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Concept d’interactivité. Du Zhenjun.

Article publié le : Mardi 2 mars 2010. Rédigé par : Cindy Facon

«Percevoir, c’est faire». Heinz Von Foerster
Cette citation du cybernéticien, l’un des théoriciens qui a influencé l’école psychologique constructiviste semble avoir été écrite en regard du travail de l’artiste Du Zhenjun. Ses œuvres ne se révèlent pas. Elles n’acquièrent leur propre sens qu’en réponse à une participation active du spectateur. Pour notre théoricien, toute perception est donc créée par l’action du sujet sur son environnement.
Dans le champ des arts numériques, l’interactivité a été souvent identifiée comme l’une des caractéristiques fondamentales du numérique. Ce concept est l’un des acquis élémentaires, apporté par l’utilisation et l’émancipation d’ordinateurs et des nouvelles technologies dans les installations artistiques. L’interaction a souvent été considérée, dans le paradigme de l’interface, comme un  dialogue entre l’homme et la machine. Ce dialogue est obligatoirement réduit ou inabouti. Il est vu comme un moyen d ‘accès codifié en marge d’une réalité digitale cachée, masquée dans les entrailles de la machine.
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John Cage. Silence. 1961

Article publié le : Jeudi 11 février 2010. Rédigé par : Liliane

John Cage. Silence. Denoël. Paris. 1961.
Chapitre: L’indéterminé. Page 157.
«Je suis allé un jour entendre Krishnamurti. Il devait faire une conférence sur la manière d’écouter une conférence. Il a dit, ‘il faut concentrer toute son attention sur ce qui est dit et si on prend des notes, c’est impossible.’ La dame qui était assise à ma droite prenait des notes. Un monsieur qui était à sa droite à elle l’a poussée du coude et lui a dit, ‘vous n’entendez pas ce qu’il dit? Il ne faut pas prendre de notes.’ Elle a relu ce qu’elle avait écrit et elle a dit, ‘c’est vrai. Je l’ai là dans mes notes’.»

Corps artiste ? Stelarc. Le corps obsolète.

Article publié le : Mercredi 2 décembre 2009. Rédigé par : Cindy Facon

Lors d’un entretien, Stelarc, artiste australien, explique :

« Je considère le corps humain comme une somme de pièces détachées et cherche à les remplacer par des prothèses, notamment un troisième bras. J’estime que pour survivre et empêcher le vieillissement, il convient de poser sur le corps une peau synthétique susceptible de résister à toutes les températures et à tous les chocs. Pour moi, un téléphone cellulaire permettant d’être en état  de communication permanent avec les satellites devrait être branché dans chaque être humain.»*

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Stelarc met donc la technologie au service de l’art. Elle est productrice en elle-même et par elle-même. De même que la technologie produit l’art, l’artiste pense que nous entrons dans une ère post-évolutionniste où l’idée de philosophie n’a plus cours.

«La limite ultime de la philosophie, c’est la limite physiologique, nos faibles capacités organiques, notre vision pan-esthétique du monde… En fait, je pense que l’évolution arrive à son terme lorsque la technologie envahit le corps humain. (…) Aujourd’hui, la technologie nous colle à la peau, elle est en train de devenir une composante de notre corps – depuis la montre jusqu’au cœur artificiel ; c’est pour moi la fin de la notion darwiniste d’évolution en tant que développement organique sur des millions d’années, à travers la sélection naturelle. Dorénavant, avec la nanotechnologie, l’homme peut avaler la technologie. Le corps doit être considéré comme une « structure ». C’est seulement en modifiant l’architecture du corps qu’il deviendra possible de réajuster notre conscience du monde».
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