dérive – sur Le Landy et sur le Musée Précaire

Une partie des habitations en vue de démolition sont habitées par des personnes. Normalement, les «vrais» occupants des lieux sont partis depuis longtemps. Ainsi, ce sont des «squatters». On a pu voir des Roumains habiter les sous-sols, aller «sous terre». On a pu voir des gens habiter dans des cabanes, où seul le chien, laissé dehors, nous observe. Que va devenir ce quartier après cet «embellissement»? Que vont devenir ces gens? Après avoir vécu dans un quartier avec des maisons individuelles et «uniques», ils vont devoir vivre dans des maison individuelles-collées-identiques….Bizarrement lorsque l’on visite Le Landy on ne croise pas grand monde… enfin si, des ouvriers. On a du mal à mettre des visages sur les habitants du quartier (même si Ali est notre guide). Pour voir les occupants du quartier, l’unique moyen est-il de regarder le documentaire de Coralie Suard concernant le Musée Précaire Albinet? Parce que là, c’est superbe. Pour bifurquer sur une autre idée, je trouve et je suis persuadée que le film et le livre se complètent l’un l’autre. De voir le film, ça m’a permis de compléter mes connaissances même si j’avais lu le livre. Contrairement à nous, étudiants, qui travaillons sur le Landy, on ne peut voir qu’une partie, et que d’un point de vue extérieur ce même lieu. Le Musée Précaire (et surtout ce qui nous reste :le livre et le film), nous permettent de nous immiscer chez les habitants.

cindy théodore