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CRANDALL, Jordan

Article publié le : jeudi 31 mai 2012. Rédigé par : Hande Dosemecioglu

Dans une interview de Dick Cavett en 1972, Hitchcock explique le terme McGuffin, un terme d’écriture qui est quasiment né en même temps que le cinéma[1] : un élément de l’intrigue sur lequel le scénariste focalise l’attention du public, et bien souvent des personnages, et qui le(s) détourne des véritables enjeux dramatiques. Cette technique se prête particulièrement bien aux films à suspense et Alfred Hitchcock l’a exploitée dans nombre de ses films. Selon ses propres dires, son meilleur McGuffin se trouve dans North by Northwest (La Mort aux trousses en VF)[2]: les fameux documents secrets impliquant le gouvernement évoqués tout au long de l’histoire n’existent même pas. Jordan Crandall dans ses récits, que cela soit dans ses vidéos ou dans ses ‘conversations’, il invite les spectateurs à chasser un personnage, a faire le ‘voyeur’ dans une chambre d’hôtel ou, a faire le vigile depuis les cameras de surveillance dans les autoroutes. Le public inconsciemment se rend dans le scenario sans connaitre vraiment les protagonistes. Ce qui importe, ce n’est pas tant cette escroquerie narrative que les péripéties qui en découlent. Notre attention se fixe aux fonds d’écrans et plus important à la performance du narrateur, Jordan Crandall. Parmi les conférences que j’ai suivies depuis 2008, Crandall fut pour moi, l’artiste/invité celui qui a pris plus de plaisir en intervenant. Son intervention brasse tout : image, son, idée, rêve, réel… C’est une plasticité de la pensée, un lâcher prise.

Les dialogues en monologue intérieur sont une sorte d’hommage au langage, à l’oralité. Les dispositifs  rapprochent le théâtre de la poésie,  et la performance de la fiction. Une profusion verbale a la fois poétique a la fois cocasse. Le plaisir de la langue : il y a même parfois, comme en cyclisme, des échappées, des moments de grâce, mais il donne l’impression que Crandall improvise ces textes sur un rythme d’une musicalité plutôt qu’en fonction du sens. La langue est rapide mais claire, sans métaphore compliquée mais énigmatique. Avec Crandall, on observe la poésie en anamorphose en tant que medium dans son art. La corrélation entre la ‘poésie’ et la performance chez Lui fait penser a Olivier Cadiot qui faisait même la lecture de ces propres textes au début ; a l’époque cette manière de procéder remplaçait en quelque sorte le travail de publication. Cet avant-gardiste littéraire a un style d’écriture peu conventionnel. Il reprend l’opérette de Henry Purcell, Fairy Queen, 1692, ou Super Sœur, comporte d’une invitation au déjeuner chez Gertrude Stein. Tenue correcte exigée ?  La fée va chercher dans le XXème siècle une réponse à des problèmes du XXIe. Cadiot explose le passé dans le présent : au début, la fée entre dans une pièce d’un appartement parisien et par la fenêtre, voit l’Amérique ; une chorégraphie de l’accélération du temps. Un tour de vis a effets radioactifs… on voit bien chez Cadiot autant que chez Crandall que la performance ne boude pas de son bonheur de se fondre dans cette liberté d’écrire.

Chaque objet, chaque entité est un acteur potentiel, dit Jordan Crandall. On ne se connait que par ses desirs, il continue. Une place pour soi-meme, LE CENTRE ! « Tu te crois perpétuellement dans une scène traumatique importante, tu penses toujours que tout le monde s’intéresse à ce que tu vas dire. » Du coup, c’est le lecteur qui se sent interpellé et qui, remettant en question sa propre lecture, se demande s’il ne s’est pas laissé enfermer dans ses petites visions à lui, ses petits chemins balisés, ses parcours neuronaux habituels.

