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Archives novembre, 2010

Annette Messager

Article publié le : Mardi 9 novembre 2010. Rédigé par : Rong Hu

Cet ouvrage permet de comprendre l’articulation et l’évolution des installations qui mêlent le ludique et le tragique. La photographie souvent retravaillée et le dessin sur des supports modestes ont d’abord été les modes de travail favoris de l’artiste. L’œuvre avait alors un caractère intime et déclinait les portraits fictifs d’une Annette Messager dans toutes sortes de situations.

Pages: 608   Langue: Français   Illustrations : Noir et Blanc / Couleurs     Format: 17 x 24 cm

<<Dependence independence>>

Ce livre, à l’instar de l’œuvre d’Annette Messager, est un livre hybride, rassemblant des registres divers, et pratiquant le « carambolage des genres » sans qu’aucun n’aspire à l’exhaustivité. Il juxtapose en effet trois domaines différents (l’œuvre plastique, les textes, et les entretiens) mais qui ont tous un lien entre eux, la relation de l’artiste avec le langage. La première partie est consacrée à l’usage de l’écriture sous toutes ses formes (lettres, mots, textes, manuscrits ou imprimés) dans l’œuvre d’Annette Messager, de 1971 à 2005 ; la deuxième comprend les notes de l’artiste sur son travail ainsi que ses notes personnelles, pour la plupart inédites. La troisième rassemble les diverses interviews qu’elle a accordées, soit pour des catalogues d’exposition, soit pour des émissions radiophoniques.                Rassemblée par Marie-Laure Bernadac, la part écrite dans l’œuvre d’Annette Messager s’avère exubérante, manifeste, poétique, triviale et réjouissante. Complétée par une collection d’entretiens avec l’artiste, ce livre superbement illustré révèle un grand nombre d’inédits.«Je suis une voleuse de mots» écrit Annette Messager. C’est à travers ses divers «larcins», que nous donnons, dans ce «journal du voleur» une autre cartographie de l’œuvre, tissée telle une toile d’araignée sur le fil de l’écriture, et un portrait en creux de son auteur.

2006     20,5 x 26 cm (relié), jaquette à rabats, couverture rouge en défonce     466 pages  (350 ill. coul.)

HU rong

Octombulation

Article publié le : Mardi 9 novembre 2010. Rédigé par : Déborah Jean

Pour continuer sur les découvertes du Salon Light#7, voici une présentation d’une publication plutôt originale, L’Octombule (mentionné précédemment par Déborah Vincent).

Ce journal se présente sur un format “poster” (A2 ?) pour le moins inhabituel – certes pas le plus pratique pour lire dans le métro aux heures de pointe. Pourquoi ce mode de publication ? On pourrait penser aux affichages municipaux d’un autre temps, appels et autres actualités collés aux murs dans le bourg. Et ce serait une bonne piste. En effet, l’esprit “village”, c’est l’essence même de ce journal : la rédaction est collaborative et plus ou moins locale, la distribution se fait à la criée et le prix au chapeau. La diversité des auteurs à la démographie expansive et des styles de textes hétérogènes (de la proposition d’ordre mathématique à l’écriture poétique truffée de jeux de mots) font de L’Octombule une aventure humaine avant tout.

Si le contenu est principalement littéraire, la forme n’en est pas délaissée pour autant – bien au contraire, même. A chaque numéro correspond un thème (“10”, la girafe, le rire…) suivi aussi bien par les textes que par le graphisme. La mise en page s’adapte à chaque fois, avec quelques trouvailles bien senties. Je suis définitivement fan du numéro sur le thème du labyrinthe, qui ne se lit que par transparence :


Octombule #9 recto, par transparence   //   Octombule #9 verso, opaque

Octombule dont le nom est d’ailleurs tiré de celui d’Octon, fief rural du territoire des Vaillergues, situé quelque part entre Béziers et les Cévennes. Ça vous éclaire ?

