-- La figure dans le paysage (Paris 8) » Université

Masmolène en images

Article publié le : Jeudi 13 mai 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

photographies : Cindy Théodore

The State of Things // mercredi 6 janvier 2010

Article publié le : Dimanche 18 avril 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Voici (enfin) mon compte-rendu sur cette magnifique exposition. Cette exposition montrait à la fois des artistes chinois et à la fois des artistes belges. Dans ce compte-rendu, je m’intéresserai exclusivement aux artistes chinois. The State of Things avait lieu au Palais des beaux-arts de Bruxelles dit BOZAR. A l’entrée de l’exposition, un petit livret était à la disposition du visiteur. Il m’a été bien utile lors de ma visite.
Après avoir descendu les marches, je me suis trouvée dans la salle 1, face à une table sur laquelle était posé un microscope, Just Did It (2008). Il fallait regarder à travers la lentille pour voir une empreinte minuscule. Xu Zhen [1] remet en cause nos croyances à travers son œuvre. En effet, il se questionne sur la vraisemblance du premier pas sur la Lune des Américains.


Just Did It
, 2008, Xu Zhen
Catalogue d’exposition : The State of Things , page 204.

Entrée dans la salle 3, sur notre droite, un écran plat diffuse une vidéo-performance de He Yunchang [2]. Cette vidéo, One Rib (2009), capte mon attention car je ne comprends pas les premières images que je vois : un homme allongé sur un lit qui discute avec des médecins….Les images ne sont pas « excellentes », elles ont sans doute été prises par une simple caméra. En regardant plus longuement, je m’aperçois qu’il a des points de sutures… on lui a enlevé une côte. Enfin… il s’est fait enlever une côte volontairement. Les images, je les trouve assez dures. Il utilise sa côte pour faire un collier. Il se fait ensuite prendre en photographie avec des femmes importantes de sa vie : sa mère, son ex-femme, sa femme…. Toutes ses femmes portent son collier, sa côte.
Les toiles d’un autre artiste chinois lui font face, Color Wheel de Yan Lei [3]. Cette série est constituée de cercles successifs peints sur des toiles. Ils ont chacun une couleur différente.


Color Wheel- NY- 1
, 2006, Yan Lei

Salle 4: Shi Guorui [4] est photographe. Il utilise la camera obscura pour réaliser ses photographies. On a l’impression d’être devant une sorte de radiographie de la ville. Il photographie des panoramas : la muraille de Chine, Hong-Kong, Shanghai (Putong)…Les tirages sont de grands formats imposants qui impressionnent le spectateur.


Shi Guorui. Hong Kong, 2006, Unique camera obscura silver gelatin print, 300 x 129 cm


Shi Guorui, New Shanghai, 2007,Unique camera obscura silver gelatin print, 136 x 352 cm.
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Thierry De Mey à Exit

Article publié le : Dimanche 28 mars 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Image de prévisualisation YouTube
Voici un extrait de la vidéo de Thierry De Mey présenté à Exit (du 18 au 28 mars 2010): Top Shot.
Solop d’Anne Teresa de Keersmaeker (2002). La vidéo est projetée sur le sol. Ce sol est recouvert de sable et l’on peut aller dessus. Sur la vidéo, un enfant danse avec l’image d’ Anne Teresa de Keersmaeker. Très belle rencontre !
cindy théodore
captation vidéo : cindy t.

Projet Polis – Le commissariat du Landy

Article publié le : Jeudi 25 mars 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Lieu:  35 rue du Landy, Saint-Denis
Titre: Reportage documentaire sur le commissariat rue du Landy à Saint-Denis
De Hui Li et Cindy Théodore
Avec Anouk Legendre (architecte de l’agence X-Tu) et Fréderic Teschner (graphiste).
Format : Vidéo
Durée estimée : 25 minutes environ
Synopsis :
Suite à une visite du commissariat rue du Landy à Saint-Denis, un documentaire a vu le jour. Il présente l’une des architectes du cabinets X-Tu en charge de sa conception, Anouk Legendre, et Fréderic Teschner qui a travaillé sur les graphistes au sein de cet endroit insolite. Ce documentaire retrace ainsi la démarche des architectes et du graphiste.
Cindy

Blog sur le Landy et la Montjoie

Article publié le : Samedi 6 mars 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Voici mon blog sur le Landy et la Montjoie : http://landyland.jimdo.com/

Théodore Cindy

Visite du commissariat rue du Landy sous haute surveillance.