Ma découverte de Cadiot est faite dans un cours intensif que j’ai suivi à l’université. L’excentrique du cours était non seulement les profs jumelles-SŒURS MARTINS- mais aussi leurs approches à initier le cours. Chaque matin qu’on se trouvait dans la salle il fallait se présenter comme pour la première fois d’une façon brève, claire et sensée. Les jumelles, et inévitablement duelles, s’intéressaient a interroger les concepts identitaires, et notamment l’identité féminine, le rapport a soi et a l’autre. Jordan, qui dit que chacun est un acteur potentiel croise le même principe que celui des Sœurs Martins. Amour pour les mots, du langage et de l’écrit, perfectionnistes dans tous les détails. Mélange des genres, paroles structurées sur le mode de la répétition et de la reprise, brouillage des catégories, dérapage pour de vrai dans une mise en abime de la relation entretenue  à la présence-celle de l’artiste, du public. Jordan, il est à la fois narrateur a la fois acteur et le spectateur de soi-même. Il s’engage physiquement et psychiquement : autofictionnel.

 


[1] http://vimeo.com/12375002

[2]

KEFAYA[i]

Article publié le : jeudi 31 mai 2012. Rédigé par : Hande Dosemecioglu

L’équation de l’art est tout = la politique est tout  a connu un bouleversement considérable au tournant des années 70 au profit de la mise en place d’un nouveau paradigme relativiste tout est art et tout est politique. Et cette redéfinition inclut la pratique de l’art elle-même depuis que l’art s’est fait réflexif. L’art classe et déclasse, il range et dérange, il ordonne et désordonne, il structure et déstructure le monde en ses représentations et manifestations. Cependant, il ne faut pas en déduire que penser l’art, réfléchir, théoriser et même vouloir définir l’art soit vain. Au contraire, c’est de ces efforts que se nourrit l’art pour avancer (à défaut de progresser). Parce que l’art aura toujours, par nature une longueur d’avance. Il est toujours la ou on ne l’attend pas. C’est bien pour cela Aalam Wassef nous interpelle, nous intéresse, nous fait courir, enrager et réfléchir. Car, il est le « regard » sur l’art de l’autre europe où les occidentaux estiment que la religion interdit la pratique de l’art sans compter que c’est les régimes malmenés, les dictatures et les esprits bas en sont les uniques responsables.

Aalam Wassef fait son art au cœur de débat et de l’espace/ réseau public. Contre le régime meurtrier de Moubarak, il se sert de l’internet pour faire de la propagande plutôt humoristique ; sa vidéo félicitant l’anniversaire de Moubarak et ensuite la diffusion virtuelle de Dictatureship for Dummies[1]et l’installation de We will be heroes en 2009 font une ensemble de travail qui revendiquent avec de l’ironie. Néanmoins, il ne s’agit pas que des moqueries. En 2011, il a filme en directe l’explosion a Alexandrie dans une mosquée. Aalam Wassef est interdit de pays de l’Egypte. Comme l’artiste chinois Ai Weiwei accusé de traitre est emprisonné en Chine et contrairement a Wassef il n’a plus de droit de quitter le pays. Gerard Dessons demande dans son livre de « La manière folle »[2] : Qu’est ce qu’une œuvre folle ? Qu’est qui fait qu’une œuvre se voie qualifiée de démentielle, même –et surtout- lorsque son auteur est apparemment indemne de toute pathologie psychique ? Le jugement se tournant sur lui-même, la question de l’œuvre folle devient finalement la question de l’œuvre affolante. Comment expliquer qu’une œuvre soit a ce point inacceptable que la critique, inquiète, la déclare « impossible » ? Dans le cas des artistes engagés, l’art devient un acte de courage. Aimer son art plus fort que soi-même dépourvu de tous ses droits et ses privilèges. En décembre 2011, le buzz du net était Tout nus, tout unis[3]. A la fin des années 1960, les hippies faisaient leur révolution sexuelle en se dénudant. Cinq décennies plus tard, la nudité devenue un argument publicitaire et sert les desseins marketing des « dieux du stade » (le calendrier pour lequel posent des rugbymen français). Ailleurs, en revanche, la ou les féministes n’ont pas voix au chapitre, la nudité se découvre comme arme révolutionnaire. En Chine, plusieurs dizaines de partisans de Ai Weiwei, accusé de pornographie (sur d’anciens cliches, il apparait nu entouré de quatre femmes, elles aussi dévêtues), manifestent leur solidarité en postant sur le blog intitulé « Ecoute, gouvernement chinois : la nudité n’est pas de la pornographie » des photos d’eux-mêmes nus. Quelques semaines plus tôt, Aliaa Magda Elmahdy, une étudiante égyptienne de 20 ans, avait lancé le mouvement en posant en tenue d’Eve sur internet. Ses « Mémoires d’une révolutionnaire » dans lesquels elle dit militer « contre une société de violence, de racisme, de sexisme, de harcèlement sexuel et d’hypocrisie », a reçu plus de 3 millions de visites et plusieurs milliers de commentaires. En revendiquant ainsi son droit a la liberté d’expression, elle fâche les islamistes et reçoit des menaces. Même les libéraux égyptiens sont partagés, craignant que la provocation ne choque au point de détourner certains de leurs partisans. Sa démarche, inédite en Egypte, a attiré le soutien de dizaines de femmes israéliennes, qui ont, a leur tour, pose dévêtues avec les pancartes proclamant « Amour sans limites » ou « Hommage a Aliaa Elmahdy. Ses sœurs en Israël. »

