montjoie / saint-denis

La procession entamée ce jour-là fut longue mais elle fut aussi, et surtout, un moment de rencontre et une façon de se ressourcer.

Top départ à l’intersection de la rue de la Procession et de la rue de la Montjoie à Saint-Denis.

La rue était déserte par rapport à l’axe principal. Un drapeau vert, porté à tour de rôle par des personne courageuse, guidait nos pas

Dès le départ, les gens qui passaient près de nous…nous regardaient avec des gros yeux remplis de questions pour certains et d’autres nous klaxonnés en pensant à une manifestation ou à une fête improvisée ! Des personnes ont fait un bout de chemin avec nous en pensant dans un premier temps que nous nous rendions à un match de football au Stade de France puis ils ont écouté nos explications : procession Montjoie-Saint-Denis !

L’axe principal était bruyant mais loin d’être incolore, inodore et sans saveur ! En effet, le coin était, et est toujours, coloré dans tous les sens du terme. Les gens ayant des origines et des couleurs diverses se baladaient dans les rues, se parlaient. Les rues étaient quelque peu fleuries et les bâtiments, d’habitations et de commerces, étaient de toutes les tailles, de tous les styles et de toutes les couleurs. La diversité des magasins, en particulier des restaurants propageaient des « odeurs multiethniques ». Le beau temps nous a permis de profiter pleinement de ce voyage.

Nous avons pris un bus pour « gagner du temps » et surtout pour éviter de nous faire écraser car, par là où il passait, nous ne pouvions aller.

Montmartre est vraiment proche de Saint-Denis…on ne dirait pas !

Alors après notre petite vadrouille en bus et une bonne marche à pieds, nous avons grimpé, grimpé, grimpé…en étant tout essoufflé mais tellement heureux d’apercevoir le haut du Sacré Cœur à l’arrivée !

Le drapeau était toujours là…on aurait presque pu faire cette procession de nuit. De la peinture phosphorescente aurait pu être mise sur les écritures du drapeau et ainsi garder tout son sens.

Nous sommes partis d’une rue flambant neuve pour arriver sur des pavés !

Nous avons fait un bout du parcours en bus et pour justifier l’utilisation de caméras de surveillance, ils évoquaient la  loi 95-73 du 21/01/1995 .

cindy théodore