The Good Earth

Entre les deux guerres mondiales, juste après la crise économique de 1929. Il n’y a aucune raison pour douter de l’autorité de l’Europe qui avec les Etats-Unis et l’empire du Japon contrôlaient encore 80% de la superficie du monde. Dans le film Tabou de Murnau on trouve différentes sources de la musique classique ou de la peinture allemande et en même temps, on peut voir l’influence de la période de république Weimar avec le Bauhaus et les mouvements d’art avant-garde de l’Europe de l’est. On voit ensuite des images de nus (comme au début de Tabou) dans le film Olympia de 1938 de Leni Riefenstal. Quand Murnau est parti aux Etats-Unis en 1929, l’Allemagne avait déjà changé avec la crise économique.
Dans le film Tabou, il y a quelques acteurs chinois. Après le 19e siècle les nombreux chinois ont été transportés par les gouvernements coloniaux pour travailler dans le champs des petites île de l’océan Pacifique ou Atlantique (il y a des différences avec les Chinois émigrés de l’Asie du sud), parce qu’ils sont plus dociles et travaillent bien aux champs (comme les Japonais à Hawaii et au Brésil). Ce marchand chinois qui opprime l’acteur ressemble au marchands juifs du film Intolérance de D. W. Griffith de 1916, et pour changer cette image, on peut attendre jusqu’à la Seconde Guerre mondiale quand la Chine était aux côtés des Etats-Unis et le Japon aux côtés de l’Allemagne et de l’Italie.

En 1937, il y a deux films faits par deux groupes, The Good Earth par Sidney Franklin pour la Chine et Die Tochter des Samurai (La fille de Samurai ou Terre Nouvelle en japonais) par Arnold Fanck (un réalisateur montagnard allemand, né le 6 mars 1889 et mort le 29 septembre 1974) pour le Japon.

The Good Earth écrit par Pearl S. Buck raconte l’histoire de Wang lung, un paysan chinois, qui habite dans le nord de la Chine. Un film joué par les acteurs blancs, pour une histoire americaine. A la différence de Tabou, avec un happy ending (très style Hollywood), et d’autre part c’est une histoire très américaine, qui raconte la vie d’un homme qui luttait et réussit dans son travail. C’est très proche du rêve américain, et notamment pour les Américains, ce film a montré la Chine comme un pays allié des Etats- Unis.

Pour les Européens, l’Orient ou le dit non-Occident fournit un imaginaire inépuisable. Il le fournit même aux pays non-européens qui ont suivi l’Europe, comme le Japon, depuis les années 30 qui a produit plus de films par l’Association des films de Manchoukuo (un pays au Nord de la Chine contrôlé par le Japon) ou dans les années 40 le film japonais de l’Asie du sud. Ce phénomène se retrouve dans le film Дерсу Узала (Dersou Ouzala, un film soviétique-japonais de 1975, réalisé par Kurosawa Akira) ou dans le film américain The Painted Veil, Le voile des illusions, etc. Le Voile des illusions est adapté d’un roman de W. Somerset Maugham se déroulant dans les années 1920, l’affaire est compliquée par l’épidémie de choléra qui décimait alors l’Empire du Milieu.
De nos jours, il est bien sûr plus facile de trouver des acteurs chinois, il n’est plus nécessaire que des Occidentaux jouent de rôle de chinois comme dans le film de Charlie Chan. Et partir des années 2000, il y plusieurs films occidentaux qui parlent Mandarin (même dans le jeux vidéo tel que The Dragon rising pour Xbox). Mais dans le film The Spy Game, les Chinois parlent cantonais.

En même temps, pour Gong Li, une star chinoise qui joue dans deux films d’Hollywood de sa carrière (pour un rôle principal), elle a joué une Geisha dans le premier film hollywoodien Mémoires d’une geisha et une femme mexicaine dans la film Miami Vice, Deux filcs à Miami. Et on peut se rappeler la première star, Toshirô Mifune. Il a joué dans son premier film étranger mexicain,  Anilas Trujano, réalisé par Ismael Rodriguez.
Enfin, on peut voir la Chine. Après 50 ans de chaos. En 1949, un nouveau pays a été construit en Chine par les communistes chinois: La République populaire de la Chine. Cette fois, le gouvernement veut reconstruire la fonction de pays qui a été gaspillée plusieurs années, et bien sûr, pour le cinéma aussi.
Dans les années 50, la plupart des films étaient filmés par l’association des film de Dongbei (où se trouvait l’ex-l’association des film du Manchoukuo organisée par les japonais). Cette association produisait de nombreux films dans tous les champs de sociaux, et notamment les films de propagande.

En 1963, un film Un servage a été fabriqué 4 ans après que le Dalai lama ait quitté la Chine. Avant 1959, il y avait encore un accommodement entre le gouvernement central et le gouvernement Kashag. Quand le Dalai lama est parti en Inde, les communistes chinois ont commencé la reforme économique et agraire au Tibet. Ils ont fait un film pour propager ce succès: le film s’appelle: Un servage. Ce film a été filmé au Tibet pour plus de réalisme, avec notamment des acteurs tibétains, mais qui parlent chinois dans le film. Seuls quelques Chinois jouent le rôle de soldats chinois et communistes. C’est une histoire typiquement de film produit par les communistes. Un homme qui était muet à cause de son enfance misérable (pour témoigner du mauvais gouvernement tibétain ).

A la fin du film, grâce au communiste chinois, l’homme peut parler et vivre comme un citoyen, et ensuite il a dit juste un mot: «le président Mao» à la fin de ce film, car pour lui le Mao est comme un nouveau Dieu.


Trois ans plus tard, la révolution culturelle a été lancée en Chine. On a toujours besoin de donner des fruits de civilisation aux autres nations qui sont sous-développées. Dans notre perspective, ils peuvent les accepter avec plaisir. On a donc produit des films, pour simuler cette supposition. Ce témoignage a été transmis de pays en pays sans arrêt avec la mondialisation.