-- La figure dans le paysage (Paris 8) » Mapping the city

shanghai sound walks…

Article publié le : Dimanche 20 juin 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

« “Growing Up With Shanghai” is a series of soundwalks with young Shanghainese who were born and raised during the rapid modernization of their city in the 1980s and 1990s. These recordings capture not only their most intimate memories of the locations where they grew up, but also the progress and growth Shanghai has undergone in the past 30 years. The current sounds of Shanghai can be heard behind the dialog and also serve as an audio document for future generations of Shanghainese. All dialogue is in Shanghainese or in their local dialect.
In 1978, China began its road to reform. Today we can see its tremendous result- and this is only the beginning. The ‘soundwalkers’ in this project were born between 1978 and 1985 in the Municipality of Shanghai. As Shanghai matured during these reforms, so did they in their own lives. ‘Hidden’ within their memories, they reveal small and indirect references to how these locations looked and felt. The city of Shanghai is alive and changes and grows just like any living thing- becoming stronger, more intelligent, and more beautiful.
Like sound itself, this project can be experienced and interpreted on many levels. On the surface it may just be a field recording of street sounds in another language, it could be everything I mention here, or something totally different. Whatever you get from these recordings, transcripts, and photos is exclusive only to you and your imagination. I hope that it makes Shanghai less intimidating and familiar to you and that if you do come, you try to experience a more intimate side of Shanghai by following one of these on your own.
[...]
This project is not another tour guide. It shows the reality of Shanghai through sounds of the city and its people. Through the memories of its inhabitants and the imaginations of others, the city of Shanghai extends to beyond its boundaries to wherever you are.
I hope that you enjoy your experience of this project and that one day your imagination leads you here.
Listen with headphones.
-Bivouac »

La totalité des sons et les détails de la démarche du collectif (Terence Lloren, Weina Li, Linus Tang) ici :

http://www.growingupwithshanghai.com/guws/About.html

cindy théodore

L’arbre bleu.

Article publié le : Mercredi 5 mai 2010. Rédigé par : Elsa Durieux

Comme l’artiste Jorge Rodriguez-Gerada, l’artiste Pierre Alechinsky exploite la façade d’un immeuble pour réaliser son œuvre intitulée L’arbre bleu. Cette peinture murale, réalisée in situ, c’est à dire pour et sur le site, est visible au croisement de la rue Clovis et la rue Descartes à Paris dans le 5e arrondissement. C’est dans le cadre des Murs de l’an 2000 que le peintre Pierre Alechinsky a peint cet arbre bleu sur un immeuble et qu’elle est accompagnée, à la demande de l’artiste, d’un poème de son ami Yves Bonnefoy, auteur célèbre, notamment pour son recueil de poèmes intitulé Les planches courbes. Ici, l’arbre bleu explose au milieu des bâtiments gris. Afin d’accentuer cette sensation picturale, le poème d’Yves Bonnefoy joue sur cette luminosité de l’arbre qui se détache de l’environnement urbain et évoque la nécessité de préserver la nature dans un milieu urbain, comme une échappatoire, une bouffée d’oxygène. Le poète nous explique aussi que, bien que ce ne soit que la représentation d’un arbre, donc l’image fixe de quelque chose de vivant qui ne peut être ici réellement, elle offre néanmoins aux spectateurs un coin de ciel bleu. Il apostrophe le spectateur («passant» et «philosophe»), s’adressant directement à lui et cherche par des mots simples à capter notre attention, afin de nous sensibiliser…
L’arbre central, d’un bleu vif et uniforme s’impose à nous et semble parfaitement immobile. Seules les quelques éclaboussures de peinture bleue viennent briser cette impression de perfection, qu’Alechinsky semble détester. Une marge encadre et accompagne l’image centrale d’une autre lecture. Ces images en périphérie nous montrent des arbres calcinés, minuscules et faibles, troublés par des fragments d’un monde urbain, ce qui expliquerait cet appauvrissement de la nature. Ces dessins créent une narration, parlent au spectateur, jouant avec son regard afin de l’intégrer à son œuvre et de le soumettre à son imagination fertile.
La force de cette œuvre réside dans l’économie de moyens qui suffit à éveiller le promeneur, à explorer la joie ou l’émotion.

