Richard Prince : le marché de l’art // la BNF

Art price à récemment sorti son nouveau rapport sur le marché de l’art, voici un tour d’horizon de la situation de Richard Prince depuis 2009.

« L’année (2010) fut rude pour les recettes de Richard Prince, divisées par deux par rapport à la période juillet 2008-juin 2009. A l’époque, Prince dégageait 24,2 m€ pour 61 oeuvres vendues aux enchères tous media confondus. Cette année, l’adjudication de 43 lots a engrangé un résultat de 12,4 m€ (juillet 2008-juin 2009) dont 11,1 m€ enregistrés pour la vente de 10 toiles. L’artiste a connu une spirale ascensionnelle jusqu’à la fin de l’année 2008 : sa cote atteint alors son point culminant, affichant 550% de hausse depuis 2000. La demande s’est littéralement emballée après l’adjudication de sa première toile millionnaire, Tender Nurse, en novembre 2006. Entre ce premier sommet et une fin d’année 2008 mouvementée par la crise, Richard Prince a enregistré pas moins de 18 enchères millionnaires. Depuis l’essoufflement du marché, les enchères millionnaires se comptent sur les doigts d’une main : quatre ont tout de même été signées depuis le début de l’année 2009 (période janvier 2009-juillet 2010). Si les collectionneurs se disputent ses Cow-boys en photographie, les Nurses sont les sujets les plus prisés en peinture. Ses infirmières inspirées de stéréotypes de romans de gare ont fait le tour du monde. Sa plus belle enchère annuelle récompense Nurse in Hollywood #4, une acrylique de 2004 issue de la collection Halsey Minor et vendue l’équivalent de 4,5 m€ (Phillips de Pury & Company, New York, 13 mai 2010). Ce résultat exceptionnel, porté par une belle provenance, talonne à 200 000 € le record de Prince, signé à l’époque faste du marché (Overseas Nurse, vendu l’équivalent de 4,7 m€ le 1er juillet chez Sotheby’s Londres). » artprice, rapport 2009/2010

L’année 2010, étant écoulée, Richard Prince ne fait plus partie des 10 artistes en tête (2009). Il était 54ième en 2010.

L’exposition à la BNF est, semble –t-il un remake de ce qui marche le plus pour l’artiste. Lors de la discussion après la visite de l’exposition : « Oui », cette exposition sert à montrer Richard Prince, à monter sa côte en France et ailleurs…dommage.

CT