Le faux-mignon

Bonjour Liliane,

Après avoir suivi l’excellent cours de Marion Laval-Jeantet j’ai pu trouver une problématique assez spécifique sur quelque chose qui m’intéresse. Voici un titre possible de ma recherche : Le « faux-mignon » ou comment quelques artistes contemporains s’approprient, utilisent et détournent des scènes romantiques et des motifs floraux pour créer de nouvelles significations. Quelques mots clefs : Arts Décoratifs, Contes de fées, Cruauté, Décalage, Genres, Mignon, Motif, Rococo, Scènes bucoliques, Violence.

Un résumé de la thématique : « Ce travail part d’une envie plastique : travailler sur les motifs et les scènes romantiques que l’on peut voir par exemple dans certains tissus ou sur de petites boîtes, dans les tapis ou les tasses de thé de nos grands-mères, sur les rideaux, les fauteuils, les lampes des maisons bourgeoises. Ces images, comme les illustrations des contes, ont marqué mon enfance et je m’interroge en ce moment sur l’influence qu’elles ont pu avoir sur ma vie d’adulte. Je constate que je ne suis pas la première à se poser la question car je vois autour de moi, autant dans des manifestations d’art contemporain comme dans des objets de design, dans le dessin, dans les revus etc., un intérêt marqué pour les icones de l’enfance. Soit les super-héros ou les barbies, soit les legos ou les cartoons, nous sommes entourés en ce moment d’images qui exaltent notre passé récent. Il n’y a rien à faire, j’appartiens à une génération des nostalgiques. J’observe au même temps que la plupart des artistes qui utilisent ces symboles le font pour les détourner de leurs sens originels. J’appelle cela du « faux-mignon », terme vaste qui peut se référer à des choses très différentes entre elles.

Cette investigation se limitera à analyser certaines manifestations contemporaines qui utilisent des motifs ou qui détournent des scènes décoratives au même temps qu’elles essayent de dire le contraire de ce qu’elles disaient avant. Enfin je vais me concentrer sur des images ou des objets qui nous surprennent parce que l’on perçoit un décalage entre la forme et le contenu. La question qui guidera cette recherche sera de savoir comment peut-on aujourd’hui utiliser des techniques traditionnelles, des arts dits mineurs, pour créer de nouveaux sens. Comme il s’agit d’un mémoire mixte, la recherche et les découvertes se feront tant au niveau technique comme au niveau conceptuel. » Mon corpus d’artiste est le suivant : Grayson Perry, Eugenia Calvo, Jaime Pitarch, Lamia Ziadé, Adriana Varejão, Cristi Pogacean, Huang Yan, Maki Tamura. Il s’agit des artistes du monde entier, quelques uns assez inconnus, mais que je trouve intéressants pour mon propos. Mon idée c’est de faire une exposition après, une installation avec des assiettes que je pense peindre.

J’ai encore du mal à trouver la bibliographie adéquate mais j’espère pouvoir en parler avec vous lors de notre prochain rendez-vous. A bientôt,

Noëlle