« Dial tone »

Gabriel Orozco,« Dial tone », 1992.

Pages d’annuaire téléphonique coupées et collées sur papier japonais, 26 x106cm, collection Carols et Rosa de la Cruz, Miami

Centre Pompidou, Galerie 2 , 2010.

Dans Dial Tone, Orozco fait à deux stratégies centrales : celle de la topologie et celle de l’appropriation. En effet, il a déchiré les pages d’un annuaire téléphonique de Monterrey et les a découpées de manière à supprimer tous les noms et à ne garder que les colonnes indiquant les numéros.il a ensuite collé ces colonnes les unes à coté des autres sur une feuille de papier japonais de vingt-cinq mètres de longueur .L’œuvre conserve les attributs d’un annuaire téléphonique, mais revisité sous la forme d’un rouleau japonais (chinois) .Comme l’explique Orozco : « De près, on voit une sorte de grille ou de paysage. A un certain moment, je l’ai appelé Phone river car en déroulant cette chose. On voit un torrent de chiffres. Cette œuvre représente tous les habitants de la ville, sauf qu’ils n’ont pas de nom. » Qu’il utilise des chambres à air, des pages d’annuaire ou n’importe le quel de ces objets trouvés qui apparaissent régulièrement ans son travail.