Aujourd’hui, le facteur subsidiaire des réseaux sociaux dans le domaine d’art est indéniable. Comment Facebook rétrécit le monde, par exemple ?! La théorie des six degrés de séparation, selon laquelle il suffit d’une chaine de cinq personne- l’ami de l’ami d’une connaissance, etc.- pour entrer en contact avec n’importe qui sur la planète, a été popularisée dans les années 1960 par le psychologue américain Stanley Milgram.[4] S’il n’a jamais été totalement valide scientifiquement, ce postulat n’a cesse depuis d’inspirer la littérature ou le cinéma. C’était compter sans le réseau social par excellence : Facebook. Une recherche menée par des scientifiques de l’université de Milan, avec le concours de Facebook, vient de réduire nos « écarts sociaux »de 6,2 à 4,74. « Le monde est encore plus petit que nous le pensions, » ont déclare les chercheurs lors de la présentation de leurs résultats. Selon leur étude fondée sur l’interconnexion de quelque 721 millions d’ « ami » sur le site, 92% des utilisateurs peuvent se connecter avec un autre internaute en quatre étapes seulement. Attention : les liens entre de tels « amis » virtuels sont qualifies de « faibles » car superficiels. Des relations lointaines d’ autant plus mises en valeur sur internet qu’elles sont inexistantes dans la vie réelle. N’est pas « ami-ami » avec Moubarak qui veut…


[2] Ed. Manucius, 2010

[3] Le magazine LE MONDE, decembre 2011

[4] Stanley Milgram (2004). Obedience to Authority: An Experimental View. New York: HarperCollins.


[i] Traduction d’arabe en français : Ca Suffit.

Ca a été le titre de la chanson qui nous a été présentée lors de la conférence par l’artiste Aalem Wassef

MIKROS IMAGES

Article publié le : lundi 13 février 2012. Rédigé par : Hande Dosemecioglu

Les grands films d’aujourd’hui, comme toutes les œuvres d’art depuis toujours, sont une résistance, une protestation contre la vulgarité. Qu’ils soient le fruit d’une volonté, ou d’une inconscience, ils n’ont rien à voir avec la communication. Il faudra toujours se hausser vers eux, parce que c’est leur nature de nous devancer. De nouvelles propositions pourront bien advenir du coté des narrations transmedias.[1] Des démarches participatives et multi-plateformes pourront bien inaugurer de nouveaux modes de récits. La mise en réseau généralisée pourra bien laisser croire au triomphe de l’actif sur le passif et de l’horizontal sur le vertical. Il n’en reste pas moins que l’œuvre, un moment, devra bien être considéré en tant qu’œuvre, collective ou non. C’est-à-dire comme quelque chose qui nous échappe, nous interroge et nous submerge…Mais verra-t-on un jour, un film sortir en direct d’une cervelle ? Depuis des électrodes fichées dans la matière grise jusqu’au pixel serviteur, on assistera peut-être a la naissance d’images. On entendra peut être des sons. S’agira-t-il encore de cinéma ?…