Article publié le : Jeudi 25 février 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

A quelques pas du RER la plaine-stade de France, se trouve un des commissariats de Saint-Denis. Il est reconnaissable par sa forme peu banale et sa couleur bleutée. Visite guidée pour Anne Zeitz et ses étudiants, mardi 23 février, par Anouk Legendre, l’une des architectes de l’agence X-Tu et aussi par l’un des policiers… et aussi deux autres policiers pour nous «surveiller»… situation assez déroutante.
L’architecte qui nous guide nous explique qu’ils voulaient faire un commissariat, avec toutes les contraintes que cela implique, sans pour autant qu’il soit un commissariat ordinaire. En effet, lors du commencement du projet, le terrain sur lequel sera construit le bâtiment était vierge. La difficulté : le bâtiment sera à l’angle d’une rue et selon l’architecte, c’est cela qui tient la rue.


Le commissariat © Théodore Cindy, 23.02.2010

Une fois à l’intérieur, on nous explique qu’il y a un espace public et un espace privé. Il y a une entrée pour le personnel et une autre pour la population qui doit s’y rendre. Par contre, les personnes qui sont gardées à vue ou bien les CRS entrent par l’entrée secondaire. La cour sert à garer les voiture et il y a un sous-sol aussi. Sur les façades non visibles de la rue il n’y a pas de fenêtre (car ce qui coûte cher dans un bâtiment ce sont les fenêtres). Néanmoins, une des façades et entièrement en verre (avec des motifs dessus) et des fenêtres rondes et banches ornent la façades de l’avenue des arts et métiers (qui n’est d’ailleurs pas une avenue, plutôt une impasse).
Dans la partie publique, la couleur dominante est orange. Les architectes pensent que cette couleur —de l’énergie— met de la gaieté dans le lieu et aussi, permet de guider le visiteur. Dans la partie privée: le gris domine  —référence aux navires.
Ils ont travaillé avec un graphiste, Frédéric Teschner, pour la signalétique. Les mots jouent avec dedans, dehors, ailleurs… et aussi avec liberté, fraternité et égalité. La peinture utilisée est noire pailletée (par contre, sur le sol, les paillettes ne se voient plus). Petite anecdote: chaque étage est signalé par le chiffre correspondant, d’environ 1 mètre de hauteur et 30 cm de large, et malgré cela, le commissariat a rajouté une feuille blanche A4 avec «1er étage» et ils l’ont mise sur le grand chiffre…


La signalétique © Théodore Cindy, 23.02.2010

Juste à côté commence a être construit un autre bâtiment qui «fait de l’ombre» au commissariat. En effet, le commissariat laisse passer le ciel tandis que l’autre bâtiment fait masse à côté.

Experientia Electricae, vêtements communicants

Article publié le : Dimanche 14 février 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Petite expérience à la galerie Ars Longa. Nous avons porté des vêtements dits «communicants». Le collectif, Experientia Electricae, présentant son travail est composé de Natacha Roussel, Michael Roy, Julien Houllier et Jeanne Laurent pour les costumes.
Leur démarche (expliquée sur leur site) :

«Sensory locative communicant costumes are here proposed as a participative proposition, for functionnal interactive textiles, to capture group interaction. Proprioceptive collective experience fostering invisible relations between walking urban participants. Multi-user experience based on city occupation by multiple communicant costumes. A proposition of an other type of social network based on ephemeral invisible non tracable human data. A locative portrait of ever mobile human rythms, a fragile retranscription of always in transformation of their multiple interferences.»

Site du collectif : http://experientiae-electricae.org/
Site de la galerie : http://www.arslonga.fr/

Les vêtements sont reliés à un ordinateur et des bornes sont placées dans la rue. Au sein de la galerie, un écran projette les déplacements de gens qui portent les vêtements. Du son est aussi émis en fonction de la marche des participants. Chaque son correspond à l’un des vêtements que porte un participant. Ainsi, tous les sons se confondent. Le petit hic : il  n’y a aucune trace des sons, des gens qui ont porté ces vêtements, rien n’est enregistré. Quelques photos :

© Théodore Cindy

Le chantier en Asie

Article publié le : Samedi 16 janvier 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Lors de notre rencontre avec Juliette Singer j’ai été amenée à réfléchir sur la question du chantier tout simplement et dans sa notion artistique. Tout d’abord, tout autour de nous on détruit et l’on reconstruit. Nous avons l’exemple du Landy mais il y en partout. La reconstruction pose la question: qu’est-ce que ça va donner? Pourquoi détruire pour construire quelque chose de laid? En Chine, en juin 2008 à Beijing, j’ai pu voir des routes entières en train d’être refaites pour accueillir tous les touristes lors de jeux olympiques, pour bien se faire voir. En août 2009, il se passa la même chose à Shanghai et cela est d’autant plus important que toutes les façades des immeubles de la ville doivent avoir été repeintes avant l’ouverture de l’exposition universelle. De plus, le Bund est en train d’être refait comme de nombreux lieux touristiques (le temple Jing’An….). La ville est un chantier à ciel ouvert, jour et nuit.

