Renée Green, exposition à Lausanne

Renée Green s’inspire du passé. Elle utilise de nombreuses « vieilles » photographies. Elle fait d’internet un outil pour ne pas oublier peut-être. Même si un petit texte ou un son illustre les photographies, on ne sait pas tant de choses sur les personnes qui y apparaissent. Alors, on invente une histoire… fausse… enfin… qu’est-ce que la vérité ? et là, je vous renvoie aux promenades de J-J.Rousseau, la numéro 4 (Rêveries d’un promeneur solitaire).

Une partie de son travail m’a fait penser à celui de Dominique Petitgand, sur sa façon de collecter des sons, de produire des oeuvres sonores et de les mettre en scène.

article sur D.Petitgand: http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/?p=4157

Une autre, celle de la classification et aussi de la mémoire m’a fait penser au travail de Susan Hiller (1940). A la base, Susan Hiller est anthropologue (eh oui ! ).

Vous trouverez mon tout petit article publié le 19 avril 2009 sur Susan Hiller (et mis à jour):

http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/?p=2678

Son travail sur la couleur de peau, entre autre, semble fort (je confirmerai ou pas après avoir vu l’exposition). Elle s’interroge sur la perception de l’autre et plus particulièrement sur le regard des occidentaux sur « les autres ». Ces notions me renvoient (encore) à des artistes ayant participé à une exposition : The World of Other , MoCA de Shanghai. La question principale était justement la question de « ces autres »…mais vu par des artistes shanghaiens.

La section « l’artiste en ethnographe » et son travail Secret ressemble (sur le thème de la recherche ethnographique) à celui de  Zhenchen Liu , Under Construction (vidéo). lien ici : http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/?p=4169

Pour conclure, Renée Green à des thématiques très vastes et cependant très concrètes et elle ne se perd pas, elle évolue. Il me paraît intéressant de voir, de comprendre les autres artistes qui ont des démarches analogues mais qui ne font pas la MÊME chose. Les lieux s’imprègnent en elle et elle réalise des œuvres pour ces lieux. Ce qui n’est pas si évident puisqu‘elle fait un travail de recherche, de mémoire pour former quelque chose de cohérent et qui se déroule dans notre espace temps à nous. Elle mêle parfois vie personnelle et vie du lieu ou vie des hommes ne faisant pas partie de son intimité, où fiction et réalité se confondent. Cette situation est souvent visible dans des romans semi-autobiographiques comme LEmpire du Soleil de Ballard (1930-2009).

Cindy Théodore