Tous les chemins mènent ICI

entete

Le rythme fortement cadencé de la vie urbaine modifie notre rapport à l’espace et au temps et fait de nous des êtres impatients.

Qui n’est jamais sorti des transports en commun ne sachant pas vraiment de quel côté aller pour partir dans la bonne direction? Nous avons tous, au moins une fois maudit les sorties de métro débouchant sur un grand carrefour ou au milieu d’une rue dont on ne connaît pas le nom. A l’ère du numérique nous suivons bêtement les indications de notre gps/smartphone sans prêter attention à ce qui nous entoure. N’est-il pas temps de se réconcilier avec la ville dans laquelle nous vivons ?

 

PROTOCOLE ARTISTIQUE

« Chacun d’entre nous en a fait l’expérience, une ville c’est d’abord ses rues. La rue peut-être aimable, revêche, prétentieuse, accueillante, colorée, animée, déserte, triste, elle offre mille et un visages. Avec la multiplication des déplacements quotidiens, et la concurrence entre divers moyens de transport, la qualité de la rue pour les édiles se nomme: fluidité.  »  – PAQUOT Thierry, L’Espace public, Paris, La Découverte, coll. Repères, 2009, 125 p (p77)

Pour ce projet d’arts plastiques questionnant l’espace public et la notion de frontières, j’ai choisi d’intervenir à la station de métro Belleville qui est, d’une part le carrefour de plusieurs arrondissements : le 10e, le 11e, le 19e et le 20e,  et d’autre part un quartier populaire riche de sa diversité ethnique et culturelle.  En intervenant dans ce quartier j’interroge alors les notions de frontières géographiques et culturelles mais aussi l’idée de fluidité  – qualité d’un trafic  de personnes qui s’écoule régulièrement – développée plus haut par Thierry Paquot.

plan sorties metro copie

Le projet “Tous les chemins mènent ici” vise à indiquer le chemin de manière ludique et poétique aux voyageurs du métro (habitants, travailleurs ou touristes) quand ils en sortent. Qu’ils ne prenent plus ça comme un poids et qu’il se laisse guider par la rue elle-même, une rue « aux milles et un visages » selon Thierry Paquot.

Ayant travaillé dans une école primaire pendant quelques mois, il m’est immédiatement venu l’idée du jeu et du dessin à la craie comme le font les enfants dans les cours de récréation. Je me me suis moi-même remémoré ces moments-là ainsi que mon enthousiame pour le jeu de la marelle. Un jeu enfantin présent dans la plupart des pays du monde et donc une référence théoriquement familière pour la majorité des gens toutes cultures confondues.

Mon intervention consistera tout d’abord à peindre directement sur le trottoir une sorte de marelle réarrangée. Pour cela, j’ai choisi le blanc de meudon, un  matériau un peu plus resistant que la craie simple mais qui reste  tout de même éphémère. Comme une invitation au voyage et un retour en enfance, chaque “case initiale » de la marelle sera remplacée par un avion en origami qui indiquera une direction à prendre comme le suggère les croquis et simulations ci-dessous. On conserve également d’une certaine façon les traditionnels CIEL et TERRE au début et à la fin de la marelle.

shemas

test1

RÉALISATION DU PROJET

Quelques images pendant la réalisation

Résultat final

FINI2

fini

MES SOURCES D’INSPIRATION 

Clean Tag/ Reverse Graffiti

C’est une méthode de graffiti qui consiste à marquer les murs ou d’autres surfaces de la ville en enlevant la saleté. Parce que le Clean Tag n’utilise aucune encre ou peinture, il devient un procédé écologique et très souvent considéré comme légal.

imint_Reversegraffiti_moose_sf-s

Banksy

Banksy ne se cantonne pas à une seule spécialité artistique. Rendu célèbre pour ses interventions dans l’espace urbain, il combine habillement plusieurs techniques artistiques telles que la peinture, le pochoir ou encore l’installation. Il mêle le plus souvent politique et humour pour faire passer ses messages et joue avec les codes de l’espace dans lequel il décide d’y apposer sa création.  (Voir exemples ci-dessous)

450px-Banksy_Pollard_Street       banksy1

Les flèches de Daniel Buren

Une centaine de flèches bicolores rouges et blanches, créées avec la participation de Pascal Rambert et des élèves du lycée Galilée, ont été installées sur le territoire de Gennevilliers. Elles desservent les axes stratégiques de la ville en empruntant plusieurs chemins possibles.  Installées à des endroits clés, elles indiquent toutes le chemin pour se rendre au Théâtre de Gennevilliers.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *