07. La Montjoie dans le Grand Paris.

07. La Montjoie dans le Grand Paris
Mercredi 2 décembre 2009.

Rendez-vous est pris à 9h 30 précises
Médiathèque don quichote
120 avenue du Président Wilson
93210 Saint-Denis

Promenade autour du thème de la Montjoie avec Marc Nomerange, professeur relais de la DAAC du rectorat de Créteil auprès de l’unité d’archéologie de la ville de Saint-Denis et Béatrice Hercberg, tous deux enseignants au Collège Iqbal Masih de la ZAC La Montjoie. Fin de la visite dans notre cher Foyer, rue des Fillettes vers 11 h30.


Le parcours exhaustif tracé par Marc sur une carte de 1947.
Voir notre tracé GPS fait dans le temps de la promenade, sur GoogleEarth.

Archives  de la 4e promenade LMA. 18 mars 2009. «Montjoie Saint-Denis!»

«Promenade historique de La Montjoie et des Montjoies.
Trajet du lieu-dit La Montjoie via le « pas de la Chapelle » à Montmartre… « »
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La Montjoie. Sur ce plan de Paris et de ses environs par Mathis Zundten (1565), entre Paris et Saint-Denis et le long de la route qui les unit, à l’endroit exact occupé par la Montjoie et sous le nom de « Le Landi » (C2), à côté de deux croix, sont figurés des colonnes et des blocs de pierre, vestiges de ruines encore en place au 16e siècle. (C3) = La Chapelle; (5) Montmartre… [La Montjoie est selon A. L.-J. le sanctuaire païen, tumulus funéraire,  au centre de la Plaine du Lendit et de la Gaule, aux origines de Paris et de Saint-Denis, comme il est dit dans l'entretien avec Anne Lombard-Jourdan ci-après et plus bas...**]

Entretien avec Anne Lombard-Jourdan, chez elle à Versailles, vendredi 13 mars 2009. Vidéo ©Anne Zeitz. Avec Liliane, Gwenola, Julie, Ophélie et la fille d’Anne Lombard-Jourdan.


La Montjoie. Plans du terroir de St Denis en France… gravé par C. Inselin (1708). Sur cet agrandissement détaillé du Terroir de St-Denis, on distingue bien l’hydrographie et la voirie de la plaine Saint-Denis ainsi que les noms des principaux lieux-dits, parmi lesquels la Monjoie, Le Pilier, la Croix Penchée, les Rosiers etc….


Les « Montjoies ». Le nom de Montjoie donné aux  croix élevées au bord de la route de Paris à Saint-Denis sous le règne de Philippe III (1270 à 1285) —qu’on voit sur le premier plan, à proximité de la Montjoie primitive—, petits monuments gothiques, ne furent désignées sous ce nom qu’à une époque relativement récente. Jalonnant la route qui menait de Paris à Saint-Denis [L'Estrée], elles furent regardées comme « protégeant » les passants. Elles furent démolies comme « signes de la religion et de la royauté » en 1793. Cette gravure anonyme à l’eau-forte de la fin du 17e siècle en conserve l’aspect [hexagonale, trois niches aveugles sur la plaine, troix niches avec trois grandes statues de rois orientés vers la route]. Vestige supposé d’une des sept Montjoies de Saint-Denis. On trouve une croix de ce type à Charing Cross et qui lui donne son nom à Londres, faite sur ce modèle. Autre exemple: Quartier de la croix de pierre à Rouen. Et les Eleanor Crosses

**Montjoie et Saint-Denis!
Le Centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis

est le titre de l’ouvrage d’Anne Lombard-Jourdan en forme d’hypothèse singulière :  «Après avoir localisé au nord de Paris, dans la Plaine du Lendit, « le lieu consacré, au centre de la Gaule », dont parle Jules César, elle indique comment ce sanctuaire où s’assemblaient les druides se développa autour de la « Montjoie », tombe de l’ancêtre héroïsé protecteur du pays. Dans le but de masquer et d’exorciser ce lieu de  culte païen, les premiers chrétiens situèrent à cet endroit précis, le martyre de saint Denis et sainte Geneviève érigea à proximité la première basilique dédiée à celui-ci. Saint-Denis devint l’équivalent et le substitut du « Protège-pays ». Son nom rejoignit celui de « Munjoie » dans l’appel des guerriers en détresse.
Anne Lombard-Jourdan mène une enquête suivant une démarche originale, qui regroupe en un faisceau convergent tous les indices fournis par les textes, l’iconographie, la tradition orale, les fouilles archéologiques. Elle montre comment la fascination du centre s’exerça, depuis la protohistoire, sur les mentalités et sur les motivations religieuses, politiques et économiques. Elle éclaire ainsi de façon décisive les causes profondes de la primauté de l’abbaye royale de Saint-Denis et de la singularité et de l’ascendant de Paris capitale. »
4e de couverture du livre d’Anne-Lombard Jourdan, Montjoie et Saint-Denis! Le Centre de la Gaule aux origines de Paris et de Saint-Denis, presses du CNRS, 1989.
Cotes à la bibliothèque de Saint-Denis

MAGASIN 1 Y Histoire, 226515. Livre empruntable, disponible.
SALLE VIOLETTE Y Histoire 944 LOM. Prêté jusqu’au 14/04/2009

Anne Lombard-Jourdan, ancienne élève de l’Ecole des chartes, longtemps attachée au Centre de Recherches historiques de l’EHESS a donné aux éditions du CNRS deux livres sur Paris et sur la Courneuve, et a collaboré à des histoires de Paris et de Saint-Denis

Notes

*Montmartre : «le terme Montmartre, qui désigne aujourd’hui uniquement la butte, n’avait pas, pendant le Moyen Age et jusqu’au 18e siècle un sens aussi restreint: il englobait, outre les pentes de la colline, toute la zone qui s’étendait, au nord, jusqu’au Lendit et, à l’est, au-delà de l’Estrée et de la Chapelle; Clignancourt dépendit de la paroisse de Montmartre. 
La tradition parisienne qui situait bien le martyre de son premier évêque “à Catulliacus” [Saint-Denis], le situait aussi à “Montmartre”, mais “au pié du mont”, non au sommet de la butte, mais à proximité de l’endroit où se tenait la foire du Lendit.» A. L. – J. [Ceci explique notre point de départ, pour rectifier un point d'histoire et pour trouver un point de vue-belvédère sur la Plaine Saint-Denis].

Documents


Tumulus de Gramat (Lot). La Montjoie parisienne, avec le Perron devait ressembler à ce tertre de 12 mètres de haut et de 90 mètres de circonférence. «Les « perrons » sont des mégalithes qui jouent le rôle d’estrade ou de tribunes pour annoncer des jugements de justice ou des décisions de l’autorité publique.


Charles Fouquet, Visite de l’empereur Charles IV et de son fils à Paris en janvier 1378 (c.1460), accueillis par le prévot des marchands et le chevalier du guet. La rencontre a lieu entre Saint-Denis et le village de la Chapelle, près de la Montjoie et de la Croix Penchée ou aux fins.

Notre groupe sur le « tertre » au carrefour constitué par le croisement  rue de la Montjoie / rue de la Procession-rue de l’Encyclopédie, point de départ de notre procession vers Montmartre. Anne Zeitz nous filme à la mode d’une caméra-Montjoie de surveillance-protection, du deuxième étage du bâtiment rouge donnant sur le carrefour…  Vidéo ©Anne Zeitz


Le carrefour Rue de la Montjoie, rue de l’Encyclopédie-rue de la Procession: le bâtiment rouge et l’arbre au bord du trottoir bordant la rue de la Montjoie près duquel nous nous tenions.


Le Pilier des Nautes, (14-37). Les divinités gauloises alternent avec les divinités romaines. 5 m de haut. Le plan d’Inselin indique un lieu-dit « Le Pilier ». Il existe encore aujourd’hui une rue du Pilier près de la rue de la Montjoie à Saint-Denis. (Musée de Cluny à Paris). [Ce qui pose la question d'un art gallo-romain?]

Liens
http://www.pavillon-arsenal.com/videosenligne/collection-3-16.php