Les sociétés Goalem, et Mikros Image ce sont deux entreprises spécialisées en modélisation, et rendu de foules pour le cinéma d’animation et les effets spéciaux visuels. Ils cherchent à intégrer l’ensemble des fondamentaux du comportement humain au sein d’une plate-forme générique configurable et extensible. Ces ‘couturiers’ d’animations (60% Publicité – 40%Films) peuplent les écrans, vêtirent les personnages, et les intègrent dans le terrain/ décor/ la vue macro d’une foule. C’est un logiciel, Maya qui permet aux animateurs de créer ces manipulations sans un ‘programming’ complexe. On pourrait même dire que, ce qui est l’Auto-Cad pour l’architecture, Maya l’est pour l’animation. « Capture d’images et du son »[2], dit-on. Et c’est bien d’une capture par dévoration intérieure qu’il s’agit. Entre zéro et un, le calcul numérique a dévoré tout le processus. Non seulement il encode tous les films existants, mais tous ceux à venir et tous les moyens d’y accéder. Il ne cesse d’agrandir son empire, tout en le compressant. Un seul exemple : hier, sous les ordres du décorateur, les ouvriers du studio, construisait de vastes choses en bois, plâtre ou résine polymère. Désormais, les comédiens jouent sur des fonds verts. La compression numérique a-t-elle compressé les personnels ? Et la, inutile de revendiquer pour les métiers perdus. D’autres sont apparus. Ce n’est pas ma conclusion mais plutôt ma perception. Puis, le pixel, plus petit commun dénominateur des « nouvelles images », n’a aucune classe. Au contraire. Surtout quand on considère l’obsolescence toujours plus rapide des nouveaux matériels. Aujourd’hui tout se recentre vers la création. Laquelle, c’est vrai, gagne en facilite, et donc en zèle. Le numérique n’hésite pas en mettre plein la vue. Dans Lettre d’Iwo Jima[3], Client Eastwood couvrait littéralement le Pacifique de bâtiments de guerre, jusqu’à l’infini. A tel point qu’aucun navire réel n’aurait pu manœuvrer dans une telle densité navale. Le pixel fait tout ce qu’on lui dit. C’est en cela que c’est difficile à ne pas lui en vouloir. On le croit capable d’asservir le monde mais il est serf lui-même. Petit soldat soumis, quoique fort méritant, il prend ses ordres auprès du logiciel qui obéit au commanditaire. Lui est pixel, un point c’est tout.

En 1970, on parle de « Expanded Cinema »[4] étant un moyen de déconstruire les codes de la narration cinématographique traditionnelle et de plonger la réflexion  et une expression plus critique qu’idéaliste. L’enjeu étant moins d’élargir le champ de perception que d’entrer dans le film pour ne plus en subir la fascination. Ainsi le cinéma jadis unique, est-il fait aujourd’hui de la même unité de base que le jeu vidéo, le clip musical, ou la transmission de football. D’un seul clic, l’un quelconque de ces produits peut alterner avec l’autre, de la console au téléphone portable, de la salle de quartier au home cinéma, d’affiches imprimées aux écrans télé. Et je ne pense pas que cela puisse être son mot final. L’art est plus composite qu’on ne le pense : quand on monte un opéra ou un film on travaille avec 300 personnes et toutes sont importantes.  Les techniciens, d’après moi, ne sont pas que des simples collaborateurs mais des créateurs méconnus[5].  L’arrivée de numérique a permis l’émergence des gens qui travaillent dans d’autres domaines, autant les ingénieurs que les artistes contemporains qui apportent tous un regard nouveau, et une lassitude dans le long métrage traditionnel.

Ce type de mouvement vers un art collectif a eu lieu en France au début du XXème siècle avec le Dadaïsme[6]. Il y avait là une forme de révolte contre tout ce qui avait été fait avant. Il ne s’agissait pas de détruire quelque chose mais plutôt de vivre des situations où justement les structures n’étaient pas disponibles au moment précis de la création. Et au XXIème siècle, les arts et les techniques se réunissent tout pour faire une sorte de cadavre exquis digital.  Et encore, tout cela se confie à des budgets astronomiques.  Quoi que prétendent les publicités, à l’aune du spectateur les suprématies technologiques, d’où qu’elles viennent, ne font pas tout. Les films restent souverains par leur expression même. Et nous restons leurs soumis volontaires, en espérant des merveilles. En clair, le profit personnel qu’on peut tirer d’un film n’a rien à voir avec son budget. Avatar[7] de l’Américain James Cameron, le plus gros budget de l’histoire du cinéma, portait haut les fantasmagories de la « motion capture » et des visions en relief, alors que son récit restait quand même très prévisible. Mille fois moins couteux, Poetry[8] du Sud-Coréen Lee Chang-dong montrait la sagesse d’une vielle dame entre un crime et une rime, dans un récit flottant de deux heures et demie mais captivant de bout en bout. Le public de chacun des deux films n’était ni dans la même attente ni dans la même reconnaissance : pour Avatar celle d’une attraction, pour Poetry celle d’une attention. Le spectateur n’en était pas moins heureux en sortant de la salle, c’est l’essentiel. Au fond, la guerre – pourtant bien réelle – du blockbuster contre le « film d’auteur » n’a lieu qu’en termes de distribution et de box-office. Pas dans l’émotion personnelle.  A partir delà, toutes les techniques sont serves. Seul le rêve initial compte. D’un point de vue politique étrangère, dans un domaine ou règnent les Américains, le fait que ces deux sociétés françaises font leur gloire est sans doute un succès national.  

