Yan Pei-Ming avec Yan Pei-Ming

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Yan Pei-Ming, New Born, New Life, 2007.
Aquarelle sur papier, 154 x 230 cm. ©André Morin.
Luen-Yu Lu, Lola-Tsesheng, 2008. Photographie.
La fille de Luen-Yu, dont le prénom chinois signifie la flûte de bambou violet.

Première exposition solo dans un musée italien [http://www.gamec.it] de Yan Pei-Ming: 20 œuvres de grand format— huiles et aquarelles autour d’un thème choisi par l’artiste et le conservateur, organisée en quatre sections: Autoportrait avec Paysage, Autoportrait avec la religion, Autoportrait avec des parents et Autoportrait avec la vie et la mort. Le titre suggère que le sujet central de l’exposition, l’autoportrait, présent dans chaque salle est en dialogue continu avec les autres sujets présentés. Ce choix résulte de l’examen que chaque pièce est en quelque sorte un autoportrait de l’artiste même si elle ne le décrit pas directement.
L’exposition souligne la technique qu’utilise l’artiste. En particulier, sa peinture fait un usage lourd de la matière avec une touche violente, ce qui constitue un pont entre l’Orient, sa terre d’origine, et l’Occident, sa terre d’appartenance culturelle. Ces deux terrains sont représentés par les grandes toiles à l’huile d’une part, faites dans son studio de Dijon et ses aquarelles, d’autre part, faites dans son studio à Shanghai. Sa peinture cependant ne fait pas référence à un cadre géographique précis, mais devient synonyme d’atemporalité et de non-lieu: l’est et l’ouest réunis en un mélange de styles, d’éléments et de sujets. L’utilisation de l’aquarelle est important pour lui, il l’utilise pour peindre une série d’enfants dans leurs premiers moments de vie et les crânes et l’autoportrait en homme pendu, et donc à la fin de l’existence.

Lien vers Laissez-les grandir ici (le film)