecture sont constitués de multiples échos et associations entre des œuvres et des documents d’archives issus de contextes très divers. Pour comprendre la portée des actes de discours, il faut saisir la formalisation pour la figure du texte dans un livre, si bien que nous pouvons bien distinguer les différences entre la succession des images et le mouvement de la construction du sens. Deux combinatoires caractéristiques parallèles s’y entrecroisent —une succession des images procède de la signification d’une œuvre qui est une  intention créée par l’auteur et qui évoque des figures subjectives— le système des figures du sujet tel qu’elles peuplent l’espace subjectif; un mouvement de la construction du sens procède de l’ordre de la lecture suivant notre structure immanente qui apparaît sous la règle grammaticale et sous notre expérience langagière.

D’après Étienne Mineur, nous pourrions dire, en quelque sorte, qu’il y a les deux aspects, suivant qu’un livre a pour premier but de communiquer une information, suivant que les jeux hybrides tangibles/digitaux permettent l’interactivité à l’instar du mouvement de la construction du sens pour qu’un lecteur porte une attention particulière au processus créatif. Les utilisateurs peuvent jouer avec l’ordre improvisé ou contingent au lieu de poursuivre l’ordre supposé de la signification. Une idée fortement ancrée dans la lecture multiple, le livre à la fois numérique et papier illustre l’intérêt que portent les mondes de l’art et de la science à la mixed reality qui est le mélange du monde réel et de mondes électroniques virtuels. Il affirme également que les artistes doivent apprendre à programmer afin qu’ils puissent «explorer les nouveaux territoires qu’ouvre l’information».

De mon côté, un livre sur le modèle des jeux électroniques a des évocations d’irrépressibles volontés de puissances, parce que le mouvement de la construction du sens dans les livres interactifs les pousse parfois à l’extrême pour provoquer le questionnement chez l’auditeur et nous masque l’éclat et la puissance de la vérité. Ainsi, le mouvement de la construction du sens, en tant que destin de dévoilement et de moyen unique de communication avec le monde, est sans doute l’essence de la technique. Produire, est-ce seulement agir en transformant ?

«Le pro-duire fait passer de l’état caché à l’état non caché, il présente (bringt vor)…. Cette arrivée repose, et trouve son élan, dans ce que nous appelons le dévoilement.» (1)

Entre la possibilité du livre et la manière de la lecture, l’artiste transforme son schéma de pensée en une forme susceptible et en un mode du comportement.

(1) Martin Heidegger, «La question de la technique», in Essais et Conférences,Gallimard, coll. Tel, p. 17

Yu-Ta Lin

L’utopie de l’ère mobile

Article publié le : vendredi 28 janvier 2011. Rédigé par : Gao Lei

Nous ne sommes pas capables de donner une définition claire au monde futur, cependant, le monde en développement nous fait attester la mise à jour de la nouvelle technologie, des voitures électroniques, des écrans tactiles ainsi qu’un grand nombre de découvertes et d’histoires numériques, si bien que l’arrivée de l’ère numérique nous offre une opportunité de créer la joie et le rêve, comme les artistes, les programmeurs et les ingénieurs qui produisent plus de miracles à la faveur des techniques numériques.
Avec l’essor de la technique mobile, l’informatisation mobile est déjà entrée dans notre vie quotidienne en jouant un rôle important. Androide de Google et Xcode d’Apple sont des plates-formes des informations mobiles remarquables, comme les œuvres de Etienne Mineur, qui nous a donné un bon exemple Pirates. Pirates d’Étienne Mineur est un jeu d’aventure sur plateau utilisant le iphone pion interactif, certes, le plateau du iphone pion interactif nous a fourni un mode figuratif complètement nouveau, qui a jeté une base solide du développement futur. Auparavant, il était impossible de s’envoler en air ou d’atterrir sur la Lune, mais tout cela est réalisé aujourd’hui. Pour les informations numériques mobiles, qui était encore un rêve utopique autrefois, mais avec le développement du temps, ce rêve utopique est également réalisé. Il y a plus d’artistes qui font des rêves par ces plateaux de la nouvelle technologie, nous sommes convaincus que ces rêves seront réalisés enfin. C’est un progrès et un esprit d’innovation sociale.
Les artistes interactifs tel que Etienne Mineur nous offrent des nouvelles pensées et de nouveaux vues, qui m’évoque un mot clé «processus». Le nouveau média est en fait un «processus»  qui se développe sans cesse et qui entre dans l’avenir, et en même temps il est aussi un «processu » qui fait l’objet de notre étude au cours du développement de la nouvelle technologie. Bref, l’avenir n’est pas en effet lointain, ainsi que ce rêve utopique est aussi à notre portée à condition que nous puissions avoir un esprit de créativité et de découverte.

