-- Observatoire des nouveaux médias » 12e conférence

Le relief est-il l’avenir du cinéma ??

Article publié le : lundi 1 décembre 2008. Rédigé par : Jorane Rest

C’est sur cette question annonçant la conférence que j’ai eu envie de réagir. Pour de nombreuses raisons, il est clair qu’un intérêt grandissant pour ce nouveau schéma d’exploitation se développe auprès des industriels de la filière. Les exploitants y voient l’occasion de dynamiser leur programmation et de l’autre côté, elle réengage un nouveau mode de création au niveau de la production. Mais au-delà des problématiques purement techniques, le cinéma en relief réengage de nouveaux questionnements. Le rapport à l’image que donne à voir le cinéma en relief rend compte de perceptions nouvelles qui obligent les créateurs à repenser leurs modes de productions. L’écriture scénaristique est notamment à repenser afin d’utiliser les capacités qui sont développées dans ce mode de projection. Pour aller un peu plus loin, je me suis questionnée sur des oppositions telles que: faire et voir, entre corps et regard, entre activité et passivité, entre réalité et image, entre vérité et apparence.
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Les émotions naïves en espace fictif

Article publié le : dimanche 30 novembre 2008. Rédigé par : Anh Tuyet Do

«Il m’approche peu à peu, il me regarde dans les yeux, il me fait peur par son apparence. Soudain il disparaît très vite comme la vitesse de la lumière dans la nuit…» Je ne raconte pas un conte de fée ? Et j’ai eu vraiment peur de ce chat noir virtuel dans le film 3D  présenté par Anthony Huerta à l’Ensad. Au 21e siècle, les technologies changent tout, y compris l’art. La technologie permet l’artiste de produire des espaces virtuels. Mais la question ici: est-ce que les fictions sont ce que les artistes imaginent et imposent à leur œuvre ou est-ce nous qui les imaginons et éprouvons des émotions inédites. Je pense aux œuvres de Alain Della Negra et Kaori Kinoshita dans la 5e conférence de l’Ensad. Ils créent un monde des fictions et des utopies. Ils laissent des spectateurs pouvoir imaginer eux-mêmes. Evidement chaque spectateur a une émotion différente selon son imagination. Clairement les choses imaginées viennent de tous les deux, l’artiste imagine et il produit des choses fictives qui sont formées totalement en ajoutant des imaginations subjectives des spectateurs.

Retournons aux œuvres 3D d’Anthony Huerta, nous comprenons pourquoi nous avons des telles émotions, puisque la technologie nous trompe et nous donne des émotions différentes. En réalité des métrages 3D d’Anthony Huerta produisent des espaces 3D virtuelles,  c’est pourquoi nous avons des émotions différentes en temps réel dans chaque contexte, si la scène est une forêt dans la nuit, nous avons la peur, si la scène est une matinée sur des champs nous avons la paix. En fait des métrages 2D nous donnent la même émotion mais en 3D nous avons des sensations plus réelles donc nos émotions plus fortes. Je pense que la peur et la paix dans deux contextes différentes sont des émotions très naïves que nous avons, ils partent des contextes que nous imaginons qu’ils sont réels. Mais ils nous ne donnent que quasiment en temps réel, après la disparition de la scène nous retournons aux émotions réelles par nous prenons conscience que ce sont des fictions. Ici seule chose que nous pouvons nous apercevoir : la technologie a changé tout, il comprend des émotions de nous-même.

Retour critique sur «Fly me to the moon»

Article publié le : dimanche 30 novembre 2008. Rédigé par : Cindy Theodore

Une appréhension… c’est ce que je ressentais avant d’aller voir ce film en 3D, malgré le fait d’en avoir vu des extraits un mois auparavant. Je me suis rendue au MK2 Bibliothèque pour le voir. C’est l’un des derniers cinémas sur Paris qui proposent encore de voir le film. Il faut mettre 1,50 euros pour louer les lunettes, ce qui est moyennement raisonnable.

