Andy Warhol à paris

Andy Warhol, exposition papier glacé.
Si on habite dans une grande ville comme Paris, parfois il y a des avantages culturels. L’exposition de fameux Andy WARHOL, en était un cas. Andy Warhol! On n’a même pas besoin d’explication avec ce nom. Aller la voir me devint presque comme une obligation psychologique. Pourtant j’hésitais. Après des expériences plut
ôt désagréables dans les expos  qui avaient trop de succès, j’avais peur de me forcer.  Mais, un soir, une émission d’ARTE a tout changé pour moi. Une dame qui me semble administrativement liée à l’exposition, nous a  présenté 4 tableaux d’autoportrait et a dit qu’Andy Warhol les avait réalisés en différentes couleurs avec un type de sérigraphie parce qu’il avait envie de montrer sa réflexion sur l’identité. Je ne me souviens pas des mots exactes. Mais en sens, c’était comme ça. Moi j’ai éclaté de rire. Alors, lendemain j’y suis allée.

Il y avait trop de monde, TROP DE MONDE. L’exposition a commencé par ses portraits de célébrités. Plusieurs tailles, plusieurs versions. Il y avait aussi quelques explications sur qui étaient les personnes représentées, quand ou pourquoi Andy Warhol avait fait ces portraits. Tous étaient en sérigraphie, sauf quelques photos polaroïd. On pouvait également regarder les vidéos de réalisation de ses œuvres, certaines œuvres elles-mêmes nous montraient le processus. Bref, l’exposition était longue, était pleine de choses à voir. donc, Trop de Monde. Moi je n’ai vu que des têtes de gens qui passaient devant moi. Plus je suis entrée très à l’intérieur, j’ai eu de la difficulté à respirer. Enfin, je suis parvenue à un état de regret, je me demandais pourquoi j’étais venue voir cette exposition d’artiste trop célèbre. Les œuvres du premier étage ont commencé à m’ennuyer gravement. C’était répétitif. Rien de plus. L’expo m’est devenue trop longue. A la fin, j’ai passé devant les œuvres en quatrième vitesse. C’est vrai que l’expo était nommée ‘les portraits d’Andy Warhol », alors, j’aurais dû deviner qu’il y aurait des portraits exposés dans une forme elle-même répétitive.

A propos de sa réflexion sur l’identité, je ne suis pas convaincue. A mon avis, il a répété beaucoup d’œuvres sous forme de sérigraphie car c’était facile à faire, et à vendre. Aussi il aimait ce média. Je me demande également s’il avait le temps de réfléchir profondément à son identité, et s’il avait envie de réaliser cette œuvre pour montrer ses identités, non, je ne suis pas d’accord. Parfois, les gens qui travaillent pour l’art en dehors d’artistes aiment trouver le sens des œuvres. Et on pose mille questions comme ‘pourquoi il a fait ça’, ‘pourquoi il a utilisé ça’, etc. Ces pourquoi, ce sont uniquement les artistes qui peuvent y répondre. Les paroles de critiques, ou les paroles de commissaires, toutes sont une sorte de représentation, ou leurs propres impressions des œuvres. Mais dans une exposition comme celle de Warhol, les publics essaient de la comprendre par ces paroles. Ils acceptent les paroles de critiques comme une parole de dieu. Justement à cause de cet aspect public, parfois les valorisations de critiques me gênent. Chaque fois dans les expositions de grands artistes, en regardant les gens qui croient les paroles de critiques comme les paroles de dieu, j’ai envie de leur crier que l’art est comme la cuisine. L’admiration ne dépend que de moi, de chaque spectateur. les paroles des gens qui aiment parler de l’art, ça existe pour parler, pas pour l’art.