Visite du commissariat rue du Landy sous haute surveillance.

A quelques pas du RER la plaine-stade de France, se trouve un des commissariats de Saint-Denis. Il est reconnaissable par sa forme peu banale et sa couleur bleutée. Visite guidée pour Anne Zeitz et ses étudiants, mardi 23 février, par Anouk Legendre, l’une des architectes de l’agence X-Tu et aussi par l’un des policiers… et aussi deux autres policiers pour nous «surveiller»… situation assez déroutante.
L’architecte qui nous guide nous explique qu’ils voulaient faire un commissariat, avec toutes les contraintes que cela implique, sans pour autant qu’il soit un commissariat ordinaire. En effet, lors du commencement du projet, le terrain sur lequel sera construit le bâtiment était vierge. La difficulté : le bâtiment sera à l’angle d’une rue et selon l’architecte, c’est cela qui tient la rue.


Le commissariat © Théodore Cindy, 23.02.2010

Une fois à l’intérieur, on nous explique qu’il y a un espace public et un espace privé. Il y a une entrée pour le personnel et une autre pour la population qui doit s’y rendre. Par contre, les personnes qui sont gardées à vue ou bien les CRS entrent par l’entrée secondaire. La cour sert à garer les voiture et il y a un sous-sol aussi. Sur les façades non visibles de la rue il n’y a pas de fenêtre (car ce qui coûte cher dans un bâtiment ce sont les fenêtres). Néanmoins, une des façades et entièrement en verre (avec des motifs dessus) et des fenêtres rondes et banches ornent la façades de l’avenue des arts et métiers (qui n’est d’ailleurs pas une avenue, plutôt une impasse).
Dans la partie publique, la couleur dominante est orange. Les architectes pensent que cette couleur —de l’énergie— met de la gaieté dans le lieu et aussi, permet de guider le visiteur. Dans la partie privée: le gris domine  —référence aux navires.
Ils ont travaillé avec un graphiste, Frédéric Teschner, pour la signalétique. Les mots jouent avec dedans, dehors, ailleurs… et aussi avec liberté, fraternité et égalité. La peinture utilisée est noire pailletée (par contre, sur le sol, les paillettes ne se voient plus). Petite anecdote: chaque étage est signalé par le chiffre correspondant, d’environ 1 mètre de hauteur et 30 cm de large, et malgré cela, le commissariat a rajouté une feuille blanche A4 avec «1er étage» et ils l’ont mise sur le grand chiffre…


La signalétique © Théodore Cindy, 23.02.2010

Juste à côté commence a être construit un autre bâtiment qui «fait de l’ombre» au commissariat. En effet, le commissariat laisse passer le ciel tandis que l’autre bâtiment fait masse à côté.