rue de Shanghai                            Jing ‘An temple                                    rue de Shanghai

© Théodore Cindy, août 2009

A Bruxelles, dans The State of Things, une vidéo-performance de Lin Yilin (1) le montrait en train de construire un mur et de le déplacer dans la rue. The Safely manoeuvring across lin he road, 1995, performance 90 minutes

«Il effectue une mesure tant physique que littéraire et poétique de la notion de distance et de proximité en déplaçant un mur de brique carré, ce qui a pour effet de modifier le paysage autour de lui. En enlevant ce mur de briques, le trafic intense se trouve interrompu et se crée un moment de vie dans le flot turbulent de la vie de la cité .[…] Il met en question les changements rapides touchant les villes chinoises.» (2)

On peut aussi parler d’une autre de ses œuvres: Standard series of ideal residence, 1991, installation, brick, iron, wood. Cette installation représente des murs de briques.

Voici la page web de son site: il s’est inséré dans un mur de briques

A la 10e Biennale de Lyon, l’œuvre de Shilpa Gupta (3), Sans Titre, 2009, est un portail qui en s’ouvrant régulièrement tape contre un mur qui finit par se briser doucement. Il tape donc sur le mur contre lequel il accroché. Il y a une sorte d’autodestruction. Les chocs sont violents.
http://www.dailymotion.com/videoxb6ybu

On peut parler aussi des vidéos Under Construction et ShanghaiExpress de Liu Zhenchen (4).


Liu Zhenchen, ShanghaiExpress, 2005


Liu Zhenchen, Under Construction, 2007

Les frères Gao (5) ont eux aussi travailler sur la construction/déconstruction


GAO BROTHERS, THE UTOPIA OF CONSTRUCTION


GAO BROTHERS, The Forever Unfinished Building No. 4, 2008.

L’exposition Urban in process à lieu à la Galerie ARTENACT (8, rue Duchefdelaville Paris 13ème Métro Chevaleret) : He Junyan y expose des toiles reprenant comme thème l’urbanisme.

Cindy Théodore

(1) Site de Lin Yilin: http://www.linyilin.com/
(2) Extrait pages 17-18 du guide du visiteur de l’exposition The State of Things (Bruxelles)
(3) http://www.dailymotion.com/video/xb6ybu_une-minute-avec-shilpa-gupta_creation
(4) Site de Liu Zhenchen : http://zhenchen.free.fr/
(5) Site des frères Gao:  http://www.gaobrothers.net/

Renée Green, Ongoing Becomings

Article publié le : Samedi 26 décembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

Levée à 5 heures 30, je prends mon train en direction de Saint-Lazare à 6 heures 40. L’aller jusqu’à Gare de Lyon est rapide. J’y arrive à 7 heures 30. La voie du train s’affiche, 21. Je me dirige sur le quai et je marche pendant très longtemps, voiture 16… Arrivée à l’intérieur, l’angoisse monte, où sont mes camarades? Où est Mme T. ? Elle arrive quelques minutes plus tard et la pression retombe enfin. Les autres aussi sont arrivés, dans un autre wagon. Le voyage se fait sans encombre, en alternance avec des discussions et un profond sommeil.

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dérive – sur Le Landy et sur le Musée Précaire

Article publié le : Samedi 12 décembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Une partie des habitations en vue de démolition sont habitées par des personnes. Normalement, les «vrais» occupants des lieux sont partis depuis longtemps. Ainsi, ce sont des «squatters». On a pu voir des Roumains habiter les sous-sols, aller «sous terre». On a pu voir des gens habiter dans des cabanes, où seul le chien, laissé dehors, nous observe. Que va devenir ce quartier après cet «embellissement»? Que vont devenir ces gens? Après avoir vécu dans un quartier avec des maisons individuelles et «uniques», ils vont devoir vivre dans des maison individuelles-collées-identiques….Bizarrement lorsque l’on visite Le Landy on ne croise pas grand monde… enfin si, des ouvriers. On a du mal à mettre des visages sur les habitants du quartier (même si Ali est notre guide). Pour voir les occupants du quartier, l’unique moyen est-il de regarder le documentaire de Coralie Suard concernant le Musée Précaire Albinet? Parce que là, c’est superbe. Pour bifurquer sur une autre idée, je trouve et je suis persuadée que le film et le livre se complètent l’un l’autre. De voir le film, ça m’a permis de compléter mes connaissances même si j’avais lu le livre. Contrairement à nous, étudiants, qui travaillons sur le Landy, on ne peut voir qu’une partie, et que d’un point de vue extérieur ce même lieu. Le Musée Précaire (et surtout ce qui nous reste :le livre et le film), nous permettent de nous immiscer chez les habitants.

cindy théodore