Alors je devrais peut-être vous parler de l’Attribut des Vaillergues. Qu’est-ce ? “Une association loi 1901 dont l’objet est d’animer et de développer la vie sociale et culturelle du territoire des Vaillergues et au delà”, nous dit le site officiel. Une présentation simple et honnête de cette petite tribu de créateurs sans prétentions, créateurs de lien social et/ou créateurs artistiques, en tout cas philanthropes. Utopistes ? Surement, un peu : il y a quelque chose d’idéal dans cette description du village d’artistes solidaires à la vie rythmée par l’accordéon, les puces d’art et le cri des girafes en terre rouge…

Quoi qu’il en soit, nous avons là à n’en point douter une revue d’artiste(s), aussi bien par sa démarche que par sa réalisation.

Filez lire le journal de minuit et des poussières
(les numéros épuisés sont consultables en ligne)

Déborah Jean

La jetée

Article publié le : Mardi 9 novembre 2010. Rédigé par : Rong Hu

<Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance .la scène qui le troubla par sa violence, et dont il ne devait comprendre que beaucoup plus tard la signification, eut lieu sur la grande jetée d’Orly, quelques années avant le début de la Troisième Guerre mondiale(…)au point de devenir, quarante-cinq ans plus tard en France, un ciné-roman, livre de papier et d’encre>1


C’est un livre très intéresse pour moi que j’ai vu ce film en même temps. Avec un changement de l’image figée entre un filme et un livre. Je me sens cet histoire a l’air poétique et mélancolique, sa narration qui me perdait du ordre de la logique et autant de confusion du temps. Comme <Ce film étrange et poétique, parfait fusion de science-fiction, de fable psychologique et de photomontage, crée à sa manière une série d’image bizarres des paysages intérieur du Temps…>2 En lisant de ce livre sans l’expérience de regarde même film, il m’inspire de recherche le profonde de la narration et le théâtre entre la fiction et la variété. Pour essence d’artiste il faut bien comprendre ses techniques et ses éléments artistique.

1&2 .Le texte de J.G.Ballard, ‘La jetée’, Chris Marker, film (ciné-roman, noir et blanc)

HUrong

Le film d’un seul tournage

Article publié le : Lundi 8 novembre 2010. Rédigé par : Elek Orsolya

Présentation du film L’arche russe

Article à propos du cours du 13 octobre 2010: Autour d’Alexander Sokourov,

du cycle de films « Moscou, Saint-Pétersbourg » du Forum des images (14 septembre – 24 octobre 2010)

et de l’exposition rétrospective du cinéaste au Jeu de Paume (du 19 octobre 2010 au 06 février 2011).


Image de prévisualisation YouTube

trailer en langue anglaise

Titre originaire: Russian Ark
Réalisateur: Alexandre Sokourov
Scénario : Anatoli Nikiforov et Alexandre Sokourov
Photo : Tilman Buttner
Musique : Sergue Evtouchenko

La spécificité du film est qu’il a été tourné en un seul plan unique d’une heure et trente minutes.

Comme le cinéma argentique traditionnel ne permet pas de filmer un plan aussi long (cela est à cause de la longueur des bobines de tournage limitée), le film de Sokourov a été réalisé avec une caméra numérique haute définition et enregistré directement sur un disque dur.

Etant donné qu’il n’y a de montage ni caché ni direct dans le film, tous les détails ont été très précisément planifiés. Les mouvements des acteurs, les changements de scènes sont forcés à passer comme prévus, sans laisser la place à la moindre improvisation. La précisité du chorégraphie est extraordinaire. Le nombre des figurants – des personnages qui ne parlent pas – est l’un des plus imporants.

L’étrange histoire se déroule dans le musée de l’Ermitage à Saint Petersbourg. Un homme, le narrateur, qui paraît être invisible, se réveille dans le musée et flâne d’une salle à l’autre. C’est lui qui tient le caméra dans les mains et ainsi nous, les spectateurs ne le voient quasiment pas le visage. Sinon nous l’entendons toujours parler: ou il parle pour soi-même ou bien aux autres qui n’y réagissent jamais. Le seul qui le voit et qui lui répond est un étranger, un diplomate français à qui le personnage principal découvre l’histoire de la Russie.

Nous sentons participer à cette découverte grâce à la technique de steadycam uniquement et entièrement utilisé dans ce film. C’est toute une voyage dans de centaines d’années et dans l’esprit humain.

