Mémoires et images de procession

Image d’un paysage sans vie dans la rue de la procession… Le paysage urbain engloutit la végétation sauvage et le sable des travaux évoquent aussi ce développement urbain. Les grilles évoquent celles d’une prison : sommes nous tous emprisonnés par cette urbanisation ?

En progressant, on constate que la nature sauvage a totalement disparu du paysage urbain. Des bâtiments nous entourent et leurs hauteurs nous invitent au vertige…

Mais le passé est présent dans ces rues. Le bas-relief d’une église invoque une sainte et un vieux bâtiment évoque la pauvreté du lieu. On constate aussi à quel point ce bâtiment n’est rien pas rapport à l’église, car il est incapable de nous protéger sur cette route. Il nous rappelle juste notre pauvre condition de mortel, tout comme cette invocation à la sainte. Le religieux est bien présent et nous suivra tout au long de cette procession.

Nous empruntons un bus. Dans ce bus, on constate que nous ne sommes pas les seuls à filmer. Les caméras de ce bus pourront donc eux aussi témoigner de notre passage et de notre procession.

Sur le chemin, je remarque un immeuble avec d’étranges bonhommes bleus, à la Keith Harring, escaladant l’immeuble par les fenêtres. Comme quoi même en se promenant, on peut voir de véritables oeuvres d’art sans forcément entrer dans une galerie.

La route de la lumière : on aurait presque l’impression que c’est la lumière divine qui nous guide vers le droit chemin. Quelque chose me dit que nous allons bientôt arriver au bout de notre procession.

Et voilà après avoir gravi plus de 200 marches, nous arrivons au sommet, presqu’aux cieux et nous admirons au loin le point de départ de notre procession qui nous a amené jusqu’ici, à Montmarte.