-- La figure dans le paysage (Paris 8) » 2009 » novembre

Archives novembre, 2009

Le Laocoon

Article publié le : Dimanche 15 novembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

De nombreux théoriciens l’ont interprété en prenant des prises de positions théoriques. Beaucoup de débats esthétiques ont eu lieu autour de cette œuvre : Qu’est-ce que le beau ? Comment exprime-t-on des passions ? des sentiments ? Quel est le rôle du sculpteur ? Quel est le moment mythologique interprété ?

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Et l’homme créa la machine… Métropolis de Fritz Lang

Article publié le : Samedi 14 novembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Retour sur Métropolis de Fritz Lang

1927, noir et blanc, muet.

J’avais déjà vu un film de Lang, qui était très dur: M le Maudit. J’avais vu pour la première fois un simple extrait, qui montre le ballon qui s’accroche dans les fils électriques et qui dit tout : la petite fille est morte. Il m’aura fallu quelques années pour voir le film en entier, j’attendais le bon moment. Pour Métropolis, ce fut la même chose. Cela fait des années que je l’avais mais je ne l’avais toujours pas vu. Là ce fut le bon moment.

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Homi K. Bhabha et Renée Green

Article publié le : Mercredi 11 novembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Homi Bhabha est un théoricien du postcolonialisme. Il a participé (entre autre) au catalogue de l’exposition Magiciens de la terre en 1989.

Renée Green est une artiste qui travaille sur la question de l’identité en lien avec le post-colonialisme qu’elle critique.

Dans son ouvrage, Homi K. Bhabha aborde le travail de Renée Green. Cette dernière ce questionne sur l’identité, et par conséquent, sur l’hybridité. L’hybridité permet une représentation d’un melting pot culturel mais c’est une notion complexe. La représentation de la différence ne doit pas être lue hâtivement comme le reflet de caractères culturels ou ethniques préexistants, gravés dans le marbre de la tradition établie. [1]Homi Bhabha nous la décrit comme une artiste afro-américaine. Personnellement, quand j’ai commencé a regarder son travail, je ne me suis jamais posé la question de savoir qu’elle était son identité, son origine, sa couleur de peau. Ceci m’éclaire cependant plus sur ce qu’elle réalise. Mais qu’est-ce que la différence culturelle ? Cette interrogation, Renée Green se la pose et tente d’y répondre. Le multiculturalisme ne reflète pas la complexité de la situation telle que je l’affronte au quotidien […].Il faut pouvoir sortir de soi-même pour voir réellement ce que l’on est en train de faire. Je ne veux pas condamner les gens de bonne volonté et dire (comme ces T-shirts que l’on achète dans la rue) : « C’est un truc de Noirs, vous ne pouvez pas comprendre. » Pour moi, c’est essentialiser la négritude. [2] Elle ajoute,  Qu’est-ce qu’une communauté, de toute façon ? Qu’est-ce qu’une communauté noire ? Qu’est-ce qu’une communauté latino ? Il m’est difficile d’envisager toutes ces choses comme des catégories fixes et monolithiques. Finalement, le travail de Renée Green est interstitiel, il se situe entre l’acte de représentation et la présence de la communauté elle-même[3]. Et c’est cet interstice qui permet l’hybridité culturelle.

Les lieux de la culture, une théorie postcoloniale, Homi K.Bhabha

Edition Payot, 1994 pour l’édition anglaise et 2007 pour la traduction française


[1]Homi K. Bhabha, Les lieux de la culture, une théorie postcoloniale, page 31.

[2] entretien sous la direction de Miwon Know, exposition « Emerging New York Artists »

[3] Homi K. Bhabha, Les lieux de la culture, une théorie postcoloniale, page 32.

Francis Alys.

Article publié le : Samedi 7 novembre 2009. Rédigé par : Elsa Durieux

Architecte de formation, Francis Alys vit à Mexico depuis les années 80. Inspiré par cette ville en mouvement, en désordre et en dégradation, il cherche à l’infiltrer. Son étude des mouvements de la ville, s’effectue à travers ses propres déplacements, qu’il met en scène dans des actions artistiques qu’il assimile à «un espace perçu en tant que mouvement ».

En touriste éclairé, l’artiste fait de la marche une discipline artistique à part entière. Il s’agit pour lui d’ «un exercice conceptuel pour élaborer les récits d’un corps en plein mouvement dans le temps et dans l’espace». Pour cela, il s’immerge dans la vie quotidienne de la ville, dans le terrain même. On pense à son action dans la tornade, où caméra à la main, l’image n’est plus que du sable et de la terre et le son plus qu’un rythme respiratoire difficile et saccadé.
Il collecte aussi, par l’errance et la déambulation, les éléments d’une mémoire visuelle qui met en avant des images de la précarité. C’est la figure du marginal qui l’intéresse: le sans-abri, le chien errant ou encore la bouteille d’eau en plastique roulant à travers les pieds des uns et des autres. Sa tendance à réfléchir est construite de manière cyclique et non définitive. Dans sa démarche, chaque chose mène à une autre, il n’y a ni début, ni fin. Il n’y a pas de conclusions, ses projets nous laissent toujours dans l’attente d’un futur.

Francis Alys modifie aussi légèrement nos échelles ou nos perspectives habituelles (formats des peintures, peinture dans la rue, glace dans un pays chaud) pour nous dérouter et nous amener à la réflexion. L’artiste en appelle ainsi à « une pratique d’interprétation active par le public, chargé de donner à l’œuvre son sens et sa valeur sociale ». Pourtant, on constate que, parmi les habitants de Mexico interrogés par l’artiste ou le cameraman à propos de ses actions, beaucoup ne comprennent pas ce qu’il exécute. Son travail ne semble pas éveiller chez ces habitants de réelles interrogations, ni réflexions, que l’artiste recherche pourtant.

Mais son travail et son film soulèvent d’autres questions (auxquelles je ne peux pas forcément répondre…). Alors Anthropologie visuelle ou Art ? Ces images sont-elles données à voir aux habitants de Mexico, ceux qui sont filmés, pour leur permettre de voir et peut-être de comprendre leur propre comportement? Simple création? Ou réelle réflexion? Son but est-il de produire des images photographiques ou des images vidéos sur un terrain de recherche afin de générer de la connaissance sur l’Autre? (comme le voudrait l’anthropologie visuelle…). S’agit-il d’un processus de recherche AVEC des images? Ou de la recherche SUR les images? A méditer peut-être…

Elsa.D

Street films. Understanding the urban landscape.

Article publié le : Jeudi 5 novembre 2009. Rédigé par : Liliane


Elizabeth Press is a media maker. She joined Streetfilms in 2007 to focus her video work on advocating for better biking, walking and mass transit.

http://www.streetfilms.org/

http://spacingatlantic.ca/

Greenhere: Urban Reforestation