Turner au Grand Palais

Actuellement, une belle exposition est consacrée au peintre anglais Turner au Grand Palais. Pourquoi vais-je parler un peu de ce peintre ? Tout simplement parce qu’il a peint de nombreux paysages (un élément fondamental de l’art géolocalisé). Des toiles d’autres peintres côtoient les siennes, et l’on peut voir alors les influences. Dans les peintures de paysages, et surtout de mer, on ressent le mouvement. Par exemple, son Déluge est beaucoup plus fort visuellement que celui de Poussin. La tempête a lieu au moment où l’on regarde le tableau, la détresse est là, tandis que chez Poussin, la tempête est passée, tout est calme.


Le Déluge,
Turner, 1805


Le Déluge,
Poussin, entre 1660-1664

On peut souligner que généralement, ces paysages ont un côté brumeux. Ces couleurs sont ternes par rapport à celles qu’utilisait Titien par exemple.


La tempête de neige,
Turner

Il a aussi pris des références issues des Métamorphoses d’Ovide. Sur le site de la Tate Britain, on peut voir des carnets de croquis de Turner (je mets le lien néanmoins, la présentation de ces carnets de croquis numériques n’est pas excellente). http://www.tate.org.uk/servlet/BrowseGroup?cgroupid=999999995
Des peintres, des graveurs, des aquarellistes comme influences: Giovanni Battista Piranesi, Abraham-Louis Ducros, Richard Wilson, Thomas Girtin, Poussin, le Lorrain, Salvator Rosa, Véronèse, Rembrandt…

Cindy Théodore