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Faites un bon geste pour Hollywood; allez voir des films en relief

Article publié le : jeudi 27 novembre 2008. Rédigé par : Danaé Papaioannou

La salle de projection est pleine et obscure. L’écran est gigantesque. Je tiens à la main une paire de lunettes inhabituelles, en carton, avec un verre rouge et l’autre bleu. Mais à quoi servent-elles? Je m’en moque, je regarde le film sans. Kermit la Grenouille voit voler au-dessus de sa tête des tartes aux pommes. Et c’est à ce moment-là que je me souviens de la voix de ma mère: «Danaé, mets les lunettes!» Et là, à ma grande peur, je vois des tartes aux pommes géantes voler vers le public. J’avais quatre ans. C’était à Disneyland. Nous avons tous déjà vécu au moins une fois l’expérience des films en 3D. Que l’on soit petit ou grand, les sentiments provoqués par cette sensation de pénétrer dans une image tridimensionnelle est la même; rires, surprise, souffle coupé, les réactions du public face à cet écran qui semble regorger de vie et nous aspirer parallèlement sont tellement puissantes qu’on n’en a jamais assez. Un luxe que s’offrent majoritairement les parcs d’attraction, en attirant le public vers leurs séances en relief comme des mouches.
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Le relief, c’est too mouche?

Article publié le : mardi 25 novembre 2008. Rédigé par : Ornella Lamberti

Ce soir à l’Ensad, un belge fort sympathique vient nous entretenir dans une langue bizarre de l’avenir du cinéma qui, selon ses dires, pourrait être sauvé in extremis de la faillite grâce à la 3D .Déjà un ressortissant du plat pays qui s’interroge sur la question du relief… (Désolée mais quand c’est là, juste à portée de main…) Ensuite sa problématique: «Le relief est-il l’avenir du cinéma?» me semble trop simpliste pour être honnête. Il ne peut s’agir, bien évidemment, que du cinéma dit «de divertissement» et en aucun cas du cinéma d’art et d’essai, donc en aucun cas du cinéma…tout court.
La vraie question est: peut-on toujours parler de cinéma ? 2 hypothèses :
– Hypothèse 1: Non, car le relief opère une transformation médiologique
[1]. Le corps et le tactile jusque là délaissés au détriment de la vision toute-puissante, entrent en jeu. (cf. le cinéma dynamique que grâce à mon voisin de derrière et à l’action de ses pieds lors de la projection, j’ai pu expérimenter). L’esthésie n’est plus de l’ordre de l’intellect mais est aussi générée par des stimuli d’ordre sensitif et externe. En outre, l’écran en tant que frontière, en tant qu’objet, est annihilé. Seul le film existe et «emplit» l’espace. C’est donc un coup fatal porté à la distanciation brechtienne. La dialectisation devient impossible à cause de la fascination inhérente à ce genre de procédés techniques. On est alors en droit de se demander si le spectacle n’est pas le moyen et la finalité du film. Cette préséance du moyen sur le but, Guy Debord l’avait déjà pressentie: « Dans le spectacle, image de l’économie régnante, le but n’est rien, le développement est tout. Le spectacle ne veut en venir à rien d’autre que lui-même.»[2]
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Autour du 29.10 + 3

Article publié le : lundi 24 novembre 2008. Rédigé par : Cindy Facon

« Voir le relief, c’est recevoir les images au moyen de chaque œil, l’impression simultanée de deux images dissemblables au même sujet (…) ». Euclide.

Comment réattribuer à chaque œil, une image ? Le relief est-il une possibilité ? A-t-il sa place dans le 7ème Art ?