Tracing Mobility: Cartography and Migration in Networked Space

Article publié le : Mercredi 5 mai 2010. Rédigé par : Liliane

http://www.trampoline.org.uk/tracingmobility/about

Gabriel Abrantes et Benjamin Crotty: Liberdade

Article publié le : Jeudi 25 février 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Liberdade (video, 17min)
Repérage Liberdade
(3 min)
Le plus intéressant dans leur travail c’est sans doute le repérage pour leur film. Pour leur repérage, ils se sont aidés de panoramio (http://www.panoramio.com/).

La caméra joue le va-et-vient dans l’espace et il y a des coupures avec des photos des personnages. L’histoire se passe en Angola, à Luanda. Depuis 2002, des milliers de chinois s’y sont exilés et y font des affaires. Cette communauté chinoise se retrouve donc chez des Angolais, ce n’est pas la même culture. Les deux protagonistes s’aiment (le jeune homme est Angolais, Liberdade, et le jeune femme est chinoise, Betty). Les artistes sont partis sur place pour réaliser leur film. En ce moment, à la fondation ricard, RESET – du 19 janvier au 27 février

http://fondation-entreprise-ricard.com/expositions/reset/pres/

Les séances du film Liberdade : du mardi au samedi à 18H30, et le mercredi et samedi à 13H.

Experientia Electricae, vêtements communicants

Article publié le : Dimanche 14 février 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Petite expérience à la galerie Ars Longa. Nous avons porté des vêtements dits «communicants». Le collectif, Experientia Electricae, présentant son travail est composé de Natacha Roussel, Michael Roy, Julien Houllier et Jeanne Laurent pour les costumes.
Leur démarche (expliquée sur leur site) :

«Sensory locative communicant costumes are here proposed as a participative proposition, for functionnal interactive textiles, to capture group interaction. Proprioceptive collective experience fostering invisible relations between walking urban participants. Multi-user experience based on city occupation by multiple communicant costumes. A proposition of an other type of social network based on ephemeral invisible non tracable human data. A locative portrait of ever mobile human rythms, a fragile retranscription of always in transformation of their multiple interferences.»

Site du collectif : http://experientiae-electricae.org/
Site de la galerie : http://www.arslonga.fr/

Les vêtements sont reliés à un ordinateur et des bornes sont placées dans la rue. Au sein de la galerie, un écran projette les déplacements de gens qui portent les vêtements. Du son est aussi émis en fonction de la marche des participants. Chaque son correspond à l’un des vêtements que porte un participant. Ainsi, tous les sons se confondent. Le petit hic : il  n’y a aucune trace des sons, des gens qui ont porté ces vêtements, rien n’est enregistré. Quelques photos :

© Théodore Cindy

Sur le chemin des glaces

Article publié le : Mercredi 10 février 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Sur le chemin des glaces est un journal intime écrit entre le 23 novembre et le 14 décembre 1974 par Werner Herzog.
avant-propos sur le chemin des glaces en mp3

La particularité de ce livre est qu’il nous fait voyager, au jour le jour, avec lui. Il nous présente les personnes qu’il  rencontre sur son chemin. Il part seul, à pied, de Munich, pour se rendre auprès de Lotte Eisner à Paris. Il raconte ainsi son périple,  ce qu’il a à l’intérieur de lui-même, ses doutes, ses joies. Ainsi, Werner Hezog part, sur un coup de tête, pour Paris. Il n’a pas grand chose avec lui, à peine le minimum. Il marche tous les jours, fait des pauses dans des auberges, et cherche, tous les soirs, un lieu où dormir. Ce lieu peut être une auberge mais, parfois, il entre dans des maisons inoccupées ou des granges pour y passer la nuit. Il se fait aussi prendre en stop par un camion, une voiture. Des rencontres cocasses se produisent: des gens le «redoutent», le repoussent, l’ignorent, l’accueillent, prennent soin de lui. Il dresse un tableau parfois dur des endroits traversés. Il fait des «retours en arrière» d’événements qu’il a vécus. Son périple est d’autant plus difficile que le temps est rude: il neige, il pleut, il y a des tempêtes.