Liens:

Lors du projection du film au Forum des images, Diane Arnaud a présenté  une analyse du film L’arche russe le 22 octobre 2010. L’enregistrement de son exposé est online sur: www.screenville.blogspot.com/2010/11/larche-russe-arnaud.html

Les événements autour de la rétrospective au Jeu de Paume: www.jeudepaume.org/index.php?page=article&sousmenu=&idArt=1361&lieu=1

Orsolya Elek

László RÉBER (1920–2001)

Article publié le : Lundi 8 novembre 2010. Rédigé par : Elek Orsolya

A propos de notre cours du 3 novembre organisé autour des livres d’artistes pour les enfants je voudrais vour présenter une personnage incontournable en Hongrie: László Réber.  Grafiste, illustrateur, caricaturiste, ses dessins ont eu une influence très importante sur la pensée des enfants depuis des générations.

Il a pu être l’illustrateur unique des livres d’Eva Janikovszky (née en1926, décédée en 2003) et d’Ervin Lázár (né en 1936, décédé en 2006), deux écrivains marquants de la littérature enfantine hongroise de nos jours et aussi des générations précédentes. Les adaptations de leurs histoires sont souvant jouées aux écoles élémentaires (voire maternelles). Les extraits de leurs contes font parties des livres de lecture. Les caractères qu’ils ont inventées et que László Réber a fait naître par ses dessins appartiennent à la culture hongroise.


Lauréat de plusieurs prix natinonaux, il a exposé ses oeuvres en Hongrie et en Allemagne, en Italie, en République Tchèque et aux Etats-Unis.

La seule monographie non hongroise sur lui est:  László Réber, Illustrator und Buchgestalter (auteur: A. Bode), München, 1992.


l’article écrit par Orsolya Elek

Aventures shanghaiennes

Article publié le : Lundi 8 novembre 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

A travers cette intervention » powerpointée », je vais vous proposer trois approches de Shanghai.

1. Michelangelo Antonioni en 1972 tourne un documentaire en Chine. Celui-ci sera censuré par les commanditaires mêmes (les communistes). Il faudra attendre 2004 pour  que Chung Kuo soit projeté en Chine.Nous regarderons un extrait de la troisième partie du documentaire qui se concentre sur Shanghai.Il est important de REGARDER les images : comment les chinois sont-ils vêtus ? La propagande communiste est-elle visible ? Quelle image de Shanghai est donnée ?…

2. Shanghai Art. Approche de la scène artistique contemporaine shanghaienne – 1989/2009 – en lien avec la problématique de mon mémoire de master 1 : la scène artistique contemporaine shanghaienne, un art global ?

3.Shanghai Mobile. De retour à Shanghai en aout-septembre 2010, j’axe cette visite sur la mobilité dans la ville. Je pars alors à sa découverte urbaine et aussi, j’explore  son histoire en me rendant sur des lieux bien précis, comme sur les traces de son ancienne muraille par exemple.

Carte de Shanghai, 1817

Je vous rappelle qu’actuellement, le Musée Guimet projette des films chinois, japonais et coréen. Mercredi 10, San Mao, d’autres infos ici.

Cindy Théodore

Drugstore, web fanzine

Article publié le : Lundi 8 novembre 2010. Rédigé par : Liliane

« Drugstore est un programme court dédié aux cultures urbaines alternatives; musiques actuelles mais aussi toutes les autres formes d’art et pratiques propres à la street culture; Skate, danse, Graffiti, littérature, cinéma… L’émission est composée d’interviews et de reportages ainsi que des vidéos de création libre (mini clips, sketches; dessins animés). Drugstore renoue avec l’esprit des fanzines des années 60 – 70. Le ton est libre et la forme non figée pour mieux pouvoir s’adapter aux évolutions de ces nouveaux courants culturels. »

DRUGSTORE#7 DRUGSTORE#7 with : Afrika Bambaataa; Jimmy Edgar; Dj Spinn and Dj Rashad
envoyé par ozego6. –

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Article publié le : Jeudi 4 novembre 2010. Rédigé par : Elek Orsolya

Yäel Maïm, Rien d’Important

La bureaucratie vue par une jeune, tel est le sujet du livre Rien d’Important comme le prouve le petit jeu de mot du titre; le Revenu d’Insertion (RI) est une forme d’aide sociale en Suisse qui permet aux personnes ne disposant pas de revenu suffisant de bénéficier d’une aide financière et de mesures d’insertion sociale et/ou professionnelle. Ce jeu de mots est loin de rester être une simple blague banale. Il souligne le rapport de l’auteur avec la situation citée, et laisse entendre ses émotions vis-à-vis au problème. La contrariété des deux expréssions RI (Revenue d’Insertion et Rien d’Important) montre la contradiction entre l’importance du dispositif et les difficultés de l’avoir.

