Exposition « Grand Paris »

Le président français de la République, lors de l’inauguration de la Cité de l’Architecture en septembre 2008, exprime le fait qu’il aimerait qu’un « nouveau projet d’aménagement global du Grand Paris » voit le jour. En d’autres termes, il faudrait changer les planifications urbaines traditionnelles destinées à Paris. Ainsi, une exposition nommée « Le Grand Paris » fut réalisée par la cité de l’Architecture et du patrimoine. Cette exposition gratuite qui ouvre ses portes du 30 avril 2009 au 22 novembre de la même année, permet de découvrir le Paris de demain. En effet, le manque de logement, les déséquilibres sociaux, la rareté des espaces verts, l’accumulation des transports… sont autant de problèmes que rencontre la capitale et qui lui nuisent.
De grandes questions : quelles sont les décisions à prendre aujourd’hui pour permettre à Paris d’affronter le XXIe siècle, quelle orientation choisir pour son développement et comment l’associer à l’amélioration des conditions de vie de ces habitants? Au final, des projets de dix agences françaises et internationales sont retenus pour répondre à ces questions. Il ne s’agit pas de projets à exécuter mais seulement des propositions illustrées et des réflexions.Ces équipes travaillent sur deux axes principaux : « la métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto » et « le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne ».

Lorsque nous entrons dans la salle d’exposition, nous pouvons voir dix structures séparées dans lesquelles se trouvent les différents univers de recherches des groupes :

- L’équipe Portzamparc s’intéresse aux faits métropolitains. Ils recherchent par exemple des transports rapides qui segmentent le territoire et créent des espaces spécialisés. Ils souhaitent rendre compatible la qualité de vie et le développement de la compétitivité mondiale. Mais aussi, ils s’interrogent sur comment relier Hestia et Hermès.

Dans l’exposition, nous pouvons voir, par exemple, la création d’un train léger au dessus du périphérique qui permet la liaison entre l’aéroport Charles-de-Gaule à La Défense.

- L’équipe Nouvel Cantal-Dupart Duthilleul désire transformer progressivement ce qui existe déjà car « la ville de demain est déjà là ». Ils nous présentent des mutations possibles à partir de lieux déjà existant.

- L’équipe Grumbach recherche un axe associant la ville et nature jusqu’à la mer. Autrement dit, il faudrait que Paris soit relié à la mer pour garder sa compétitivité.

- L’équipe Castro Denissof Casi souhaite « la fin des banlieues ». Il s’agit d’organiser une équité urbaine avec des lieux symboliques et de voyages : ce serait « un lieu de l’inattendu, de l’ailleurs et du voyage » ou le développement économique se ferait avec principalement la solidarité.

Dans l’exposition, nous pouvons voir, par exemple, le site des Ardoines à Vitry transformé avec un nouveau parc et de nombreux jardins dans chaque tour.

- L’équipe Secchi-Vigano privilégie l’eau et la biodiversité. Elle propose de développer par exemple les transports publics pour une mobilité plus efficace et d’organiser une nouvelle structure spatiale avec une meilleure organisation de l’eau, de la biodiversité et des espaces agricoles.

- L’équipe Lion, Groupe Descartes veut optimiser l’existant, « améliorer l’ordinaire ». Cela consiste à « optimiser, régénérer, réinventer » le potentiel existant. Créer des villes pour rééquilibrer, avoir moins de temps de transport, agrandir les logements sont des objectifs de ce groupe.

Dans l’exposition, nous pouvons voir, par exemple, un projet transformant la N7 d’Evry en grand boulevard tels les boulevards Parisiens.

- L’équipe Rogers Stirk Harbour propose la création de centres secondaires pour « alléger » Paris, de résoudre le problème de déséquilibre entre l’Est et l’Ouest notamment, d’éliminer les barrières qui existent dans Paris et sa région qui l’entoure, de créer des espaces verts, de mettre des chaufferies de quartiers équipées de centrales à cogénération pour produire de la chaleur et de l’électricité… Tout cela aiderait à diminuer les émissions de carbone.

- L’équipe L’AUC préconise d’agir à toutes les échelles.

Dans l’exposition, nous pouvons voir, par exemple, des maquettes de maisons atypiques avec des scènes de la vie courante qui intègre le jardin.

- L’équipe MVRDV recherche une ville plus compacte et plus intense. Elle analyse Paris en le comparant avec d’autres métropoles mondiales. Les résultats sont répertoriés en cinq domaines : son efficacité, sa stabilité, son attractivité, sa cohésion, son ouverture. Elle propose de réactualiser ces analysent chaque année afin de « comparer les actions et les performances de l’agglomération par rapport aux ambitions fixées au préalable ». De plus, elle souhaite viser le développement durable dans les villes et elle analyse les types d’espaces qui pourraient être investis ou densifiés.

Dans l’exposition, nous pouvons voir, par exemple, l’allongement de la tour de la Sorbonne qui ferait milles mètre (pour affirmer l’importance du savoir et accueillir un plus grand nombre d’étudiant).

- L’équipe LIN propose de créer des pôles intenses et des villes légères. Son but : transformer peu à peu la métropole en s’appuyant sur « les qualités cachées de l’existant ». Elle stimule cette transformation en définissant de nouvelles centralités, en intensifiant l’urbain. Elle s’intéresse aux espaces de faible densité qui ont un grand potentiel de mutation, qui comportent notamment des fleuves « lieux privilégiés de la transformation urbaine ».

Chloé