-- La figure dans le paysage (Paris 8) » 2008 » décembre

Archives décembre, 2008

Matt Mullican: Mapping an Imagined Order, Page by Page

Article publié le : Jeudi 4 décembre 2008. Rédigé par : Liliane

http://www.nytimes.com/2008/11/16/arts/design/16spea.html?pagewanted=all

Matt Mullican: City as a map (of Ideas), 2003 in Mapping a city: Hamburg-Kartierung, Galerie für Landschaftskunst

Des petites «citations» concernant la psychogéographie et la psychocartographie…

Article publié le : Lundi 1 décembre 2008. Rédigé par : Nan Liu

1.

«La rue conduit celui qui flâne vers un temps résolu. Pour lui, chaque rue est en pente, et mène, sinon vers les Mères, du moins dans un passé qui peut être d’autant plus envoûtant qu’il n’est pas son propre passé, son passé privé. Pourtant, ce passé demeure toujours le temps d’une enfance. Mais pourquoi celui de la vie qu’il a vécu? Ses pas éveillent un écho étonnant dans l’asphalte sur lequel il marche. La lumière du gaz qui tombe sur le carrelage éclaire d’une lumière équivoque ce double sol.» Walter Benjamin, Paris, Capitale du XIXe siècle, Cerf, 1989, p.434

«La principe de la ‘flânerie’ chez Proust: ‘Alors, bien en dehors de toutes ces préoccupations littéraires et ne s’y rattachant en rien, tout d’un coup un toit, un reflet de soleil sur une pierre, l’odeur d’un chemin me faisait arrêter par un plaisir particulier qu’ils me donnaient, et aussi parce qu’ils avaient l’air de cacher au-delà ce que je voyais, quelque chose qu’ils invitaient à venir prendre et malgré mes efforts je n’arrivais pas à découvrir.’ Du côté de chez Swann (I, Paris 1939, p.256) – Ce texte fait voir très clairement comment se décompose l’ancien sentiment romantique du paysage et apparaît une nouvelle conception du paysage qui semble être plutôt le paysage urbain, s’il est vrai que la ville est le terrain vraisemblablement sacré de la ‘flânerie’.» Ibid, p.439
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Entre les signes

Article publié le : Lundi 1 décembre 2008. Rédigé par : Nan Liu

…si bien que le monde et l’espace semblaient être le miroir l’un de l’autre, l’un et l’autre minutieusement historiés de hiéroglyphes et d’idéogrammes, et chacun d’eux pouvait aussi bien être ou ne pas être un signe [...] (tout doucement, la vie au milieu des signes avait conduit à voir comme autant de signes les choses innombrables qui d’abord se trouvaient là sans signaler autre chose que leur propre présence, elle les avait ajoutées à la série des signes fait exprès par qui voulait faire une signe)… Italo Calvino,Cosmicomics

Comment déchiffrer un morceau de ville qui nous immerge dans plein de signes apparemment accessibles visuellement si bien que nous sentons attirés par les uns alors que les autres perdent leur visibilité? Comment mesurer et déterminer nos positions dans l’espace d’une manière moins évidente que l’on se repère souvent, dans un parc, dans la montagne ou sur la route, etc.? Comment redéfricher la ville dans une position mobilisable en produisant des signes pour tenter d’introduire des jeux du faire et multiplier des signes ? Alors Masaki Fujihata pourrait bien répondre ces questions avec son œuvre : Landing Home in Genève (2005).
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