Yäel Maïm, Rien d'ImportantLe nombre des jeunes âgés de 18 à 25 ans dépendant de cet aide publique s’élève à 2000, nombre bien important et inquiétant, comme l’explique Yäel Maïm dans son chapître final ‘annexes’. Elle a aussi vécu tout le procédure qui l’a poussée vers la création de cet album. Les écritures témoignant de ses sentiments personnels sont suivis par des dessins sexuels, des fantasmes et des extraits de dossiers officiels. Le contenu visuel y compris les dessins et la typographie crée un univers où intimité et brutalité, émotions et humiliation se mêlent. Le ‘jeu’ est cependant une caractéristique remarquable de l’album: le jeu de mots est souvent présent dans les textes, la typographie est souvent badin et léger, l’humeur des dessins est pleine d’ironie.

L’invention d’un monde singulier et irréel aurait permis à l’auteur – et donne également la possibilité aux lecteurs – de s’échapper à une situation qui lui est désagréable mais incontournable. A un conflits dont la base est le manque de respect de l’autre, est l’ignorance de son existance en tant qu’humain: quand il y a des dossiers à présenter, quand il y a l’indigence à prouver, on se sent exposés à divers dangers, envers des bureaucrates pour qui on est numérotisés et ainsi déshumanisés. L’individu devient d’informations numériques et se définit uniquement par celles-ci.

Yäel Maïm, Rien d'Important

« Quoiqoe moins agressif qu’un affront direct,
le manque de respect peut revêtir une forme tout
aussi blessante. Il n’y a pas d’affront, mais il n’y a
pas de reconnaissance non plus: on n’est pas vu,
pas perçu comme un être humain à part entière,
homme ou femme, dont la présence importe. »

Richard Senett, Respect

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Scandinavian hero-Tove Jansson

Article publié le : Jeudi 4 novembre 2010. Rédigé par : Andra Chitimus

Le rencontre avec Nana hier etait super sympa, on a parle apres d’une des mes artitstes preferees qu’elle connait bien: Tove Jansson, la mere de moomin.

Tove realissent les plus belles livres ilustres, qui sont assez sages et philosophique comme ils sont simples et directs, en parlant autant aux adultes comme aux enfants.

Malhreuresement, just les BDs ont ete traduits en francais, mais elle a aussi des romans avec ces personnages et des romans pour les adultes qui sont absoluteent superbes.

Aussi, son life style est essentiel pour comprendre son oeuvre- ele a vecu la plupart de sa vie dans une ile isolee en Finlande ou les seuls habitant on ete elle et sa copine. Parce que Tove etait lesbienne, mais son militantisme vers l’amours des femmes est assez douce et discret que ca pourait passer comme imperceptible, meme dans son roman « Fair Play », ou ele decrit son histoire d’amour.

Mais ses livres, surtout la serie moomin sont une lecture obligatoire pour les fans des Trois Ours, aussi pour les gens qui aiment les forets et la nature.

Je pourrais vous parler d’elle toute la journee et vous decrire toutes ses livres, mais vous devez le chercher et llire la traduction anglaise ou faire comme un ami et chercher la version francais de Canada sur Ebay. Ca vaut la peine!

descriptions en anglais -sur les livres

bio

site moomin



You invented love to me

Article publié le : Mardi 2 novembre 2010. Rédigé par : Maria Beatriz Machado

For One More Hour With You (Un’ora sola ti vorrei), 2002, Italie, audio: italien, anglais

Comme une espèce de journal familier, déconstruction , reconnaissance et reconstruction d’une identité, la réalisatrice italienne Alina Marazzi structure une séquence des extraits intimes (vidéo, photos, lettres, documents, audio) acompagné d’une narrative rythmique pour raconter l’histoire de sa mère, qui souffrait de dépression et est mort très jeune.

(lié au film-journal de Mekas et a la poétique de Sukourov)