Xu Bing et ses livres

http://en.wikipedia.org/wiki/Xu_Bing

Un artiste d’orgine chinois, XU Bing né en 1955. Il est entré dans le département de gravure de l’Académie centrale des Beaux-Arts de Pékin où complété son baccalauréat de 1981 et est resté comme un instructeur, gagnant sa maîtrise en 1987. En 1990, sur l’invitation de l’Université de Wisconsin-Madison, il a déménagé aux États-Unis. Xu est actuellement le vice-président de la CAFA.

http://xubing.wordpress.com/
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Le Livre du Ciel est un livre illisible, même pour l’artiste. Au contraire, le Livre de la Terre est un livre compréhensible pour tous. XU Bing dit: « … Mes deux livre sont completment différents. Ils sont abordable pour n’importe quel lange ou n’importe quel étucation, ils sont égaux pour chacun. Le Livre du Ciel exprime mon regret face à la régression de notre écriture, mais dans le Livre de la Terre, il s’agit d’une langue pour tous… »
Du Ciel à la Terre, de l’interrogation des valeurs de la langue à la recherche d’un niveau sans langue et sans frontière. Proposer, partager toutes les cultures, l’art de XU Bing ne quitte jamais la signification du langage et le sens du livre.

Voici un texte sur XU Bing en français sur : http://transtexts.revues.org/index82.html
Pour citer cet article : Référence électronique, Evelyn Nien-Ming Ch’ien, « Chinglais : l’art de Xu Bing », Transtext(e)s Transcultures 跨文本跨文化 [En ligne], 2 | 2007, mis en ligne le 11 juin 2009, Consulté le 26 octobre 2010.

« L’idée semble simple, mais son « exécution » a pris plusieurs années. Vers la fin des années 1980, Xu Bing travailla pendant cinq ans, manipulant, enlevant ou ajoutant certains de leurs appendices à plus de 4000 caractères chinois, pour leur ôter leurs caractéristiques de signes compréhensibles de la langue chinoise. Il a ainsi créé ce qu’il appela le «tianshu », livre (shu) du ciel (tian). Grâce à ce procédé, il tuait en quelque sorte, la langue chinoise et sa calligraphie dans son projet artistique. Cette véritable« exécution » est devenue publique en un objet d’art exposé au monde en 1988. Le germe de son idée pourrait bien trouver son point d’origine dans son amour de l’art, de la langue, et puiser à l’influence de sa vie quotidienne sous la révolution culturelle chinoise.

La révolution culturelle fut également une révolution linguistique pour la Chine, au cours de laquelle les caractères simplifiés ont été popularisés par Mao. Pour Xu Bing, graphisme et langage se sont donc entremêlés pendant son jeune âge. Adolescent dans les années 1960, il est un avatar de la Révolution Culturelle. Enrôlé jeune dansles Gardes Rouges, sa tâche consistait à composer des bannières pour la propagande. Ironiquement, la calligraphie qu’il créa au service de la révolution est l’héritage culturel de son père, historien de l’université de Pékin, démis lors de la révolution et envoyé en camp de travail. Les créations propagandistes de Xu Bing se donnaient pour ambition de transformer les caractères en art, en combinant par exemple quatre caractères pour créer une pièce d’art folklorique … »