Le cinéma en relief donne aujourd’hui un nouveau souffle au 7ème Art. Au cours du siècle dernier, le relief a connu de grands bouleversements :

  • – Weston, en 1832, fut le premier à avoir matérialisé et dompté ce concept, avec. deux miroirs et une image fixe de chaque côté. Chaque œil voyait donc une image.
  • – Dans les années 1900, les frères Lumières ont crée des films en relief grâce au stéréoscope. Le fameux système bleu et rouge.
  • – Dans les années 50, le cinéma en relief a connu une explosion à Hollywood. Grand producteur de films, une soixantaine en deux ans, le succès fut escompté en vue de la pauvreté des scénarios.
  • – Le renouveau dans le relief est amené par I-Max. Ces films grands formats remettent au gout du jour et plongent le spectateur dans une immersion totale. La prolifération des nouvelles technologies apporte une ressource et une identité nouvelle.

Les avancés, les prouesses techniques et le numérique donne une nouveau souffle. L’avènement de la projection numérique marque un retour majeur de ce type d’images. Il n’est plus uniquement réservé aux parcs d’attractions.

Anthony Huerta fait partie de cette génération à moduler, s’adapter, se métamorphoser au fil du tems et surtout au fil des demandes. Directeur artistique de nWave Digital Picture, il se spécialise dans le relief. Son studio produit de nombreux Rides (films pour les salles des parcs d’attractions), La mine du diable en 1990, T2-3D, Spiderman… et des films pour I-Max.

Mais aujourd’hui, il vient nous présenter son « nouveau bébé », Fly me to the moon, leur premier long métrage.

Au bout de vingt mois de production acharnée et un budget colossal, ce film uniquement présenté en relief, nous donne l’éventail du talent et du génie de l’équipe. D’une équipe de 20, ils s’agrandissent et passent à 70 personnes. Les recherches sont poussées, à la fois dans les looks des héros, dans la précision des détails grâce à la NASA et à leurs nombreuses documentations sur les années 50.

L’histoire parle de quoi au juste. Jevais vous la raconter, nous renvoyant dans l’espace, le temps de la mission historique ApolloII : L’histoire se déroule dans les années 60-70, en 1969 et elle tourne autour de trois héros : Nat, I.Q et Scooter, trois personnages atypiques. Ces trois mouches préados, un peu espiègles rêvent d’aventure et de grandes histoires. Ils ont un rêve en commun : voler dans l’espace. Ils embarquent donc clandestinement sur le premier vol de la NASA pour la Lune. Et c’est parti pour l’aventure au côté de trois grands astronautes : Amstrong, Aldien et Collins…

Lors de cette conférence, Anthony Huerta nous dévoile quinze minutes de son film, une sorte de bande annonce. Mais dés la fin de la projection, j’avis envi de voir la suite. Pas trop adepte de ce genre de cinématographie, j’ai été séduite par la qualité des images, de la défintion et de la clarté du trait. Le relief donne une amplitude et une autre dimension à l’histoire. Le spectateur est plongé en plein vif au côté des Maggots, des vers roses très attachants. Cependant le film est le premier à avoir été conçu, fabriqué et produit en relief, et uniquement en 3D. Ben Stassen, le réalisateur explique : « Quand nous avons décidé de franchir le pas et de passer au long métrage, nous avons cherché le scénario qui pourrait être mis en valeur par la 3D. Et cette recherche a duré deux ans. En utilisant deux caméras au lieu d’une, et de façon parallèle, la 3D permet de reproduire la manière dont fonctionne notre système visuel, autrement dit, selon deux angles légèrement différents. C’est une nouvelle frontière pour le cinéma sans limites. » (Interview recueilli dans le magazine Dimension Cinéma Gaumont & Pathé, n° 161, octobre 2008)

Le relief est-il l’avenir du cinéma ? Je ne sais pas, honnêtement, mais je peux ajouter qu’il ouvre des portes et met à plat de nombreux tabous. J’attends donc avec impatience le 2ème volet de nWave Digital Picture.

Et pourquoi le 29.10 + 3.