Samedi 23.11

MUNICH

HOPITAL PASING

GARE D’AUBING OU GERMERING

ALLING

Mardi 24.11

ALLING

ANGERHOF

HOLZHAUSEN

SCHÖNGEISING ( au bord de l’Amper)

Lecture mp3 extrait page 21

WILDENROTH

Lecture mp3 extrait page 22

GELTENDORF

PESTENACKER

A Pestenacker, les gens me paraissent irréels.
(Lire la suite…)

Manifesto

Article publié le : Samedi 6 février 2010. Rédigé par : Clémentine Buisset

Voici le manifeste du collectif Stalker : je l’ai remis en forme car la présentation originale était assez illisible (par contre je n’ai pas corrigé les fautes, et évidemment pas retravaillé le texte). Ce n’est pas toujours évident à comprendre, mais il y a des choses intéressantes.

STALKER A TRAVERS LES TERRITOIRES ACTUELS

Est une action menée à Rome sur un parcours circulaire de soixante kilomètres entièrement accompli à pieds pendant cinq jours, qui se voulait de souligner l’existence d’un système territorial diffus et de lui attribuer une valeur parmi l’art du parcours.La route de Stalker est partie de la gare désaffecté de Vigna Clara, et ensuite s’est poursuivi à travers les champs, les fleuves, les voies ferrées, dans un espace immédiatement au-delà de la périphérie des années 50. Le long de ce parcours, nous avons campé sur un terrain de football construit par des bohémiens, nous avons dormi au sommet d’une colline où sont tournés des westerns, dans le chantier de construction d’une rocade routière. Des bergers, des pécheurs, des paysans, des immigrés nous ont fait traverser leurs « propriétés », nous indiquant les sentiers, les embûches, les voies d’entrée et de sortie hors ou vers la zone. Il existe en effet presque toujours une sorte de sentier débouchant sur un trou dans un grillage par lequel passer, on peut ensuite traverser des routes, des morceaux de ville pour entrer à nouveau, par un autre trou, dans la mer. Si les pleins du bâti, ou encore les fragments hétérogènes de la ville, peuvent être interprétés comme les îles d’un archipel dont la mer est le vaste vide informe, nous pouvons dire que Stalker en a navigué les différentes mers, indiquant qu’elles peuvent être entièrement traversées sans solution de continuité. Une « forêt » continue constituée à son tour d’autres espaces hétérogènes qui se ramifient et pénètrent dans la ville et forment ainsi un système. Si, en effet, aux parcs et aux grands vides urbains, nous ajoutons toutes les terrains vagues, les marges abandonnées infestés de ronces, on peut observer comment le vide ne cesse de se ramifier à différentes échelles. Ce phénomène est clairement observable dans les aires marginales et les zones périphériques pas encore structurées définitivement mais en continuelle transformation qui représentent la ville contemporaine. Il s’agit d’un ville que notre civilisation s’est construite spontanément pour s’autoreprésenter indépendamment des théories des architectes et des urbanistes, des espaces nés et développés en dehors et peut-être contre le projet moderne qui se montre en effet incapable d’en reconnaître les valeurs, et par conséquent d’y accéder.

En effet, il ne s’agit pas d’une somme d’espaces résiduels qui attendraient d’être saturés de choses et d’autres, mais plutôt d’être remplis de signifiés. Il ne s’agit pas non plus d’une non-ville à transformer en ville, d’un espace privé de sens auquel en attribuer par une colonisation, mais d’une ville parallèle aux dynamiques et aux structures propres, à l’identité formelle inquiète et palpitante de pluralité, dotée de réseaux de relations, d’habitants, de lieux, et qui doit être comprise avant d’être saturée ou, dans le meilleur des cas, requalifiée.

Employant une métaphore, on peut décrire Stalker comme un voyage dans les combles de la ville, ce lieu où la civilisation entrepose ses rebuts et sa mémoire et où naissent de nouvelles relations, de nouvelles populations et de nouveaux dynamismes en continuelle mutation. Nous estimons que ces territoires doivent être considérés comme les lieux qui plus que tous les autres représentent notre civilisation, son devenir inconscient et pluriel. Nous proposons par conséquent l’art servant de moyen d’accès et de célébration de leur existence, de compréhension de leurs valeurs et de leurs messages. Nous avons choisi le parcours comme la forme d’art qui permet de souligner un lieu en traçant physiquement une ligne, comme une pre-architecture qui s’insinue dans une nouvelle nature. Le fait de traverser, en tant qu’instrument de connaissance phénoménologique et d’interprétation symbolique du territoire, est une forme opérante de lecture et donc de transformation d’un territoire, un projet.

