-- La figure dans le paysage (Paris 8) » 2009 » juin

Archives juin, 2009

GALERIE LEGITIME ACTE II !

Article publié le : Lundi 8 juin 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Vernissage de la Galerie Légitime ayant eu lieu le dimanche 7 juin 2009 à Paris.

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Arrivée à la Porte Saint-Martin… j’ai du faire demi-tour pour me rendre à la bonne porte, celle de Saint-Denis. Ce fut le parcours du combattant, car il y avait énormément de pigeons (oiseaux que je n’apprécie guère !). Je me sentais un peu seule…personne à l’horizon ! et puis finalement, j’ai aperçu LT. Quelques temps plus tard, Ben Patterson et Bertrand Clavez ont fait leur entrée. Une fois les présentations d’usage faites, Bertrand à pu commencer son «show»…et moi je me demandais où j’étais tombée ! Au début, je ne comprenais pas vraiment le principe. Il essayait de vendre les boîtes de coulommiers aux personnes du café mais ça ne fonctionnait pas (peut-être à cause du temps?). Je me suis laissée prendre au jeu et j’ai couru au distributeur tirer des sous (parce que, bien sûr, je n’ai jamais de liquide sur moi) pour acheter ma première œuvre d’art: une boîte de coulommiers avec un DVD dedans. En retournant près du café, tout le monde était parti…ou presque. A l’angle d’une rue, un jeune homme attendait les retardataires. Direction: Les Halles au pas de course! wahou! un monsieur de 75 ans nous larguait! Heureusement, ils ont fait une pause-vente-exposition près des escaliers… et Bertrand continuait à vendre des boîtes. Ces boîtes étaient a un prix défiant toute concurrence: 19.99 euros !! et c’est Ben Patterson, en personne, qui vous rendait la monnaie! Nous avons repris la route direction le centre Pompidou (en zappant l’hotel de ville). Malheureusement, nous n’avons pas pu entrer dedans car une personnalité importante avait droit à une visite privée du centre  (Madame Obama). Avec LT, nous avons tenté de la voir …en vain…et de retour sur le point de rencontre…il n’y avait plus personne encore une fois! alala! Nous avons rencontré une professeur de la Sorbonne, qui venait pour la performance et puis un peu plus tard une élève qui rejoignait le groupe aussi. Nous les avons retrouvé dans un café (le Pick Clops). Bertrand a rejoué le rôle de vendeur d’œuvre de d’art, de galeriste. Et, comme à Pompidou, des Anglo-saxons l’ont écouté (gentiment) et puis sont partis! Avant de partir du cafè , il a refait son discours (bien rodé) et un passant, avec son journal Le Monde sous le bras, a acheté une boîte de coulommiers de suite ! Ce devait être quelqu’un de cultivé !!!! Ensuite, nous nous sommes dirigés vers la Bastille pour aller a Wikiplaza. Bertrand a recommencé pour la énième fois son spitch. Ben, quant à lui, a été un peu en retrait… mais bon, il dégustait le gâteau d’Ophélie, une étudiante…car oui, c’était son anniversaire ce jour là !!! après cela, direction Arslonga pour une autre conférence. Nos chemins se sont quittés à ce moment-là. Personnellement, un event qui dure 12h c’est très long pour des jeunes alors pour une personne de 75 ans! enfin je lui tire mon chapeau à ce personnage … enfin, à ces personnages sortis tout droit d’une autre dimension.

cindy théodore

Fluxus as understood by Joseph Beuys

Article publié le : Lundi 1 juin 2009. Rédigé par : Nicolas Vargelis


Nicolas Vargelis

Fluxus as understood by George Maciunas and Robert Filliou: Manifestes, Citations, et Images

Article publié le : Lundi 1 juin 2009. Rédigé par : Nicolas Vargelis

“Fluxus is not an art movement, it is a way of doing things. A group of people/ collection of objects or an idea and potential for social change. Or was Fluxus a laboratory of George Maciunas?”
-Friedman, Ken. The Fluxus Reader. West Susses: Academy Editions, 1999.

“It is often said that Fluxus exerts profound influence on contemporary artists (…)  Fluxus has done much more than this. (…) Fluxus has, in fact, established the general frame of contemporary art. Fluxus did this by reshaping the paradigm within which art is made in Thomas Kuhn’s sense of the term paradigm. Rather than exerting a visible influence on artists, Fluxus forms the invisible background to much contemporary art. As a result, young artists are generally unaware of Fluxus and its achievements even though they create works that are strongly inspired by it.”
-Clavez, Bertrand.  Fluxus- Reference or paradigm for young contemporary artists?  29:3, 2005.

“….Les buts de Fluxus sont sociaux (pas esthétiques) …. et sont concernés par: une élimination progressive des beaux-arts… ceci est motivé par le désir de stopper les ressources matérielles et humaines…. pour les convertir en des fins socialement constructives.  Comme le serait les arts appliqués… Ainsi Fluxus est complètement opposé à l’objet d’art comme marchandise non fonctionnelle… Fluxus est donc ANTI-PROFESSIONNEL.
Deuxièmement, Fluxus est contre l’art comme médium ou véhicule promouvant l’ego de l’artiste, puisque les arts appliqués doivent exprimer un problème objectif à résoudre et non la personnalité de l’artiste… Fluxus devrait ainsi tendre vers un esprit collectif, l’anonymat et l’ANTI-INDIVIDUALISME….”
-George Maciunas

« La force poétique de Fluxus est d’être comme la vie: rapide, lent, drôle, monotone, pénible, surprenant, intéressant.  Sur scène, les actions prennent en compte le temps et la durée.  Elles jouent avec le choc, avec l’immobilité, avec l’attente, l’impatience et la déception des spectateurs. »
-Tilman, Pierre.  Robert Filliou nationalité poète.  Dijon-Quetigny: les presses du réel, 2006, p 85.