Gao Lei

Le degré zéro de l’écriture numérique

Article publié le : mercredi 26 janvier 2011. Rédigé par : Junko Shiraishi

Etienne Mineur est un graphiste diplômé à ENSAD en 1992 est aussi un spécialiste des jeux vidéo et un designer interactif. Il travaille sur le design d’interaction: la nouvelle forme de livre et la lecture, les supports traditionnels et les nouveaux supports. Après avoir fait ses recherches approfondies sur tous les types de designs possibles: les jeux vidéos et le design d’interactivité et les nouveaux usages sociaux ou bien le nouveau mode de surface: Wii chez Nintendo etc. Il a commencé à bricoler selon l’apparition de nouvelle idée utilisant les objets numériques que nous utilisons de façon quotidienne comme le i Phone ou le i Pad. Parallèlement à cela, le livre en tant qu’objet technique à travers son utilisation interne n’a quant à lui jamais évolué. Après de multiples expériences comme la création du catalogue et du site web pour la maison Issey Miyake, il a cherché à rendre possible la synthèse du design du livre avec ceux qui sont à l’œuvre dans les nouvelles technologies. Design peut s’entendre alors comme architecture des ergonomies possibles d’un objet.

En ce qui concerne la création de l’image numérique à partir d’un médium numérique, il réalise toujours son idée en utilisant les vrais matériaux, ainsi le site web d’Issey Miyake a été fait à partir de sucre en poudre. Sa démarche est une approche par tâtonnement. Dit de façon moins prosaïque nous dirons qu’elle fonctionne selon une dichotomie entre hypothèse et confrontation de cette hypothèse avec le champ de l’expérience qui la validera ou non au terme de l’expérimentation.

Les Editions volumiques. Dans l’ère de la fusion entre deux univers: univers réel, ou matériel, et univers virtuel, le principe c’est travailler avec les vrais objets physiques: les vêtements, les papiers et les livres. Pourtant, il n’est pas question de réalité augmentée. L’objet doit s’adapter la réalité: c’est l’objet matériel qui se met en action dans un univers réel, dans l’espace commun ou quotidien. La collaboration entre le support traditionnel: livre et le nouveau support, le matériau numérique (i Phone) se fait en utilisant des QR codes cachés sous les images en papier afin que les joueurs puissent jouer de façon interactive parmi ces médiums: lecture multiple, i Phone et QR codes.

Junko Shiraishi

Étienne Mineur. Les Editions Volumiques

Article publié le : dimanche 23 janvier 2011. Rédigé par : Hsin-I Chuang

Les Editions Volumiques sont une nouvelle maison d’édition spécialisée dans le livre papier. Cependant, ils allient le papier et le numérique en nous montrant une nouvelle plate-forme de lecture visuelle, comme les fondateurs des Editions Volumiques précisent:

«l’interactivité, le jeu vidéo en particulier, conduit à une conception nouvelle de la narration et du rôle du lecteur». (1)

Dans cette époque numérique, les Editions Volumiques sont également un laboratoire du livre papier et du livre numérique. Est-ce qu’ils croisent les divers domaines en compliquant simultanément une affaire toute simple? Au contraire, cette utilisation expérimentale des médias numériques nous permet d’approcher davantage notre perception utilisatrice. Car chaque idée se concrétise grâce aux possibilités fournies par la forme du livre. Cette nouvelle manière de lire est ainsi accessible et intuitive pour le lecteur. Par exemple, son projet Le livre qui disparait est un livre qui disparaît vingt minutes après son ouverture, il commence à noircir et devient petit à petit illisible au cours de la lecture. Le papier devient noir, rendant les mots invisibles. Après quoi nous considérons que la conception du livre peut devenir une forme tactile accompagnant à la fois un processus manifeste de la présence à la disparition, de l’évidence à l’invisibilité. Avec ce projet, les Editions Volumiques ouvre une perception qui est inhérente au corps. Le livre papier n’est pas comme les autres, lire un livre papier n’est plus que pour le lecteur un ordre d’écriture et l’on se rend compte que la reconnaissance tactile d’objets est globale et synchronique. Grâce aux Editions Volumiques, la forme du livre porte plus de possibilités et permet davantage d’imagination. Avec la lecture combinatoire, la conception est concrètement présentée en tactile et la lecture pourrait alors peut-être acquérir une créativité supplémentaire.
image: http://www.volumique.com/fr/
(1) Étienne Mineur, à la conférence de l’OdNM

Hsin-I Chuang