STALKER

Percevoir l’écart, en accomplissant le passage, entre ce qui est sûr, quotidien et ce qui est incertain, à découvrir, génère une sensation de dépaysement, un état d’appréhension qui conduit à une intensification des capacités perceptives ; soudain, l’espace assume un sens; partout, la possibilité d’une découverte, la peur d’une rencontre non désirée ; le regard se fait pénétrant, l’oreille se met à l’écoute.

LES TERRITOIRES ACTUELS

Ils forment le négatif de la ville bâtie, les aires interstitielles et marginales, les espaces abandonnés ou en voie de transformation. Ce sont les lieux de la mémoire réprimée et du devenir inconscient des systèmes urbains, la face obscure de la ville, les espaces du conflit et de la contamination entre organique et inorganique, entre nature et artifice. Ici, la métabolisation des rebuts de l’homme par la nature produit un nouvel horizon de territoires non explorés, mutants et, de fait, vierges, que Stalker a appelés Territoires Actuels, soulignant par le terme actuel le « devenir autre » de ces espaces. « L’actuel n’est pas ce que nous sommes mais plutôt ce que nous devenons, ce que nous sommes en train de devenir, à savoir l’autre, notre devenir autre » (M. Foucault). De tels territoires sont difficilement intelligibles, et par conséquent aptes à faire l’objet de projets, du fait qu’ils sont privés d’une localisation dans le présent et par conséquent étrangers aux langages contemporains. Leur connaissance ne peut être acquise que par expérience directe; les archives de ces expériences sont l’unique forme de cartographie des territoires actuels.

Marchons, marchons!

Article publié le : Samedi 6 février 2010. Rédigé par : Clémentine Buisset

En faisant quelques recherches afin d’écrire mon article sur  Lara Almarcegui, j’ai découvert un collectif du nom de Stalker (leur approche de la ville est en effet assez similaire). Basé en Italie, le collectif organise de grandes marches collectives, principalement à travers la périphérie de la ville. Vous trouverez ici le manifeste du collectif.
Stalker cherche à établir  le portrait d’une ville qui apparaît en transparence. Cette ville est formée  par ce qui ne fait pas (ou plus) partie de l’urbanisme.  Un réseau de parcelles abandonnées  se crée, et se faisant forme  «l’envers» de la ville. Le collectif  Stalker arpente un nouveau monde dont il faut trouver les codes, isoler des points de repères,  et enfin s’approprier  cette ville subversive.

«Des bergers, des pêcheurs, des paysans, des immigrés nous ont fait traverser leurs « propriétés »»

En lisant le manifeste, on prend pleinement conscience que ces espaces laissés en marge (par qui? pourquoi ?) sont habités. On parle d’immigrés, de gens non insérés à la société moderne, à l’image des lieux qu’ils fréquentent et parfois  habitent. Comment ces gens sont ils arrivés là? Pourquoi? Pauvreté et clandestinité les tiennent à l’écart. Il ne leur est laissé que les miettes d’une ville rongée par le profit.

«La route de Stalker est partie de la gare désaffectée de Vigna Clara»

Marcher parmi les rebuts de la société. Ce qui a été considéré comme  «en trop», car plus assez rentable. A l’image de cette gare dont les quais ont été vidés de ses usagers. Stalker, c’est quitter l’univers balisé de la ville moderne, et arpenter sa périphérie délaissée… Un territoire inconnu, malconnu, à regarder d’un oeil nouveau.Donner à voir le décalage entre ville et périphérie, qui s’avère d’ailleurs universel, tel est l’objectif du collectif Stalker.