Coïncidence de dates : la conférence avec Anthony Huerta a eu lieu le même jour que sa sortie nationale cinématographique. Le + 3 : trois héros, trois astronautes et bien évidemment la 3D…Alors le relief est-il l’avenir…

La pesanteur, l’apesanteur et la grace

Article publié le : lundi 24 novembre 2008. Rédigé par : Dominique Peysson

Pour «voir» le stéréogramme, ne pas regarder directement la surface de l’image, mais faire une mise au point comme sur un objet au-delà de l’écran de l’ordinateur, ou encore avec les yeux dans le vague. Des cercles concentriques et une impression de profondeur hallucinante doit vous apparaitre tout à coup. Source
Le cinéma, l’image-temps, c’est la quatrième dimension combinée à une image plate. Etrange, nous serions donc passés rapidement du 2D au 4D en sautant allègrement la troisième? Ce n’est pas tout a fait exact: pour les réalisateurs ayant vécu l’évolution technique du cinéma vers un plus grand réalisme perceptif ( 1 : passage du muet au sonore et 2: du noir et blanc à la couleur), le relief de l’image était une évidence. Puis l’intérêt s’est dégonflé. Techniquement possible grâce au procédé stéréoscopique qui en met plein les yeux (mais pas la même chose dans chacun), il a été abandonné par Hollywood après la production d’une centaine de long métrages —dont le film d’Alfred Hitchcock, Le crime était presque parfait. Pas tout à fait parfaite, donc, la stéréoscopie. Son utilisation plus ludique qu’efficace, basée sur de simples effets de jaillissements 3D ne justifiait certainement pas le prix exorbitant et la lourdeur technique restrictive du relief.
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L’avenir du cinéma? L’image en relief?

Article publié le : vendredi 21 novembre 2008. Rédigé par : Hui Li

La recherche de l’image du cinéma se dirige aujourd’hui probablement vers l’image de synthèse en collaborant avec de nouvelles techniques de réalisation afin de donner à l’image une sensibilité plus vivante. Dans cette conférence, Anthony Huerta nous présente un film en relief Fly me to the moon, réalisé par Ben Stassen (nWave pictures) et nous dévoile l’univers du film d’animation en 3D, domaine dans lequel ont été tentées différentes expériences depuis une cinquantaine d’années.
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L’avenir du cinéma? L’image en relief?

Article publié le : vendredi 21 novembre 2008. Rédigé par : Hui Li

La recherche de l’image du cinéma se dirige aujourd’hui probablement vers l’image de synthèse en collaborant avec de nouvelles techniques de réalisation afin de donner à l’image une sensibilité plus vivante. Dans cette conférence, Anthony Huerta nous présente un film en relief Fly me to the moon, réalisé par Ben Stassen (nWave pictures) et nous dévoile l’univers du film d’animation en 3D, domaine dans lequel ont été tentées différentes expériences depuis une cinquantaine d’années.
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Le relief est-il l’avenir du cinéma?

Article publié le : jeudi 20 novembre 2008. Rédigé par : Yongbin Zhao

Ma première expérience personnelle d’éprouver du plaisir à voir un film a été celle des cinémas en plein air, de mon enfance. Un rideau blanc est dressé par deux gaules, on peut voir l’envers. Lorsque Jet Li déploie son habilet de kungfu sur l’écran, toutes les petits garçons l’imitent. Ensuite, le cinéma en plein air se retire petit à petit de la scène de l’histoire. Je me suis accoutumé à aller dans les salles de cinéma voir les films de Zhang Yimou à Wong Kar-wai, de François Truffaut à Giuseppe Tornatore. Je reste dans l’ombre et déguste les vicissitudes de la vie sur grand écran, tantôt je ris tout seul, tantôt je suis ému jusqu’aux larmes par les actions. J’ai vu aussi plusieurs fois des films en relief au cinéma. Tout le monde porte des lunettes bizarres. Des objets de toutes les espèces sortent de l’écran et bondissent sur les spectateurs. Quels cris, quelles clameurs, le cinéma est devenu un parc d’attractions.
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