« PURGE the world of bourgeois sickness, ‘intellectual’, professional and commercialized culture, PUREG the world of dead art, imitation, artificial art, abstract art, illusionistic art, mathematical art,  PURGE THE WORLD OF « EUROPEANISM! »…… PROMOTE A REVOLUTIONARY FLOOD AND TIDE IN ART, Promote living art, anti art, promote NON-ART REALITY to be grasped by all peoples, not only critics, dilettantes and professionals…… FUSE the cadres of cultural, social and political revolutionaries into united front and action. »
-George Maciunas “Fluxus Manifesto”

Maciunas on “collectivism” and Fluxus:
« ….such a front must constantly be purged of saboteurs and ‘deviationists’ just like the communist party.  communists would have long split into 1000 parts of they did not carry out the strict purges.  It was the purge or FLUX that kept them united and monolithic.”
-George Maciunas

Fluxus et la politique:
“dénonciation et agitation contre:
la guerre au Vietnam
l’agression US vis a vis de Cuba
les essai nucléaires
la ségrégation racial et la discrimination
En générale: association avec des actions et des activités sociales positives, jamais avec des activités anti-sociales, terroristes telles que les actions de sabotage proposées dans la lettre d’information no. 6.”
-George Maciunas, “Fluxus, lettre d’information no. 7, 1er mai 1963, dernier jour APO.”

« …. (le néo-dada) s’étend des arts « temporels » aux arts « spatiaux » ; ou plus précisément passant des arts littéraires (art temporel) à la littérature graphique (art spatio-temporel) jusqu’aux arts graphiques (art de l’espace), continuant de la musique graphique (art du temps-espace) à la musique non écrite ou sans partition (art temporel), et de la musique théâtralisée (art d l’espace-temps) aux environnements (arts de l’espace).
(…)
Ainsi, la contribution première de l’artiste véritablement concert consiste dans l’invention non d’une forme ou d’une structure, mais d’un concept ou d’une méthode par lesquels la forme pourra être réalisée indépendamment de lui.  Comme pour une solution mathématise, une telle composition est belle par sa méthode seule.
(…)
Les nouvelles activités des artistes peuvent par conséquent être positionnées en fonction de deux axes: l’horizontal définissant la transition des arts du « temps » aux arts d « l’espace » et revenant aux « temps » et « espace » etc, le vertical définissant la transition entre l’art le plus artificiel, illusionniste, l’art abstrait (dont il n’est pas question dans cet essai), le concrétisme mitigé, qui devient de plus en plus concret, ou plutôt non artificiel à mesure qu’il devient non-art, réalité.”
-Maciunas, George. Neo dada in der Musik, Theater, Dichtung und Kunst op. cit.

« qui décide de la légitimité d’un artiste?  Pour se sentir légitime, l’artiste doit être validé.  Bon! Mais par qui?  (…..) Par quelle société, par quel club, par quelle institution, par quel tribunal et composé de quels juges? »
-Robert Filliou

« En tout cas, au regard de la profession, l’artiste Robert Filliou qui n’est pas reconnu que par un tout petit nombre des ses pairs, est en quelque sorte illégitime.  Alors, comme il se trouve en dehors de tout circuit commercial d’expositions, Filliou a cette idée simple d’être son propre lieu d’exposition.  Et, comme il travaille du chapeau, il installe sa galerie à l’intérieur de sa casquette et l’appelle la Galerie Légitime……  Filliou a cette notion de l’art populaire, qui se tient au niveau de la rue. »
-Tilman, Pierre.  Robert Filliou nationalité poète.  Dijon-Quetigny: les presses du réel, 2006, p 71.

Pour Filliou, « autrisme » faire avec les autres devient forcément faire autre chose avec les autres. car avec d’autres, si on est à l’écoute, c’est toujours autre chose que l’on fait.  et c’est justement cet autre qui intéresse Filliou.  in en concevra même une théorie: qu’il appellera autrisme.
-Tilman, Pierre.  Robert Filliou nationalité poète.  Dijon-Quetigny: les presses du réel, 2006, p 54.

« Robert Filliou, qui par nature, n’appartient à aucun groupe et qui refuse toute allégeance à quel qu’autorité que ce soit, ne peut pourtant que se reconnaître dans Fluxus.  Plusieurs de ses membres sont déjà ses amis, et pour Filliou, ce mouvement fait partie du réseau des rencontres, des connivences, des complicités. »
-Tilman, Pierre.  Robert Filliou nationalité poète.  Dijon-Quetigny: les presses du réel, 2006, p 89.

Filliou à écrit: « Fluxus est juste un mot.  Je ne suis pas membre d’un mot.  Membre est un mot.  Je ne suis pas un membre.  Je ne suis pas un mot.  Je ne suis pas ‘je suis’.  Je ne suis pas ‘je ne suis pas’. »
-Tilman, Pierre.  Robert Filliou nationalité poète.  Dijon-Quetigny: les presses du réel, 2006.

L’art est pour qui?  Filliou répond: « L’art est trop important pour que nous l’abandonnions aux spécialistes », lui qui ne cesse de répéter « Un jour l’art devra retourner vers ceux à qui il appartient:  l’humanité tout entière, les enfants, les femmes et les hommes. »
-Tilman, Pierre.  Robert Filliou nationalité poète.  Dijon-Quetigny: les presses du réel, 2006, p 100.

Nicolas Vargelis