Interview d’Oleg Lyt. Exposition Look Down

Article publié le : Mardi 2 février 2010. Rédigé par : Olga Aliksandrovska

J’ai réalisé cette interview auprès d’Oleg Lyt, le 2 Février 2010 à propos de son exposition Look Down. Etant particulièrement intéressée par sa vision toute particulière des plaques d’égout et sa passion qui transparaît au travers de ses nombreuses photographies réalisées dans le monde entier. Son travail s’est étalé sur deux ans et si selon lui, chaque plaque est différente en fonction des pays, c’est certainement le Japon qui l’a le plus marqué. C’est sans doute là que ces plaques ont les couleurs les plus chatoyantes et pourraient presque être assimilées au travail de la bande dessinée…

«Elles se trouvent sous nos pieds, piétinées par les piétons, les machines et sont jonchées d’ordures et de mégots de cigarettes et de crottes de chiens… Elles sont disséminées partout dans le monde de New York à Melbourne, de l’Argentine à la Norvège. Elles sont situées sur les grands boulevards et ruelles à l’abandon, sur les places centrales ou dans des cours sordides, mais se trouvent dans la rue où vous habitez. Il y en a des milliers dans les immenses métropoles et sont là également dans la plus petite ville. Elles sont le reflet d’une civilisation mais très peu de gens leur prêtent attention, parce que pour eux, ce ne sont que de simples trappes d’inspection des égouts! Chaque jour, nous passons sur ces artefacts, vaguement conscients de l’énorme diversité des fonctions de notre civilisation qu’ils représentent. Eau, électricité, égouts, gaz, téléphone, la chaleur:chaque trappe peut raconter son histoire.
Une variété de capsules de métal, de puits d’observation ferment les installations souterraines —une vaste collection d’art industriel. Comme d’habitude, les phénomènes ordinaires de la vie sont omniprésents, mais ignorés. La conception d’un grand nombre d’entre elles méritent l’attention.» Oleg Lyt
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Photos prises à Paris, en bord de Seine

Cette interview m’a poussée à faire davantage de recherches sur le rôle que peut jouer la plaque d’égout dans notre société. Simple objet utilitaire, détournement en objet d’art et pourquoi pas un objet de design industriel que l’on pourrait associer aux nouvelles technologies et notamment la géolocalisation ?
C’est ce que propose le designer Jae Kwon qui offre une alternative à l’utilisation du GPS-navigateur. Son invention ouvre désormais la voie dans les zones peu familières qui peuvent nous aider: les plaques d’égout. Carte-Hole est un nouveau dispositif qui donne aux voyageurs la possibilité de cibler l’aide aux éléments déjà existants du paysage urbain. Il fournit au piéton des informations sur sa localisation, les attractions environnantes et le temps nécessaire pour les atteindre. Ce designer propose de couvrir les regards d’égout avec des couvercles spéciaux comportant des informations. La plaque va pouvoir indiquer les musées à proximité, les restaurants, les parcs, tout ce qui peut intéresser le voyageur. En outre, Jae Kwon propose d’y placer des informations sur les établissements commerciaux et de transférer l’argent gagné par la publicité au budget local. Carte-Hole est certes un concept intéressant, mais son application pratique est difficile à mettre en oeuvre. L’idée de publier des informations sur les regards d’égout s’est déjà manifestée mais le problème est qu’ils sont souvent situés au milieu de la route, au milieu d’une circulation dense. Il est tout simplement dangereux de forcer une personne à s’arrêter au milieu de la rue et de regarder vers le bas pour y trouver les informations que ces plaques peuvent délivrer. Mais, cette idée ingénieuse mérite tout de même une attention toute particulière.


Jae Kwon. Carte-Hole

Allan Kaprow. Pose. Re-enactment. Street Happening.

Article publié le : Lundi 1 février 2010. Rédigé par : Liliane

Une belle vidéo (à cause de la lumière de L.A.) d’un re-enactment de la pièce d’Allan Kaprow de 1969, Pose: «Place a chair. Sit in it. Take a picture. Leave the picture.» (un polaroïd).
«In conjunction with The Museum of Contemporary Art, Los Angeles’ presentation of the exhibition Allan Kaprow-Art as Life, MCASD worked with a group of local students and young artists to present the reinvention of two 1969 Kaprow Happenings-Pose and Giveaway. Video by Nathan Gulick. Music by Brael. 2008.
Référence: Allan Kaprow, «18 Happenings in 6 Parts», 1959
descriptif sur le site (précieux) Media Art Net.
http://www.medienkunstnetz.de/works/18-happenings-in-6-parts/