Pour en conclure, un dilemme se révèle : on s’oriente vers d’autres modes d’expressions dans l’art par une nécessité intuitive ou bien s’agit-il vraiment d’une évolution. En revanche ce qui est paradoxale dans cela est le rapport direct de l’art avec la réalité. Dans la vraie vie, la nécessité n’existe pas. Les choses arrivent… Ces gens qui aujourd’hui inventent et utilisent ces nouvelles technologies sont en train de définir le futur. Tout cela m’inspire l’exemple d’Igor Stravinsky qui est le compositeur du XIème siècle. Ce dernier a rejeté toute sa vie  la musique dodécaphonique. Et dans les années 70, il a décidé d’apprendre à composer à partir de cette nouvelle gamme, d’oublier tout ce qu’il avait appris et aimé jusque là pour aller vers une nouvelle technique et devenir un maître de cette musique. Et c’est ce qu’il a fait jusqu’à sa mort. Claude Lévi-Strauss l’avait déjà recommandé en terme plus généraux : «  Chaque culture se nourrit de ses échanges avec d’autres culture. Mais il faut y mettre une certaine résistance. Faute de quoi, rapidement, elle n’aurait plus rien à échanger. »[9]

 

 Hande DOSEMECIOGLU


[1] Jenkins, Henry (2003), Transmedia Storytelling, Technology Review, 15 janvier 2003

[2] Petit Eloge du cinema d’aujourd’hui, Jean-Jacques Bernard, ed.Gallimard 2011 page 104

[3] Produit par Amblin Entertainment en 2006 par Warner Bros.

[4] L’Art Moderne et Contemporain, éd. Larousse 2007 page 296

[5] Les Ciné-débats de La Sorbonne, jeudi 8 décembre 2011

Durée : 2h00 au Forum des Images

Jean-Paul Meurisse et Éric Guichard,

Directeurs de la photographie

[6] Beaux-arts Magazine Mai 2004, enquête par Jean François Lasnier

[7] Production de 20th century Fox, 2009

[8] Production de Pine House, 2010

[9] Petit Eloge du cinema d’aujourd’hui, Jean-Jacques Bernard, ed.Gallimard 2011 page 108

L’imaginaire de Bertrand Dezoteux

Article publié le : mardi 10 janvier 2012. Rédigé par : Nelson Da Cunha

Bertrand Dezoteux est un Jeune artiste diplômé du Fresnoy en 2008, il se spécialise dans la réalisation de courts métrages, développent son art autour d’un concept de création de monde, il utilise différentes méthodes créent  ainsi des univers et des espaces globulaires foisonnant d’imagination. S’appuyant sur des textes, il est fortement influencer par la littérature d’Alain Robbe-Grillet et par des romans de science-fiction. Bertrand joue avec la technique dans des projets anti chronologique ou  Il crée un rapprochement aux souvenirs qui nous met tout de suite dans une situation de confusion,  le spectateur est face à des actions qui lui paraissent  familière, mais au contraire l’artiste va utiliser ses sensations pour les rendre les plus étrange et anodins possible,  allant à l’encontre et à l’opposé d’un réalisme. Il intègre une ambiance  mécanique dans chacun de ses films, particulièrement identifiable part son anachronisme dans « Zaldiaren Orena » ou il imagine la rencontre entre un robot allemand et des paysans. Il va aussi le suggérer dans « le corso » ou il met en scène  la vie d’un troupeau de chèvres sans son berger se déplacement tel une locomotive. Il mélange l’amateurisme et le documentaire pour  l’utiliser dans l’imaginaire comme une destination incertaine.

 

 

Nelson da Cunha Neiva 246026